‹ Mantinée et l'Arcadie orientaleChapitre 35 sur 73 · C. I. A. II · texte numérisé non relu

C. I. A. II

Déméter

Achélôos .

avait moins d’éclat que le culte démotique delà Déméter de Néstané, héritière de la Gè pélasgique ? La déesse était desservie par des prêtresses probablement annuelles. Les prêtresses en charge et les prêtresses honoraires formaient un collège — auvoSoç, xoivgv tSv Lpeiav — qui disposait de ses revenus, votait des décrets, invitait aux sacrifices et aux repas sacrés. La déesse habitait un piyapov, sans doute attenant au temple de Kora, mais indépendant de lui, puisque le décret des prêtresses doit être déposé, avec l’autorisation des magistrats, dans le Koragion. Les sacrifices étaient accompagnés de fftxap^to» ou distributions de vivres faites par les soins des ministres de la déesse qui joignaient à leur titre de prêtresses celui de cn'xaoyoï. Cette cérémonie symbolisait le présent que Déméter avait fait aux hommes en leur donnant le blé (tfïxoç). Elle indique nettement le caractère agricole de Déméter considérée comme xap7rocpôpoç ou (LaXocpôpoç : l’épi est son attribut, tandis que la torche est celui de Kora, déesse des enfers.

L’inscription AXEAOIO trouvée dans les ruines de Mantinée (1) paraît appartenir, comme celle de Zeus Kéraunos et de Zeus Eubouleus, à une borne provenant d’un enclos sacré. On doit songer à un culte du fleuve Achélôos divinisé, peut-être introduit à Mantinée en souvenir de la participation des Mantinéens à la campagne d’Acarnanie, en 426. Le type des lettres semble convenir à cette date (2).

Achélôos, fils d’Okéanos et de Tliétys, était adoré en plusieurs endroits (3) comme le fleuve par excellence et comme le père de toutes les sources; en même temps, on lui reconnaissait un pouvoir apaisant (4). Comme divinité fluviale et clithonienne,

(1) Publiée par Milclihôfer \Ath. Mith. IV (1879), p. 146] avec les indications suivantes : « Innerhalb des Stadtringes aufrecht im Bach Opbis (?) stehende Kalksteinplatte. Breit eingegrabene und wohl erhaltene Buchstaben. » — Je n’ai plus retrouvé cette pierre.

(2) Voy. Rœhl. Inser. graec antiquiss, 104.

(3) Sur le culte du fleuve Achélôos, voy. Roscher. Lex. der Mythol. et Pauly. Real. Encycl. (1893), s. v. Akhelôos.

(4) ’Aye-Xojioç = a.7ro xoü xa â'/~f\ Xuetv (Schol. Iliad. XXIV. 616). — Il y a, semble-t-il, liaison entre ce nom et celui de l”AyéXr|ç du Sipyle fibid.), près de Smyrne où existait un ’ AytXXsio.v (Et. Byz. s. v.). Aussi, en peut-on déduire un rapprochement entre Achélôos et Achille, fils de Pélée et de Thétys- Achille aurait été, originairement, un dieu fluvial de Thessalie, la personnification du torrent de montagne qui disparatt dans le fleuve de la plaine (Cf.

il avait donc tous les titres pour fraterniser avec Poséidon Hippios (1). Peut-être aussi d’autres raisons expliquent-elles que les Mantinéens aient tenu à le localiser chez eux. Pausanias cite un Achélôos arcadien, torrent issu du versant N. du Lycée et affluent de l’Alphée (2). Il traversait la Theisoée du Lycée qui faisait jadis partie du territoire parrhasien et, du temps de Pausanias, appartenait à la Mégalopolitide (3). La rivière Achélôos, et peut-être l’importante ville de Theisoa, firent partie des possessions mantinéennes pendant la durée de la domination de Mantinée sur le district parrhasien, à la fin du Ve siècle. Le culte de l’Achélôos, lié au souvenir de la nymphe Theisoa, nourrice de Zeus Lykaios, fut sans doute transporté à Mantinée au moment de la conquête de la Parrhasie, qui suivit immédiatement la campagne d’Acarnanie (4). Rappelons enfin la tradition argienne dont Sophocle s’est fait l’écho ; l’inachos argieu serait descendu du Pinde par l’inachos acarnanien et se serait mêlé à l’Achélôos avant de réapparaître en Argolide, au Lyrkéion (3). Comme les sources de l’Inachos sont en territoire mantinéen, le culte de l’Achélôos trouvait dans cette tradition une autre justification.

Le culte d’Asklépios en Arcadie n’est pas le même dans les cantons orientaux que dans ceux de l’Occident. A Thelpousa, à Kleitor, à Lousoi, à Gortys, il semble très ancien. Certains mythologues le considèrent comme le produit direct d’une émigration

dans sa légende, son caractère bouillant, sa fin prématurée, la vulnérabilité de son talon, partie non atteinte par l’eau, c’est-à-dire symbole du haut ravin montagneux, desséché dès qu’il ne pleut pas, enfin sa lutte avec le fleuve Xanthe).

(1) L’oracle de Dodone prescrit des sacrifices à Achélôos (Macr. Sat. V, 18, 8. — Schol. iliad. XXI, 194. — XXIV, 616. — Carapanos. Dodone, p. 133). — A Mantinée, peut-être le culte de l’Achélôos s’associait-il à celui du Pélagos ?

(2) Pausan. VIII. 38, 9-10 — Curtius (Pelop. II, p. 358) l’identifie avec la rivière de Dragmanou. Rangabé ( Excurs . en Arcadie, p. 80) place Theisoa à Andritsaina.

(3) Ce district, 7] Tcpbç Auxatw (Paus. VIII, 27, 4), à.Tub p.sv ©eiirbaç 7ioXiç coxstxo sv T7| Ilappaafa (VIII, 38, 3) se distingue d’une autre Theisoa, située aux sources du Gortynios, près de la frontière de Méthydrion (Pausan. VIII, 27, 4 et 7 ; 28, 3 et 4). Elle relevait d’Orchomène (VIII, 27, 7). On l’identifie avec le moulin de Karkalou, dans une petite plaine voisine de Zatouna. (Rangabé. ibid. p. 70).

(4) Voy. plus loin, p. 380.

(5) Soph. ap. Strab. VI, 2, 4.

Dieux guérisseurs Asklépios et Apollon.

klépios.

thessalienne, celle des Lapithes-Phlégyens (1). Pour les cultes de la Haute-Plaine, au contraire, l’hiéron d’Épidaure est l’intermédiaire indiqué entre la Thessalie, où la légende d’Asklépios a pris naissance, et les sanctuaires de Mantinée et de Tégée. C’est à Épidaure que s’accomplit l’union de l’Asklépios thessalien avec l’Apollon Dorien, union caractéristique du culte épidaurien (2). L’Apollon delphique s’attribuait à l’égard du dieu de l’Argolide des droits de paternité (3). Aussi voit-on dans l’hiéron d’Épidaure les deux divinités étroitement unies. Artérftis ellemême s’installe auprès d’Asklépios dans un temple voisin et Léto s’adjoint à eux, comme cela résulte des inscriptions (4). Cette association d’Asklépios et des Létoïdes se propage en beaucoup de sanctuaires, succursales d’Épidaure (5). Ainsi s’explique à Mantinée la cohabitation dans la même cella d’Asklépios et de la famille d’Apollon : les deux cultes n’étaient séparés que par une cloison. « Il y a à Mantinée, dit Pausanias, un temple double coupé par un mur de refend. Dans l’une des chapelles on voit la statue d’Asklépios par Alcamène ; l’autre est consacrée à Léto et à sa famille (6) ».

Le culte d’Asklépios était assuré par un collège de prêtres (UpEîç toü ’ AffxÀ7]Tuou) dont nous possédons un décret honorifique de l’époque romaine en faveur d’une bienfaitrice, Julia Eudia, ' fille d’Eutéleinos (7). Ils célébraient des festins appelés ysoai, iirtxà xat 7tupocpopixà oEÎTrva (1. 23) (8). Les prêtres seuls assistaient à

(1) Wilamowitz-Môllendorf. Isyllns von Epidauros, p. 44 et suiv. — Immerwahr. Kulte Arcad. p. 180. — Léchât et Defrasse. Epidaure , p. 17-32.

(2) Wilamowitz, ibid. — Dufrasse et Léchât. Epidaure, ibid. Comme preuve de cette union, on peut alléguer le poème d’Isyllos, péan en l’honneur d’Asklépios et d’Apollon Maléatas, de nombreuses inscriptions d’Épidaure (Kavvadias, Fouilles d’Épidaure), le temple d’Asklépios et d’Apollon Égyptiens (Paus. II, 27, 6).

(3) Pausan. II, 26, 7.

(4) Foucart. Inscr. du Pélop. n“ 144». — C. I. G. 1173.

(3) A Sicyone (Pausan. II, 10, 2), à Tégée (VII, 54, 5), à Mégalopolis (VIII, 32, o), à Messène (IV, 31, 8), à Agrigente (Cic. Verr. IV, 43, 93).

(6) Pausan. VIII, 9 1.

(7) Foucart. Inscr. du Pélop. 352j.

(8) M. Foucart propose deux interprétations de ce mot, suivant qu'on h' dérive de tcuc, feu, ou de tiuooç froment. Dans le premier cas, on aurait un sacrifice analogue à celui qui s’offrait à Tithoréa, en Phocide, où les victimes étaient, durant la fête d’Isis, brûlées sur un bûcher (Pausan. X, 32, 9) ; dans le second, on penserait plutôt à une cérémonie rappelant les dLTapyiat du culte de Déméter.

LA RELIGION MANTINÉENNE.

ces derniers. Isis était placée par les Grecs au nombre des divinités médicales ; aussi certains rites de son culte avaient-ils pénétré dans celui d’Àsklépios. Les décisions du collège étaient subordonnées à celui de ri7uyv(up.a, magistrat de la cité, chargé de percevoir les amendes au nom du collège.

Des monnaies de l’époque romaine représentent Asklépios dans l’attitude traditionnelle, debout, appuyé sur un bâton.

Alcamène avait dû s’y conformer (1).

L’inséparable compagne d’Asklépios figure, dans l’inscription Hygie. citée plus haut, et sur un type monétaire à l’effigie de Julia Domna (2).

Je crois aussi la reconnaître, dans la tète féminine reproduite par la figure 54, p. 404, et par la planche VI.

Télesphoros, petit génie, parèdre d’Asklépios, se joint souvent Télesphoros. au couple précédent. Nous le reconnaissons dans la statuette représentée par la planche VII et qui devait être déposée dans l’Asklépieion. Le culte de Télesphoros, originaire d’Asie, s’est propagé en Grèce vers le IIe siècle de notre ère, par l’intermédiaire de Pergame. Représenté d’ordinaire sous la figure d’un enfant frileux, qui grelotte sous un épais manteau à capuchon, il avait paru d’abord personnifier le Génie de la Convalescence.

Mais cette interprétation ne trouve dans l’étymologie Télesphoros : Celui qui procure la guérison, qu’une apparente justification. En somme, le rôle précis du personnage reste mal connu (3); mais il venu à Mantinée par Épidaure.

L’idée de réunir Léto à ses enfants en une triade associée au béto, Apollon, culte d’Asklépios représente un des éléments les plus jeunes Artémis, des cultes mantinéens. L’influence de l’art n’y est peut-être pas

(1) Mionnet. II, 249, 33. Sept. Sev. — Asklépios debout.

id. 33. Caracalla. — id.

Lôbbeck, p. XV, Julia Domna. — id.

Catal. of Coins, pl. XXXV 9. Plautilla. — id.

Numismatic commentary of Pausanias. Journ. of hellen. Stud., VII, 97. Cf. la petite statue représentée plus loin par la figure 33, p. 469.

(2) Mionnet II, 249, 34.

(3) Voy. Warwick Wroth. Journ. of hellen. Stud. III, 283. — Schenk. De Telesphoro deo. 1888. — Fougères. Bull, de corr. hellen. XIV. p. 593, pl. VIII. — Pausanias (II, 11, 7) identifie l’Évamérion, héros parèdre d’Asklépios à Titané et l’Akésios d’Épidaure avec le Télesphoros pergaménien. Preuner ( Jahretiber.de Bursian, 25e vol. Supplem1 2 3 Bi, p. 187) se demande si celui-ci ne serait pas d’origine celtique, je suppose, colporté par les Galates.— Sur le culte de Télesphoros à Épidaure, Kavvadias, Fouilles d’Épidaure, p. 49 (68) et suiv.

étrangère. Un Polyclète (l’Ancien ?) était l’auteur d’un groupe d’Apollon, de Léto et d’Artémis placé dans le temple d’Artémis Orthia sur le mont Lycone (1). Praxitèle avait sculpté pour le Létôon d’Argos une statue de Léto (2) ; les Mantinéens lui commandèrent vers 366 un groupe analogue à celui de Polyclète. Mais le culte délien d’Apollon et de Léto avait déjà pénétré à Mantinée, comme le prouve le palmier du bas-relief de la Femme au foie. Il s’y combina avec l’Apollon Pythaeus d’Argolide, qui avait ses prophétesses (3).

Depuis longtemps déjà Apollon devait être fixé dans le pays. Mais on ne saurait, avec les données actuelles, reconstituer, même approximativement, l’histoire de ses débuts dans l’Arcadie orientale. Le caractère primitif du dieu se rapprochait-il du dieu pastoral, vdjjuo;, gardeur de chevaux, adoré à Thelpousa et à Phénéos, ou de l’Apollon Pythien de Tégée et d’Argos (4)? Au Ve siècle, il est le dieu secourable, auquel on dédie la dîme du butin fait sur les ennemis (3), et le dieu guérisseur associé à Asklépios. Puis, au IVe siècle, à ces caractères s’adjoint celui de l’artiste, du citharède, de l’ami des Muses : Praxitèle représente en bas-relief, sur la base de son groupe, l’épisode du concours entre Apollon et Marsyas avec les Muses pour arbitres. Les monnaies du temps de Julia Domna et de Plautilla le figurent en long chiton talaire, le plectrum dans une main, la lyre dans l’autre, peut-être dans l’attitude que lui avait donnée Praxitèle (6). Dans ce rôle de représentant de la musique classique, il tint à distance l’Hermès du Cyllène et l’empêcha de s’implanter à Mantinée.

Artémis la Léto'ide, inséparable de son frère, n’est pas de même race que l’antique déesse arcadienne que nous avons rencontrée solitaire au sommet ou au flanc des monts. Elle rappelle la Phœbé classique dans toute sa banalité. Les monnaies la représentent en chasseresse accompagnée de son chien (7).

(1) Pans. 11,14, 5. — Paris, Polyclète , p. 28.

(2) Paus. II, 21, 10. — Dans le Péloponnèse, Pausanias signale d’autres groupes analogues à Sparte (III, il, 9) et à Olympie (V, 17, 3).

(3) Pausan.- II, 24, I ; 35, 1.— Voy. aux Appendices, la note sur la planche V.

(4) Paus. VIII, 25, 4, 9, 11. — VIII, 15, 5. — VIII, 54, 5.

(5l Foucart, In<c. du P lop. 352 '. — Rœhl. Iriser, grnec. antiquis, 100.

16) Gardner. Catal. of greek Coins. Pelopon. pl. XXXV, 7, 8.

(7) Mionnet. Suppl. IV, 280, n. 47, 52. — N" 53. Diane Lucifera tenant dans chaque main un (lambeau. — Immerwahr ( Kulte Arkad., p. 144). — Sur Artémis en forme de pyramide votive, voy. Appendices. Épigr. n° 4.

LA RELIGION MANTINÉENNE. 313

En somme, les éléments du groupement de la triade Létoïde et d’Asklépios sont venus à Mantinée par Argos, et leur réunion définitive s’est peut-être produite à l’époque du synoecisme.

« Derrière le théâtre, dit Pausanias (1), subsistent les débris d’un temple et d’une statue d’Aphrodite surnommée Symmachia. L’inscription gravée sur la base porte que la statue a été consacrée par Nikippé, fille de Paséas. Les Mantinéens ont construit ce temple en commémoration de la bataille navale d’Actium, où ils furent les auxiliaires des Romains. » Dans ce culte de circonstance, il y a deux choses à distinguer : le choix d’Aphrodite et l’épithète de Symmachia. Aphrodite est la divinité familiale de la gens Julia, héritière des traditions d’Énée (2). Or, la légende mantinéenne associait étroitement le souvenir d’Anchise au culte de la déesse adorée au pied du 1VP Anchisia. Aussi, quand les Mantinéens voulurent perpétuer par une fondation religieuse le souvenir de leur participation à la victoire d’Octave, une heureuse coïncidence entre leurs traditions locales et celles de la famille du vainqueur devait les déterminer à placer sous le patronage d’Aphrodite le souvenir de cet épisode de leur histoire. A Actium même, il y avait un sanctuaire d'Aphrodite Aiveîaç (3). L’épithète de Symmachia rappelait dans un symbole flatteur l’alliance de l’Aphrodite de 1 Anchisia avec la Venus Victrix figurée sur les monnaies des Jules (4). Le sanctuaire urbain d’Aphrodite fut donc une succursale du sanctuaire démotique de l’Anchisia. Mais il ne survécut guère aux événements qui avaient déterminé sa fondation. Un enthousiasme passager süscita de généreuses donations, comme celle de Nikippa, fille de Paséas (o). Puis l’indifférence et l’oubli réduisirent au dénûment la malheureuse déesse, dont la statue et le temple ne tardèrent pas à tomber en ruines.

(2) Klausen. Ænea* u. die Penaten, II, p. 1068.

(3) Denys d’Halic. I. 50 et 53.

(4) Vaillant. Julia. 3, 5. — Plut. Pompée, 68.

(5) C’est bien à tort que Klausen (ouv. cité. I, p. 366, note 600 1.) prétend retrouver dans ce nom un argument en faveur de sa théorie sur les rapports de la légende d’Anchise avec l’élevage du cheval. Nikippa, fille de Paséas, évergète pieuse et fortunée, n’avait pas sans doute la libéralité aussi érudite. On a vu que Kora et ses prêtres avaient eu, en 61 avant J.-C., c’est-à-dire 30 ans auparavant, à la remercier de ses largesses. (Foucart. Iriser . duPélop. 352 h )

Aphrodite

Symmachia.

Niké.

Tyché.

Autonoé et le

Foyer Commun.

« Il y a, à Olympie, près de cette Athéna (de Nicodamos de Mainalos), une Niké dédiée par les Mantinéens, à l’occasion de quelle guerre on ne le dit pas. On l’attribue à Kalamis, qui l’a représentée sans ailes, à l’imitation du xoanon de la Victoire Aptère, à Athènes (1) ». Je croirais volontiers cette dédicace discrète contemporaine du synœcisme. C’était une victoire poulies Mantinéens que le succès de cette opération. Mais la prudence leur recommandait de ne pas trop attirer sur cet épisode glorieux l’ombrageuse attention de Sparte. On place l’activité artistique de Kalamis dans la première moitié du Ve siècle (2), ce qui coïncide avec notre conjecture. Si l’on songeait à la conquête de la Parrhasie, il faudrait descendre jusqu’en 425, date trop basse. Le culte de Niké à l’époque romaine est encore attesté par des monnaies (3).

On reconnaît Tyché sur des monnaies de Septime Sévère (4).

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