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l'a. lu, ^J ami m

TEXTES DIVERS, CONSULTATIONS MORALES ET SPIRITUALITÉ SUR LES MÊMES SUJETS1

CINQUIÈME JOUR

Le Prêtre réparateur.

Examinons notre conscience sur nos obligations à cet égard.

De même que Néhémie allait, pendant la nuit, visiter les brèches faites aux murs de Jérusalem, dans nos méditations, avons-nous soin d'étudier les côtés faibles de la moralité paroissiale? Faisons-nous souvent le tour des barrières établies autour de notre bercail pour les réparer et, au besoin, pour les relever ?

Le livre De statu animarum en main, nous rendons-nous tin compte bien exact des communions pascales faites et omises, des sacrements que chacun de nos paroissiens a reçus ou doit recevoir, des mariages civils, des commerces scandaleux, des foyers de corruption ou de propagande irréligieuse qui désolent notre troupeau; en un mot, de

1. Pour fournir matière d'examen et de lecture entre les divers exercice».

tous les abus par rapport auxquels nous sommes préposés réformateurs ?

Avons-nous généreusement entrepris toutes les réparations que notre prédécesseur nous a laissé à poursuivre? Nous préoccupons-nous d'en léguer le moins possible à notre successeur? surtout, du jugement de Dieu et des hommes sur celles que nous nous léguerons?

Ne sommes-nous pas de ces pasteurs optimistes qui voient tout en beau pour s'autoriser à ne rien faire; ou bien de ces pessimistes qui, voyant tout en noir, désespèrent de rien réparer, pour s'excuser de ne rien tenter ?

Avons-nous réformé sans aigreur comme sans faiblesse ; avec courage, mais avec lenteur ; par notre exemple, plus que par des annonces retentissantes; pour remplir un devoir certain, non pour faire valoir nos initiatives personnelles ; pour faire du bien à la majorité de nos paroissiens, non pour jeter un blâm, implicite sur certaines exceptions, particulièrement sur nos prédécesseurs?

Pensons-nous souvent, devant Dieu, que ce sont les curés qui forment les paroisses ; que, dans quelques années, la nôtre sera faite à notre image; qu'on expliquera ses vertus ou ses désordres par les influences que nous aurons exercées, et que, passant sur notre pierre sépulcrale, au cimetière, les générations futures diront : « Voilà l'auteur ou le réparateur de nos maux. »

Mon Dieu ! nous devons travailler sur les murailles de votre Église comme les anciens Israélites à la réédification du temple, en tenant, d'une main, l'épée pour combattre, et, de l'autre, la truelle pour édifier : Unâ manu suâ faciebat opus, et altéra tenebat gladium* : faites-moi bien comprendre que je suis pasteur selon mes caprices, non selon votre cœur, si je sépare en moi ces deux attributions du pas-

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