De Imxt. Christ
rang, le pouvoir c'est notre importance , mais rien de tout cela n'est encore notre personne ; aussi l'homme cherche à s'accroître dans le sens de ses avantages physiques, et, alors, sa supériorité est la santé ou la beauté : qu'en fait le travail du tombeau ?
Y a-t-il rien de plus éphémère que la splendeur physique considérée dans la santé ? Vous naissez , et votre première sensation est une douleur : Primam vocem emisi ploransK Vous avancez, et il suffit d'un souffle de l'air pour vous coucher dans une fosse; vous passez, et votre fin ressemble si bien à ce laborieux commencement, que votre dernier souffle est nommé votre dernier soupir. Avant ce tragique dénoûment, regardez vos traits déformés par les années, vos membres raidis par la paralysie , votre visage creusé et amaigri par la fièvre. Après la mort, contemplez-vous dans cette noire solitude du sépulcre, où vous ne voyez rien, pas même votre propre destruction, où vous n'entendez rien, pas même le travail de dissolution par lequel vous êtes rongé, où vous tombez en lambeaux, et où tout votre corps effondré, dira à la pourriture , vous êtes ma mère ; aux vers, vous êtes mes frères et mes sœurs* : enfin, ajoutez qu'il meurt ordinairement en ce monde soixante personnes par minute ; qu'à la retraite prochaine, bon nombre d'entre nous auront fait leurs adieux à cette terre, et où ils se