S. Clirys
Constance, c'est saint Athanase; au temps de Yalens, saint Basile; au temps de Thêodose, saint Ambroise; au temps de l'impératrice Eudoxie, saint Chrysosiôme; sur tous les points de l'empire, dans les chaires sacrées, dans les conciles, dans les amphithéâtres, ce sont des prêtres sans nombre qui deviennent confesseurs par la parole ou par le sang, selon les besoins de l'Église, si bien que le césarisme meurt dans quelques siècles de ses crimes contre elle et qu'elle triomphe sur cette tombe déshonorée.
Au moyen âge, le césarisme germanique et anglican travaillent à rendre l'Église vassale pour s'en émanciper. Philippe le Bel la persécute dans ses Pontifes, la dévaste dans ses domaines et dans ses libertés. Mais un prêtre français, saint Bernard, écœuré, meurtri au spectacle des malheurs de l'Église, s'écrie : Vellem et ipse modo de medio fieri, tœdet vivereK Mais un prêtre anglais, saint Thomas de Cantorbéry, meurt pour les droits de l'Église sur les marches de son sanctuaire ; un autre Pontife, saint Anselme, les confesse par l'exil; enfin, les martyrs du temps d'Henri VIII ne sont pas plus avares de leur sang, pour la même cause, que ceux d'Henri Ier et d'Henri II, et, grâce à cette protestation héroïque du sacerdoce, en dépit des Césars d'outre -Manche, d'outie-Rhin et de leurs plagiaires futurs, Rome catholique demeure la capi-