‹ Manreze du pretreChapitre 264 sur 297 · SAINT VINCENT DE PAUL RÉPARATEUR A CHATILLON-LES-DOMBES · texte numérisé non relu

SAINT VINCENT DE PAUL RÉPARATEUR A CHATILLON-LES-DOMBES

Il se livrait à tous les devoirs de son ministère pastoral. Il avait fort à faire , tant il avait trouvé sa paroisse dans un état pitoyable. Voisine de Genève, la contagion protestante l'avait gagnée, et cbez les uns avait tué la foi , cbez les autres corrompu les mœurs. Contre le fléau , nul remède : ni communauté religieuse , ni clergé édifiant; seulement six vieux ecclésiastiques remplissant les fonctions de chapelains, livrés au plus scandaleux Libertinage. L'église matérielle était la fidèle image du désordre spirituel des âmes. Sale, enfumée, dépourvue des ornements les plus nécessaires, elle servait moins au service divin , célébré sans régularité et sans décence, que de lieu de rendez-vous et de promenade aux ecclésiastiques et aux laïques , ou de retraite et d'abri , lorsque la. pluie les chassait des rues et des places. Après avoir étudié rar -Idement le mal , Vincent , douloureusement affecté, mais plein de zèle et de courage, retourna à Lyon pour y chercher des ouvriers évangéliques. La Providence , suppléant au nom» bre par la qualité, lui donna, dans la personne de Louis Girard , docteur en théologie, un coopérateur de mérita et de vertu. Comme à Clichy, Vincent se souvint de la parole de l'Apôtre : « Si quelqu'un ne sait pas présider à sa propre maison, comment conduira-t-il l'Eglise de Dieu l ? » Il commença donc par régler la maison de Beynier comme la sienne propre : du lever au coucher , tout s'y faisait avec la régularité d'un cloître ; c'était encore la même pauvreté,

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