‹ Manreze du pretreChapitre 265 sur 297 · L. Tim · texte numérisé non relu

L. Tim

la même modestie. Pas de serviteur, pas de femme surtout, et la belle-sœur même de Beynier consentit à prendre ailleurs domicile. Au dehors comme au dedans, Vincent se posa en exemple à tous par la simplicité de son costume, sa fidélité à toutes les prescriptions des saints canons, et surtout par la vertu et la pitié qui respiraient en toute sa personne.

Dès lors, tout lui réussit. Le scandale écarté, le bon exemple donné par les chefs du troupeau, il put se livrer sans obstacle et avec fruit à la régénération de la paroisse entière. Proscription des danses et des excès qui déshonoraient les fêtes, offices célébrés avec décence, catéchismes faits aux enfants avec une simplicité zéi Je, et, au besoin, dans leur patois, instructions multipliées sur les grandes vérités religieuses et particulièrement sur l'aumône, assiduité au confessionnal jusqu'à en oublier les plus pressantes nécessités de la nature, visite des pauvres et soin des malades : à quoi bon insister sur des détails qui se supposent si naturellement d'un tel pasteur?

Au bout de quatre mois à peine, Chàtillon était transformé.

(Vie, par M. l'abbé Meynard.)

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