Luc
et de nos absolutions ; les illustrations du paradis furent notre ouvrage, et notre messe, qui les consola dans ce monde , fait encore leur ravissement dans l'autre, non-seulement parce qu'ils y voient à l'œil nu la présence réelle qu'ils adoraient ici-bas dans les ombres, mais encore parce que ce sacrifice peuple sans cesse le ciel d'une famille d'élus qui fut la nôtre, avant de devenir la leur.
Aussi, là, tout prêtre qui arrive du fond de cette vallée d'exil reçoit les ovations dues à un bienfaiteur de l'Église triomphante. Ses auditeurs disent : « Comme nous avons entendu dans sa parole, ainsi nous voyons dans la cité de Dieu ; Sicut audivimus, sic vidimusK » Ses pénitents disent : « Tout ce qu'il délia en nous sur la terre reste délié dans les cieux 2. » Ses incrédules convertis disent : « C'est à la clarté de sa lumière que nous avons aperçu la nôtre : In lumine tuo videbimus lumen 3. » Ses paroissiens disent : « Nous fûmes son peuple et les brebis chéries de ses pâturages : Nos populos tuus et oves pascuœ tuœ 4. » Les vierges disent : « C'est lui qui nous revêtit de nos blanches tuniques et qui nous enseigna à suivre l'Agneau partout où il va. » Enfin, les cieux des cieux disent : « C'est lui qui forma sur ia terre la