‹ Manreze du pretreChapitre 79 sur 297 · I Epiph · texte numérisé non relu

I Epiph

lieu de pousser vos soupirs sans foi et sans espérance, aimez alors à vous démettre dans les mains de la céleste bergère, établissez-la à votre place et dites-lui : 0 la plus belle d'entre les femmes ! courez sur la trace de mon troupeau : 0 pulcherrima mulierum, abi post vestigia gregum 1 !

Et, afin de mieux intéresser Marie à vos troupeaux, ainsi que les troupeaux au culte de Marie, montrez-la souvent comme gardienne, même de ces misères naturelles que le monde sent mieux que les autres.

Honorons-la, prêchons-la donc comme mère des espérances matérielles. Par là, nous ne lui donnerons pas une popularité superstitieuse; car, suivant la pensée d'un Père, la mère du Créateur doit être reine de la création. Sa suprématie sur les éléments s'est prouvée pour la première fois, quand, à sa prière l'eau fut changée en vin; et, depuis, chaque fois qu'il y a des révolutions dans le vaste domaine de la nature, la catholicité voit une créature aimante, assise près de son Fils au gouvernail de l'univers qui dirige sa main : Àstitit regina a dextris^.

Cela étant, montrez-la, quand les vignobles sont ravagés, se tournant vers Jésus pour lui dire comme à Cana : Vinum non habent3, et mentionnez les peuples émus de ses soins qui la placèrent comme

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