V. Le sentiment religieux a Mantixée
Par les cultes très anciens de Poseidon-Hippios et { Gé) Déméter- Rhéa de l’Alésion, de Dionysos et Aphrodite Mélainis, de Zeus- Charmon et Artémis Hymnia. la mythologie mantinéenne avait ses racines dans le sol même du pays et des attaches avec les races les plus vieilles du monde grec. De là le caractère original et vénérable de cette religion, qui a frappé Pausanias lui-mème. Au'si l’influence de la religion à Mantinée sur les mœurs et sur les institutions a-t-elle été profonde. Au milieu de cette Arcadie, dont la dévotion était légendaire (1), ce peuple se distinguait par sa piété. Il en donna deux preuves caractéristiques : une première fois, en 364, lorsqu'il refusa de toucher aux fonds sacrés dérobés à Olympie (2). et une autre fois, en 220, lorsque les habitants de Kynaitha. tristement célèbres en Arcadie par leur sauvagerie et leur irréligion, après le sac de leur ville par les Étoliens, sollicitèrent l’hospitalité de Mantinée. Par respect pour leur traditionnelle philanthropie (3), les Mantinéens n’osèrent pas, comme tirent toutes les autres villes où se
■ li ttv sic TC. 6=îov î-jteoî'.z v (Polyb. IV, 20, 1).
(2) Xénoph. Eellén. VII. 4, 33. — Voy. plus bas, p. 432.
(3) Polyb., ib stÿ.o;ev:z /.ai oiÀavOscoTria.
LA RELIGION MANTINÉENNE.
présentèrent les députés, leur fermer l’entrée de la ville. Mais, dès qu’ils furent partis, on procéda à une lustration générale, en immolant des victimes qu’on promena autour des remparts et à travers tout le territoire, pour le purifier de la souillure (1).
Un des traits distinctifs de cette religion, c’est la prédominance de l’élément féminin. Dans les rapports entre les hommes et les dieux, le rôle d’intermédiaire semble dévolu de préférence aux femmes. On reconnaît là un élément très primitif, dont l’origine est obscure, et que Bacbofen (2) attribue à l’influence des rites pélasgiques et du culte de la Terre-Mère. Dans ces rites, la femme joue le rôle actif et l’homme le rôle passif. La superstition primitive s’inclinait devant la science mystérieuse attribuée à la femme : la femme était dépositaire de l’inspiration divine et la transmettait aux hommes par l’initiation. D’après Hérodote (3), ce sont les filles de Danaos qui ont enseigné aux femmes des Pélasges les rites de Déméter Isis, et les Arcadiennes en avaient gardé le secret. Sans parler des grandes déesses, les héroïnes abondent dans les légendes mantinéennes : les Péliades, Alalcoménia, Maira, Pénélope, Phialo, Déoménéia, fille d’Arcas, Autonoé, fondatrice de Mantinée, paraissent attester la survivance des idées primitives. Dans les pays doriens et atticoioniens, ces souvenirs d’une antique gynécocratie s’étaient affaiblis. Peut-être, à Mantinée, la persistance des affinités pélasgiques s’explique-t-elle par l’éloignement de l’élément Lycaonide, confiné autour du Lycée. Les inscriptions trouvées à Mantinée n’ont pas infirmé les vues de Bachofen. Elles nous montrent, au contraire, les femmes des grandes familles mantinéennes, mêlées d’une manière très active aux cultes de la cité. C’est Nikippa, lille de Pasias, qui dédie une statue à Aphrodite Symmachia (4) et qui, suivant les termes du décret des Kopayot, se distingue par sa piété envers tous les dieux, en particulier envers Kora, dont elle célèbre chez elle les Mystères ; elle est investie du service (OepaTiÉia) et de la toilette (x6<t[ly|'îiç) de la déesse (3). C’est, Phaënna, fille de Damatrios, également louée de sa piété envers tous les dieux (eùore Swç Trpcç
(1) Polyb. IV, 21, 0. — Cité par Athén. XIV, p. 626a. — Voy. plus bas, p. 503.
(2) Bachofen, Das Muterrecht, p. 353 et 338. — Cf. Benlœw. La Grèce avant les Grecs , p. 186 et suiv.
(3) Hérorl. II, 171. — Voy. plus haut, p. 261.
(4) Paus. VIII, 9, 3.
(3) Foueart. Inscr. du Pélop. 332b.
J. 'élément féminin dans la religion.
Diotima de Manlinée et l'école des devineresses philosophes.
Ttâvxaç (A£v to'dç Oeoùç), notamment envers Déméter et Kora; elle fut prêtresse de Déméter et accomplit généreusement les liturgies et autres charges de son sacerdoce; sa fille Théodora et sa petite-fille Phaënua sont engagées à continuer ses traditions de dévotion et de bienfaisance à l’égard du Koragion (1). C’est encore Julia Eudia, fille d’Euteleinos, qui donne six plèthres de vignes aux prêtres d’Asklépios et participe à leurs festins sacrés (2). C’est Épigonè, femme d’Euphrosynos, qui est louée d’avoir accepté toutes les prêtrises qu’on lui proposait ; sa générosité fut inépuisable (3) ; c’est Polycrateia, descendante de Podarès, dont le nom se substitue sur la dédicace du Podareion à celui de son ancêtre (4) ; Memmia, à qui la ville élève un monument sur l’agora (5) ; [Thé] ophaneia, arclii-prètresse, qui est louée par un décret honorifique, etc... (6). Ces faits ne s’expliquent pas seulement, comme ailleurs, par la dévotion naturelle aux femmes de tout temps et de tout pays. On doit y reconnaître le prolongement d’idées très anciennes qui attribuaient aux femmes un rôle prépondérant, fondé sur leur don de prophétie. Il existait à Mantinée une classe de femmes adonnées à la divination, et qui exerçaient au nom de la religion un pouvoir mystique considérable. Le rôle d’Autonoé et le nom de Mantinée en sont les témoignages légendaires : d’autres sont plus probants encore.
Il y a dans le Banquet de Platon (7) un personnage dont l’énigmatique apparition a beaucoup exercé la sagacité des érudits : je veux dire la Mantinéenne Diotima. Les doutes émis sur la réalité de cette femme (8) et sur sa nationalité ne me semblent guère justifiés. La qualification de MavxmxT] l&vy, répétée, après Platon, par de nombreux rhéteurs (9) est gramma-
(1) Ib. 352‘. — Ces donations se font sans assistance de tuteur.
(2) Ib. 352j. — Voy. Guiraud Propr. fonte., p. 251.
(3) Bull, de Corr. Iiellén, XX (1896), p. 126, 1. 40.
(4) Ib. p. 151. N» 17.
(5) Ib. p. 157. N» 21.
(6) Ib. p. 151. N° 20.
(7) Plat. Sympo.s, ch. XXII et suiv. — Voy. Creuzer. Annal. Vindob. t. LVI,
(8) Ast. Platnns leben n. Schriften, p. 312, n. 2. — Cf. Bachofen. Mutterrecht, p. 353 B.
(9) Max. Tyr. Diasert., XXIV, 4 (I. 459). — XXXVIII (II. 225). — Himerius, Oral. I. 18. — Themistius XIII. 162» et 165. — Clem. Alex. Strom. 1.268. — Aristide. Urat. 46, 212. Dans le Contra Demosth. (Angelo Mai. Vet. Vatic. Collect. II. p. 30) il l’appelle ttjv Ix MiXvjxou, par une confusion évidente
LA RELIGION MANTINÉENNE.
ticalement correcte et seule exacte (1). Pourquoi Diotima seraitelle un personnage de fantaisie, créé de toutes pièces par l’imagination de Platon? Parce que Platon seul, parmi les auteurs de la bonne époque, en a parlé ? Mais l’obscurité de Diotima s’explique par l’étrangeté de son caractère sacerdotal et peu mondain. Dans une société où les hétaïres comme Aspasie tenaient le premier rang, une simple prophétesse arcadienne, de conduite austère et modeste, quoique d’esprit sublime, devait être assez effacée. A supposer même que Platon ait inventé Diotima, l’idée de la présenter comme Mantinéenne serait un hommage rendu aux prophétesses de cette ville et une preuve de leur existence. Mais pourquoi ne pas reconnaître en Diotima un personnage réel et dans sa venue à Athènes un fait vraisemblable ? « C’est sur ses conseils, dit Socrate, que les Athéniens accomplirent les sacrifices qui empêchèrent pendant dix ans la peste d’éclater (2).»
Cette donnée place en 440 av. J. C. l’accomplissement de ces rites. La peste a toujours régné à l’état plus ou moins aigu dans la mer Egée, au Ve siècle. Avant de faire à Athènes l’apparition foudroyante que Thucydide a décrite (3), le fléau s’était déjà manifesté environ dix ans avant les guerres modiques (4). C’est même à cette occasion, suivant des auteurs dignes de foi (5), qu’Épiménide fut appelé de Crète pour purifier la ville. Avant 430, la peste exerçait ses ravages sur les côtes d’Asie, les Cyclades et un peu partout, dit Thucydide. Les Athéniens, avertis par ces symptômes, eurent recours, pour conjurer le mal, aux lumières de Diotima, comme ils avaient fait appel à celles d’Épiménide 60 ans plus tôt. Au point de vue religieux, les Crétois et les Arcadiens jouissaient d’un égal prestige dans les imaginations
avec Aspasie. — Proclus. In Plat. Remp. p. 420. — Le scoliaste d’Aristide iVoy. Creuzer. Annal. Vindob. LVI. 1831, p. 149.) dit que Diotima était prêtresse de Zeus Lycaios. — Cf. Lucien, de Imagin. 18.
(1) La leçon yuva'.xoç Mavxtvixriç Aioxcp.aç est donnée par la majorité des manuscrits. Des commentateurs l’ont corrigée dans Platon et dans les auteurs qui l’ont copié (.Clem. Alex. pas. cil. éd. Migne, en [xavrix-qç, sous prétexte que l’ethnique féminin de Mccmveùç est Mavxivîç (Et. Byz. s. v. Mavxi'veia). Mais les deux stèles C. I. A. 11,3, nos 3172 et 3173 prouvent que le possessif Mavxtvtx'q était usité comme ethnique au IVe s. De plus, l’objection s’appliquerait avec plus de force à l’adjectif [i.avxix7j substitué à p.avxiç.
(2) xal 'A07)vaion; it oxè 6uaa1u.évoiç 7xpo xoü Xoip-oü 8éx ’ sxï] avapoX-qv kitol.r\<j£ xtjç voaou. Plat. Sympos. 22.
(3) If, 47.
(4) C. 1. A. I. 473. — Plat. Leg. IL 642.
(5) Plat. Ibid. — Diog. Laert. 1, 107. — Cf. Aristot. ’AO. t roX. 1. — Plut. Sol. XII.
La
Femme au foie .
helléniques : Minos et Epiménide sont aussi sorciers que grandsprêtres. Les prêtresses mantinéennes devaient joindre au don de prophétie celui des incantations magiques : les Péliades étaient venues finir leurs jours dans la Mantinique et les magiciennes d’Arcadie se flattaient de faire descendre la lune sur terre. Socrate admire en Diotima la <r<m a, c’est-à-dire la science des choses divines et humaines (1) ; il lui découvre un profond génie philosophique, et Platon la fait parler en conséquence. Diotima enseigne à Socrate une admirable doctrine de l’amour idéal. Puisqu’on admet que les prêtres égyptiens possédaient une science profonde des choses supérieures, on pourrait consentir aussi à ce qu’une prêtresse arcadienne fût instruite et capable de haute spéculation autant qu’une hétaïre deMilet. N’admet-on pas la réalité de Lasthéneia, cette hétaïre mantinéenne, qui suivit les leçons de Platon et fut aimée de Speusippos (2) ? Toutefois, je suppose que les entretiens de Diotima et de Socrate sur l’amour sont une fiction dont Platon s’est servi pour donner à cette partie du dialogue le piquant d’une initiation mystique et d’une révélation inspirée. Aussi m’abstiendrai-je de discuter les théories île la Mantinéenne, de la comparer avec Sapho et Théano, pour lui donner le premier rang, à l’exemple de Lucien (3), enfin de rechercher la part de philosophie pythagoricienne que contient sa doctrine. Il me suffit de constater que le personnage a pu exister et qu’il appartient à cette classe de femmes inspirées, dont la réputation s’étendait hors de Mantinée : nous pouvons restituer à Platon sa belle méditation sur l’amour, mais laissons à Diotima son rôle de prophétesse (4) et d’hiérophante.
On a prétendu reconnaître l’entretien de Diotima et de Socrate sur plusieurs monuments figurés représentant des scènes d’initiation (5). Mais de ces exégèses décevantes, aucune conclusion certaine n’est à retenir.
(1) 7] TOCUX* X£ ffO'spT] 7)V XOCl àXXa TToXXx,.. 7] S'il X.i|A£ XX. êotoX'.xà ÈSÎOXcjsV (Symp. 22). — Où [asvtxv aï, « Aioxip.a, è9aup.aÇov èui cocpix xat lootxtov Ttaoà <îe, aùxà xauxa [AaGTjffôy.evoç (ib. 23).
(2) Anon. Vita Plat. 153. Biographi græci. Westermann, p. 393. — Athen. VII. 279 e. 546 d. — Clem. Alex. Strnm. IV, 224. — Diog. Laërt. Plat. III, 46. Sur Axiothéa, cf. Themistius XXIII. 295 c. Elle cacha longtemps son sexe.
(3) Luc. de Imagin. 18.
(4) Socrate semble faire allusion à la science divinatoire de Diotima quand il lui dit : Mavxeiaç, 7)v S’ÈyoS, Ssïxai o xi tioxè Xéyeiç, xai ou p.avOxv(o. ( Syrnpos . 25). Proclus {in Plat. Remp. p. 420) classe Diotima parmi les disciples de Pythagore.
(5) Voy. Bachofen. Mutterrecht, p. 357.
LA RELIGION MANTINÉENNE.
C’est, au contraire, ici le cas de produire un monument qui provient de Mantinée même. A la rareté du sujet, il joint un certain mérite plastique, qui doit le défendre contre l’oubli. Je l’ai déjà décrit dans le Bulletin de Correspondance hellénique (1) et il est connu des archéologues sous le nom de la Femme au foie. C’est, en effet, un foie qu’il faut reconnaître dans l’attribut épais et mou, divisé en deux lobes inégaux, que tient dans sa main gauche cette belle femme aux formes pleines. On trouve un foie représenté sur le ventre d’un taureau dont les entrailles sont ouvertes, dans le bas-relief de l’examen des entrailles qui est au Louvre (2). Sur la surface du foie, dans notre bas-relief mantinéen, est appliqué un objet long maintenu sous le pouce du personnage. Je n’ai plus du tout l’impression que cet attribut fait partie intégrante du précédent, comme une vésicule biliaire avec son canal. Il n’a pas l’aspect mou d’une pièce anatomique, d’un organe animal. Ne serait-ce pas plutôt un objet fabriqué, soit une sorte de cuiller pointue munie de son manche, soit plutôt une manière de lancette triangulaire, semblable à ces gros grattoirs d’acier dont se servent les copistes de nos administrations, bref un outil spécial en métal ou en os (3), un couteau sacré qui servait à la dissection des organes mantiques? Quelle que soit d’ailleurs la nature de cet accessoire, le caractère du personnage figuré ressort clairement : c’est bien une devineresse, une [/.avriç, qui nous est représentée revenant du sacrifice avec le foie qu’elle se propose d’examiner suivant les rites de son art. Si nous n’avons pas sous les yeux le portrait de Diotima elle-même (4), c’est une de ses congénères attachée au service d’Apollon (Pythaeus ?) comme semble l’indiquer le palmier figuré devant elle. Je crois qu’on doit aussi reconnaître
(1) XII (1888), pl. IV, p. 377-380. — Voy. la planche à la fin de ce volume.
(2) Je crois que l’objet est en grande partie restauré. Voy. Clarac. Musée de sculpture, II, p. 193. Cf. Calchas consultant un foie. Gerhard. Elr. Spiegel. 233. Sur les divisions hiératiques du foie, voy. Bouché-Leclercq, art. Divinatin, dans le Dict. des Antiq. de Saglio. La fig. 2473 reproduit le foie en bronze trouvé à Plaisance en 1877 : c’est une représentation du temple hépatique. — Un autre monument intéressant pour le culte a été rapporté de Mantinée par M. Collignon et publié par lui [Bull, de Corr. hellén. VIII, p. 396, pl. XXII). C’est un très joli bronze du IIIe siècle, ayant servi d’applique de miroir : il représente un cadmile.
(3) Voy. un couteau analogue en os, du Musée de Toulouse. Saglio, Dict. des Antiq. fig. 2126 (art. culter).
(4) Le monument se rapproche plutôt de la fin du Ve siècle que du milieu.
La
OixatocruvT)
mantinéenne.
une scène d’initiation ou d’ornithomancie sur le petit bas-relief reproduit plus haut (1) ; on voit, sous un cep de vigne chargé de grappes, une tête de femme et la queue éployée d’un oiseau qui s’envole.
Si l’on est embarrassé dès qu’on cherche à préciser l’origine de cette école divinatoire, la réalité de son existence ne fait donc pas doute. Mantinée signifie bien la ville des devineresses. Cette cité avait l’âme très religieuse. Il y a, dans sa mythologie, un fond de gravité qui a pu conduire quelques intelligences d’élite à une philosophie élevée et entretenir dans la masse une certaine sagesse faite de conviction morale et de sens pratique. Les anciens reconnaissaient dans les Mantinéens un peuple inspiré par l’esprit divin. Au début du VIe siècle, les Scillontiens en discorde réclamèrent à Mantinée un pacificateur. Quelques années plus tard, le Mantinéen Démonax fut désigné par la Pythie pour donner à Cyrène une bonne constitution (2). L’œuvre des législateurs mantinéens du Ve siècle était partout citée en exemple-, Socrate salue en Diotima un esprit supérieur; le démagogue Lycomèdes, au IVe siècle, essaye d’éveiller chez les Arcadiens incultes et demi-sauvages le sentiment delà dignité et de transformer ces brigands en citoyens ; Aristoxène de Tarente, au dire de Suidas, étant venu à Mantinée pour y étudier la musique, en repartit philosophe (3) et lui consacra un livre (4). Lasthénia, une courtisane, se met à l’école de Platon.
Une race antique et de bonne heure unifiée, une religion simple et sérieuse, où les éléments locaux se fondent avec les éléments adoptifs venus de pays voisins et amis, une existence honnête et laborieuse entretenaient dans ce peuple le culte de la solidarité et de la liberté. Aussi ne sera-t-on pas surpris de retrouver dans leurs institutions, dans leur patriotisme et dans leur politique, cette générosité de cœur et cette philosophie à la fois idéaliste et pratique qui leur valurent chez les anciens le titre de gardiens de la justice : oi'xTjç cpüXaxsç (5).
(1) Voy. p. 24, fis»-. 6.
(2) Voy. plus loin, p. 362 et suiv.
(3) S. v. ’ Apicrtôijevoç.
(4) Le xà MavTivstov £07], mentionné par Philoctémos. Itepl £Ùffs|3. Cf. Phaedr. De nat. deor. 23. — Osann. Avecd. Rom. 306.
(5) Eustatli. ad Hom. p. 1860.