‹ Manreze du pretreChapitre 263 sur 297 · Dan. 5, 27. — 2. Sap. 9, 4. — 3. .Vc Consid · texte numérisé non relu

Dan. 5, 27. — 2. Sap. 9, 4. — 3. .Vc Consid

d'une manière si étonnante, qu'en peu d'années elle offrit comme une image de la société des premiers chrétiens. « Je voudrais qu'il fût permis, dit un auteur qui écrivait « un peu après cette époque, de représenter la paroisse de « Saint-Sulpice dans l'état où elle se trouvait au moment « de l'établissement du séminaire. C'était alors comme le a cloaque de tous les désordres et de toutes les abomina- « tions qu'on peut imaginer. Ce faubourg ressemblait à « cette fameuse ville, que le prophète Isaïe dépeint sous le « nom d'une adultère ou d'une femme prostituée : tant les « crimes les plus abominables s'y commettaient en grand « nombre. Cette nouvelle Sodome était le refuge de tous « les libertins, des athées et des hérétiques qui y vivaient « impunément au gré de toutes leurs passions. Ce ne fut « pas sans une providence particulière sur ce faubourg, « que Dieu suscita M. Olier et ses zélé? coopérateurs, qui, « brûlant du désir de procurer sa gloire, défrichèrent cette « terre ingrate, remplie comme celle de Chanaan, avant <i l'entrée des Israélites, de toutes sortes d'abominations. « Par les travaux infatigables de ces ouvriers évangé- « liques, elle devint une terre de promission, où chacun « apprit à son voisin à connaître et à glorifier Dieu. Il fut « aisé de remarquer ce changement par les confessions « fréquentes, les restitutions nombreuses, la soumission « aux lois de l'Église, l'empressement à assister aux offices « divins, la faim insatiable d'entendre la parole de Dieu, la « douleur et le repentir d'une multitude d'enfants prodi- « gués, qui venaient, dans l'amertume de leurs conscience ces, détester les dérèglements de leur vie passée. Et, pour « tout dire en un mot, dans cette paroisse où la sainte « table était autrefois déserte, l'ardeur de se nourrir de la « divine Eucharistie devint si universelle, que chaque « année on comptait jusqu'à deux cent mille communions « faites dans la seule église paroissiale, quoiqu'il y eût sur

« la paroisse environ trente églises de communauté ouc verles au public. »

(Vie de M. Olier, par M. l'abbé Faillon.)

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