‹ Manreze du pretreChapitre 137 sur 297 · Pb · texte numérisé non relu

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Mais faut-il subir cette sévère destinée sans dédommagement? Non, et la nécessité de notre calice, ou de notre croix, trouve un correctif bienfaisant dans ses avantages. Voilà pourquoi saint Paul nous assure que les rigueurs du Seigneur sont un signe de son amour : Quem diligit Dominus castigat'1. Eh bien! c'est la part de l'amour de Dieu dans les douleurs du prêtre que je voudrais vous montrer. L'Écriture et les Pères présentent notre calice sous deux images principales : celle d'un creuset qui transforme, et celle d'une onction qui sacre et qui adoucit ; creuset et onction ! ce sont là les deux aspects de cette épreuve divine que nous allons considérer, pour nous amener à cette conclusion, que chaque prêtre doit prêcher à lui-même et au monde du haut de sa croix : Omnes qui placuerunt per multas tribulationes transierunt^.

Le Saint-Esprit l'a dit, les jours de l'homme sur cette terre sont courts et mauvais, et ceux du prêtre le sont encore davantage : Supra modum gravati sumus, disait un de nos devanciers les plus sublimes, ita ut

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