‹ Manreze du pretreChapitre 285 sur 297 · Ephea. 2, 19. — 2. Gai · texte numérisé non relu

Ephea. 2, 19. — 2. Gai

l'Église se recommande à notre attachement et à notre intérêt. Deuxièmement, incapables par nous-mêmes de l'apprécier et de l'aimer autant qu'elle le mérite, il faut que nous nous adressions à Notre-Seigneur avec instance, pour en obtenir la grâce de la chérir comme il la chérit lui-même. Troisièmement, enfin, c'est dans les œuvres que nous devons chercher le dernier aliment de l'amour. A la vérité, c'est l'amour qui fait éclore les œuvres, mais les œuvres, à leur tour, le nourrissent; il y a une action mutuelle de la racine sur les branches et des branches sur la racine. Sans amour, il n'y a pas d'oeuvres méritoires et persévérantes; sans œuvres, il n'y a pas non plus d'amour durable. Sans elles, il n'y a pas même d'amour vrai; elles en sont le couronnement nécessaire. Ce que Jésus-Christ nous commande pour celle qu'il nomme son Épouse, ce n'est pas seulement un amour de pensée ni un simple amont de sentiment; c'est un amour de zèle, de dévouement, d'action poussé jusqu'au sacrifice. L'Église est pour Jésus-Christ une vigne de choix ; il l'a plantée de ses mains; au centre, il a construit une tour d'où la vérité rayonne au loin com/re la lumière ; il y a mis un pressoir d'où doit jaillir la grâce comme un vin généreux pour aller réjouir et fortifier les âmes fidèles; il l'a entourée d'une muraille pour la protéger contre les irruptions qui pourraient la dévaster; il l'a enfin payée tout à la fois et détrempée de son sang » tant il l'aime ! tant il tient vivement à ce qu'elle se pare de verdure et de fruits ! Chargés de la cultiver en son absence, commençons avant tout à nous prendre pour elle de la même affection que celui qui en est le maître! Travaillons ensuite, sous l'impulsion d'un élan généreux, à la rendre digne de ses destinées ! Arrachons les mauvaises herbes qui pourraient en épuiser la sève et en déshonorer le soi; du faite de la tour

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