Voyez encore le cardinal Giraud
Après la fabrique, l'école réclame votre sollicitude d'administrateur, c'est-à-dire après le marguillier, l'instituteur : Maxima débetur puero reverentia\ écrit Sénèque ; et l'Évangile avait dit avant le philosophe : Ne contemnatis unum ex his pusillis, quia angeli eorum in cœlis semper vident faciem Patris mei%. Le sentiment naturel est d'accord avec cette doctrine, car l'enfance n'est-elle pas à l'Église, à l'État, à la société, ce qu'est le printemps à l'année, ce que sont les fleurs à la nature, ce qu'est l'espérance aux tristesses du cœur? Or, par intérêt pour l'enfant, le prêtre a de grands devoirs à pratiquer envers l'instituteur. Autrefois, l'un des premiers dignitaires de chaque église s'honorait du titre d'écolâtre. Aujourd'hui, les responsabilités de cette charge sont partagées entre l'instituteur et le curé : l'instituteur qui donne l'enseignement pédagogique, le curé qui doit surveiller l'instituteur et l'école.
Sans doute, il est important que l'instituteur ne démolisse pas l'édifice spirituel élevé par le pasteur ; mais en dehors des cas de dissidence nécessaires et reconnus tels par l'autorité ecclésiastique, il est expédient qu'il y ait entre eux des relations bienveillantes et amicales. De cette harmonie peut résulter un frein