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i. Jér. 13^9.
plaisir de leur obéir par la satisfaction de les détester ? Nous avons cru que c'était là de la sensibilité blessée, ou des droits méconnus ; ce n'est qu'un orgueil qui se méconnaît lui-même : Superbia tantum est, quiesce1. Mes vénérées confrères, appliquons-nous donc à ce sentiment essentiellement tutélaire de nos bonnes résolutions : nous mépriser beaucoup, surtout sous le rapport de la vertu. L'orgueil spirituel est celui qui déplaît le plus à Dieu, car il consiste à passer à notre compte l'œuvre de la grâce, et à confisquer à notre profit la gloire de la rédemption. Quand une telle contagion envahit un diocèse, elle y déchaîne le pire des esprits. Là, on voit en permanence un aréopage de réformateurs qui poursuivent l'amendement de tout le monde, excepté le leur, et qui se croient estimables parce qu'ils estiment très-peu. Bientôt, la société des prêtres se partage en deux camps. D'un côté, les pharisiens, moins l'abstinence et le jeûne ; de l'autre, les publicains, qui, sous des apparences modestes, restent les vrais amis de Dieu. D'un côté, les pacifiques; de l'autre, les accusateurs. D'un côté, la vertu simple, qui peut compter, de la part de Dieu, sur l'indulgence qu'elle accorde ; de l'autre, l'orgueil intolérant, incapable de comprendre que les plus saints sont ceux qui s'en croient le moins ; or, rien de plus effrayant qu'une telle collection d'amours-propres quand, du haut en