‹ Manreze du pretreChapitre 254 sur 297 · Joan · texte numérisé non relu

Joan

fait ces blessures : Quid sunt plagœ istce* ? et il vous répondra : C'est la tendresse que je vous ai portée. Ohî embrassez ce mort adorable et dites-lui avec BossuQt : Pauvre Jésus ! est-il possible que vous vous soyez consumé d'amour pour moi ?

Après cela, allez, poursuivez des sympathies éphémères et coupables : Vadam post amatores meosz\ Encore si, au terme de cette course où Jésus est descendu vers vous à pas de géant, il vous demandait sang pour sang ; mais il ne veut qu'amour pour amour, et vous le lui refuseriez? Certes, je ne suis pas étonné si l'histoire de l'amour divin pour nous a fait des hérétiques, parce que ces adorateurs sans cœur n'ont pas reconnu Dieu dans les merveilles de sa tendresse ; l'Église s'est contentée de leur répondre : C'est ainsi que Dieu a aimé le monde, l'amour portant dans ses excès l'explication de ses problèmes ; mais nous, au moins, que le Calvaire ne scandalise pas, ah ! ne retardons plus de donner notre vie à celui qui est mort pour nous t

L'amour s'exprime par des sacrifices, comme nous venons de le voir ; il se témoigne aussi par des présents. Or, voulez-vous connaître les générosités du divin amour à votre égard? L'apanage qu'il vous a légué est formé de trois vastes domaines qui ne sont rien moins que trois mondes : celui de la nature,

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