‹ Manreze du pretreChapitre 281 sur 297 · S. Cyprieu, de Unitat Ecoles., c. II · texte numérisé non relu

S. Cyprieu, de Unitat Ecoles., c. II

la purifiant dans nue eau régénératrice comme aussi dans la parole de vie, et de se donner ainsi une Église glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni autre imperfection de cette nature, mais tout entière sainte et immaculée : Viri diligili' uxores vestras, sicut et Christus dilexit Ecclesiam etseipsum tradidit pro eâ, ut illam sanctificaret, mundans lavacro aqux in verbe vitse, ut exiberet ipse sibi gloriosam Ecclesiam, non habentem maculam, aut rugam, aut aliquid hujusmodi, sed ut sit sancta et ïmmaculala* .

L'Apôtre ne pouvait être plus positif. Il veut que l'amour de l'époux chrétien ressemble à celui de Jésus-Christ pour son Eglise. C'est dire avec évidence que Jésus -Christ considère l'Église comme une épouse; s'il l'envisageait autrement, s'il tenait à elle par des liens moins intimes que ceux d'une alliance mystique, l'affection qu'il lui porte ne serait pas proposée par saint Paul comme le modèle de la tendresse conjugale. L'uniformité des sentiments suppose l'uniformité de conditions, et le cœur d'un époux ne peut se former que sur ie cœur d'un autre époux.

Au reste, pour ne laisser aucun doute sur le fond de son idée, saint Paul descend jusqu'à l'essence des choses. Il rappelle la société conjugale à son origine, et cite ces touchantes paroles de la Genèse : « L'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à son épouse, et ils seront deux en une existence unique; et l'époux devra regarder son épouse comme sa propre substance : Relinquel Iwmo patrem et matrem suam, et adhxrebit uxori sax, et erum duo in carne unâ2. Ainsi en est-il de Jésus-Christ par rapport à son Église; il a daigné s'identifier avec elle dans une céleste et merveilleuse unité. L'Église est son corps, et dans ce corps auguste, il ne se contente pas d'animer la tète, mais il en occupe la plénitude. Chacun des éléments dont il se

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