REGNA
1 Fabretti, VIII, 174, 175, 176, 179; Gruter, 1049, 8 et 9; 1050, 4 et 9; 1051, 1; Labus, Monum, di S. Ambr,, p. 10, et la série d'inscriptions inédites de Saint-Ambroise de Milan; Arneth, p. 17.
« Gazzera, Iscr, del Piem,, p. 29, 30, 31, 43, 45, 47, 49, 51, 53, 79, 83, 85, 86, 88, 89, 90, -138.
8 Bosio, Boldetti, De Rossi, Inscr., t. Ifpassim; P. E. Visconti, Jscr. délia Rocca d*Ostia, in fine. — * /. C. G., no» 253, 527, 599, 623. — 5 Grut., 1057, 18; Bold., 87, 417, 418; Mar., A. S. F., 122; Perret, V, 61; Wiseman, Fabiola^ éd. Lond. 1855, p. 148; De Rossi, Inscri christ» rom,, t. I, p. ex, cxi. L'acclamation refrigebet ne se trouve qu'une seule fois en Gaule. (/. C. G., n» 548 A.) — * Boldetti, p. 53, etc. — "^ Je ne sais que trois exemples en Gaule (p9* 400 A, 492, 596) de cette mention si fréquente à RomOi (Y. Bosio, Boldetti, De Rossi, Inscrit t. I, etc.) — 8 P. E. Visconti, loc. cit. G. L. Visconti, Le escavazioni ostiensi, p. 61. — ^ P. E. Visconti, loc, cit> — ^^ Jorio, Catac, di S. Getm. dçi Poveri, tav; IV, no« 1 et 4 j tav. V, n» 20; Fusco, Iscrizioni pertinenti aile catacombe rfi S. Gennaro dei Poveri) 1, 14 et 20i
Apolie.
Mirabella, ^clanum, Fontanarosa, etc. : me reqyies-
CIT IN SOMNO PACISS DEPOSITIO EIVS HI IDVS.,. CtC. K
Bnittiam, Gampanie» Apolie.
B M, en tête des inscriptions ^.
Afrique.
Sitifis, Tiaret, Csesarea, Rusgonia, etc. : memoria, au début de l'inscription * ; Sitiûs, Oriéansville, Arbal, Portus Magnus : praecessit ^ ; Hamman bel Hanefia, Hadjar Roum, Portus Magnus : begessit, discessit ® ; Cirtai Kalama, Carthage, etc. : yixit in page ^.
Grèce.
Athènes : KOIMHTHPION, au début de llnscription».
Galatie.
Tschorum, etc. : e€CIG^
Gilicie.
Mopsueste, Tarse, Corycus, Séleucie : TOnOG *^; Seleucie, Bor : MNHMIA " ; Mopsueste, Tarse : MNHMA
* Mommsen, Jnscriptiones regni Neapolitant, n®» 1291, 1293, 1294, 1296, 1299, 1302, 1304, 1305 à 1309, — « Id., ibid., 1291, 1293, 1294 à 1307, 1308. — 8 Mommsea, not 67, 1292, 1294, 1305, 2074, etc.
♦ L. Renier, Inscr, de r Algérie, no» 3436, 3442, 3446, 3715, 4028, 4029, 4059, 4066.— » N»» 3430, 3701, 3710, 3795, 3796, 3840, 3841.
— 6 Nos 3723, 3745, 3840, 3841. — ' De Rossi, De christianis titulis Carthaginienstbus, p. 15. — * Corp, inscr. gr,, 9305 à 9314. — • Ibid,, 9241 à 9248, 9254, 9256. — lo md., 9157, 9161, 9199, 9228, 9229.
— il /6m/., 9225 à 9227, 9240.
D'ÉPIGRAPHIE CHRÉTIENNE. gi
àIA*ÇPON*; Séleucie : XAMOCOPIN, nAPACTATI- KON, dans le sens de sépulture^; Corycus, Ëpinoia, Séleucie : eHKH 3 ; Corycus : CWMATOeHKH \
Syrie.
Andrena, Phylea, Shmerrin, Homs, sur des portes : AYTH H IIYAH TOY KTPIOY AIKAIOI €IC€A€rCONTAI G^AYTH».
Palestine.
Jérusalem : MNHMA AIA€>€PON«, formule dont M. de Saulcy relève spirituellement une interprétation singulière 7 ; eHKH AIA*€POYCA «.
Egypte.
Benka el Assel : «n'AFABO)»; Thèbes : MAKA- PIOG, appliqué au mort *^.
Nubie.
Philes : Œ'ATAeCO^M Ralabscbeh : MAKAPIOG, appliqué au mort**; Ralabscbeh, cimetière de Wady- Gazai : ANATIAYCON e€OG THN VYXHN AYTOY €IC KOAHOIG ABPAAM KAI IGAAK KAl lAKCOB*^; Golasu-
1 Corp. inscr. gr., 9169, 9162. — « Ibid., 9219 à 9223, 9214 à 9217. — « Ibid., 9165, 9174, 9176, 9180, 9181, 9184, 9201 à 9213, 9236, 9237. — ♦ Ibid., 9164 à 9196. — » Ibid,, 8930 à 8934. — « Ibid., 9138, 9140,
7 Voyage autour de la mer Morte^ t. II, p. 321. — ^ Corp, imcr, gr., 9139. — » Jbtd., 8610. — i» Ibid., 9111. — u 8646. Cette formule est fréquente à Philes sur les inscriptloQs païennes. •— ^* Ibid,, 9112 à 9118; cf. 9128, 9130 à 9134. — i» Ibid., 9113 à 9116; 9124, 912Ô; cf. 9128, 9130 à 9133.
cia : e«)C TWN IIN€YMAT(ON KAI CAPKOC, etc. *.
Ce n'est point seulement par les formules que se distinguent les lieux divers. L'ornementation des épitaphes, leur disposition, leur paléographie, l'usage, la forme des symboles qui les accompagnent, constituent des caractères souvent utiles à remarquer.
Deux inscriptions d'Amiens présentent un type commun qu'on ne peut méconnaître '.
Rien n'atteste mieux l'existence d'un style spécial à la province que l'ornementation de deux épitaphes trouvées à Coudes et à Vichy ^.
A Trêves, à Clermont et à Coudes, le marbre des inscriptions est encastré dans une dalle de pierre^. • Briord et Arandon possèdent des épitaphes gravées sur le fond des sarcophages \
L'usage des caractères runiques, dans les inscriptions latines, distingue les monuments du nord de la Gaule *.
FER et PRO figurent en sigles sur des légendes lapidaires de la Deuxième Lyonnaise ^.
* Corp, inscr, gr,, 9120, 9121; cf. 9134. Voir, pour les monuments païens, Hagenbuch, dans Orelli, t. Il, p. 369; Bourquelot, Inscript, antiques de Nice, Cimiez, etc., n»» 36, 78, 98, 100, 107, 108, 112, IMMATVRA MORTE SVBTRACTO, et semblables; Neigebaur, Dacien, passim, lOM caeterisqve dus deabvsqve; Renier, Inscr. de ^Algérie, t. I, 514, Pivs vixit, etc. — « Voir les planches de mon tome I»*:, n*»» 447 et 462. — ' Voir les planches de mon tome II, no» 447 et 462. — * /. C. G., t. I, p. 380, et t. II, no» 561 et 565. — »No 374. — « /. C. G., t. 1, p. 212. — ? No» 88 et 91.
D'ÉPIGRÀPHIE CHRÉTIENNE. 83
Dans des inscriptions chrétiennes de Vérone ^ et de Brescia*, le t alfecte la forme x .
La forme h est fréquente à Trêves ^.
L'opposition de Tarbre sans feuilles et de Tarbre reverdissant appartient aux monuments de la même ville*.
Le symbole du vase se rencontre particulièrement sur les marbres de Vienne ^.
A Amiens, le monogramme jfi est toujours inscrit dans un cercle ^ ; il ne Test jamais sur les monuments d'Arles.
L'ancre, ce symbole des premiers âges chrétiens, ne se trouve en Gaule qu'à Arles et à Marseille ^.
L'étude de ces particularités peut devenir parfois féconde. Plus d'un fragment qu'on croirait illisible s'éclaire par la comparaison des formules spéciales à la contrée, et sa facile restitution atteste l'excellence de l'ordre géographique sur les classements autrefois adoptés dans les recueils d'inscriptions.
Que faire, par exemple^ d'un débris où figurent ces caractères,
AYTI AIKA8
* Au Musée. — ' Ibid. — ' Voir dans mon tome 1«' les planches n«» 161, 169, 187, 207. —* /. C. G., n» 286. — » N»* 405 A à 452. — e No» 324 A à 331. — ' N" 533 et 548 A. — « Corp. inscr. yr.^
t4 MANUEL
si l'on ne se souvient qu'en Syrie, où ce reste a été trouvé, on lisait sur les portes des villes l'inscription :
AÏTH H IITAH TOY KYPIOY AIKAIOI €IC€A€YCONTAI €N AYTH *?
Que tirer de celte dernière ligne d'un fragment conservé à Narbonne,
ïwLivbAifi^s *,
si Ton ne sait que les marbres de la Première Aquitaine présentent fréquemment la date du règne des souverains wisigoths?
Le mot FKUGiTER, inscrit à la fin d'une épitaphe de Mayence, explique les lettres ,..eter qui terminent une inscription de la même ville ^.
Les caractères iNsr d'un marbre de Grenoble s'éclairent par la formule du pays, in spe resvrrectionis *.
Une provenance inconnue peut parfois être déterminée à l'aide de la loi que j'étudie.
Les mots ANAnAYCH 0G €IC CKHNAIC TWN AI-
KAICON ^ semblent permettre d'attribuer à ^èbes ou à Kalabscheh une inscription sans mention d'origine ^.
4 C(yrp, tnscr. gr., 8930, 8932, 8933, 8934. ^* I,C, G., n© 616 A. — 8 N« 340. — * Voir ci-dessous, p. 94. — » Corp, inscr, gr,, 9111, 9112. — « /. C. G., t. II, p. 87, n. 5.
D'ÉPIGRÀPHIE CHRÉTIENNE.
Le début d'une épitaphe du Louvre
....€0C TWN Sn ..(ONKAinACAGCAP KOC ANAHAYCON, etc. *,
parait indiquer que ce marbre provient de Colasucia, comme deux autres de mfime formule que signale le comte Vidua*.
II faudrait toutefois se garder de baser trop légèrement sur la présence de certaines formules l'attribution géographique des inscriptions dont l'origine est inconnue. Comme le montre le relevé que j'ai mis sous les yeux du lecteur, quelques mots, quelques mentions même se lisent, au même temps, sur des marbres de contrées éloignées.
m SOMNO PACis appartient aux épitaphes du Piémont et de Naples.
La Sicile et FÉgypte présentent la formule €N KOAnOIG ABPAAM KAI ICAAK KAI lAKCOB.
Si quelques-unes de ces rencontres accusent de simples ressemblances dans les formulaires des graveurs 3, d'autres montrent que des étrangers, dictant eux-mêmes les épitaphes de leurs parents *, y introduisaient les formules particulières aux inscriptions de leur patrie.
1 De Glarac, Inscr. du Louvre, pi. LIX, n© 859. — * Inscriptiones antiquœ in Turcico itinere collectœ, lab. XIX, n® 2, et XX, u9 1. — 8 /. C. G., u9 476. — * Cf. ci-dessus, p. 74, note 1.
C'est ainsi qu'en lisant, dans la Viennoise, cette légende S entièrement composée selon le style de Trêves, j'ai peine à me défendre de voir, dans ceux qui préparèrent la tombe, des citoyens de la Première Belgique :
HIC RE ^Sl- V3/ TT^ QVIES