‹ Manual dé̕pigraphie chrétienne d'apres̀ les marbres de la Gaule, accompagné d'une bibliographie spécialeChapitre 8 sur 19 · FILIAE KARISSIMAB: ET OMNI TEMPORE VITAE SVAE · texte numérisé non relu

FILIAE KARISSIMAB: ET OMNI TEMPORE VITAE SVAE

desiderantissimae;

deux fois à Rome ^ :

in hoc tymvlo lacet corpys exanimis cvivs spiritys inter deos receptvs est sic enim

meryit;

trois fois dans cette même ville ^ :

NOLITE DOLERE EYENTVM MEVM PROPERAVIT AETAS hoc DEDIT FATVM MIHi;

* Grut., 677, 12; Zaccar., Exe, litt,y p. 119. — « Mus, ver., 172, 2. — 5 Mus, ver,, 225, 7. (Cf. Burmann, Anthol,, II, XX.) — * Le P. Dumont. Inscript, antiq, d'Arles, n© 50.

» Grut., 685, 3, au lieu de leviter, LEVIS VT. Ailleurs (Ficoroni,

loc, Cît,) : TE LAPSIS OBTESTOR LEVITER SVPER OSSA RESIDAS. (Voir

encore, pour les pièces en vers, Marini, Arvali, p. 493, 494.)

« Le Père Dumont, no« 86 et 89. — ' Boldetti, p. 455; Henzen, in t. m OrelU, no 7418. — » Jahn, Spec. epigr,, p. 47, 98, 99.

à Valentine et à Limoges :

......AETBRNO DEVINCTYS MEMBRA SOPORË^;

deux fois à Aix :

INNOCVVS PIA SEMPER MENTE PROBATVS^

Ces reproductions ne sont pas moins frappantes dans les inscriptions chrétiennes.

Deux épitaphes de Rome ont ce même début ^ :

DOMINO FIUO INNOCENTISSIMO ET DVLCISSIMO BONO SAPIENTI.

Des légendes de TrèVes et de Reims reproduisent presque identiquement le distique :

SEDEM YICTYRIS GAYDENS COMPONERE MEMBRIS CORPORIS HOSPITIYM SANCTYS METATOR ADORNAT*.

Nous lisons à Saint-Jean de Bournay ^ :

INSTITYIT SYBOLEM SIMPUCrTATE PIA,

en même temps que cette autre épitaphe, conservée dans nos manuscrits, sans iadication de provenance, contient un vers presque semblable :

Catholica sollers cauta moderata venusta Prompta peregrinis parca modesta sibî

Moribus ornata vultu speciosa decoro Libéra conloquio casta benigna decens

* /. C. G., n» 595 A, et Millin, Lettres sur quelques imcrtpttons

découvertes à Limoges, — ^ L C, G., n» 624. — » Gnit., 1057, 2;

Gudius, 369, 6. — * /. C. G., no» 242 et 335. — » /. C. G., D» 462.

Morigera conjux fido sociata jugali

Eoutriens sobolem severitate pia Moribus hic vivens decessit tempore fixo

Undecimam ducens vidit olympiadam ^.

Deux hexamètres inscrits à la célèbre basilique de Saint-Martin de Tours,

^ Biblioth. imp. ms. lat. 2832, f^ 122. C'est le manuscrit d'après lequel Duchesne a publié diverses épitaphes (yoir /. C, G,, t. I^ p. 69^ t. II, p. 113), et qu'on croyait ayoir passé dans la collection du Vatican. Il a été récemment retrouyé par le sayant M. Delisle. En tète se lit cette décidace : « Yoto bon» memoriœ Mannonis liber ad sepulcrum sancti « Augendi oblatus. » Mannon, connu par d'autres dons semblables^ mourut yers la fin du ix« siècle. (Cf. Histoire littéraire de la France, t. V, p. 657, 658, et la note de Ruinart^ p. 686 de son édition de Grégoire de Tours.)

On ne s'étonnera point de ne trouver aucun nom propre dans l'inscription que je viens de transcrire. Ordinairement les épitaphes métriques étaient suivies de quelques lignes de prose où se lisaient le nom du défunt, son âge et la date de sa mort ou de son ensevelissement. Ceux qui recueillaient ces petits textes n'en reproduisaient souvent que les vers^ sans attacher d'intérêt aux indications de personnes. Le nom propre disparaissait donc lorsque le poète avait laissé à d'autres le soin de le dire. C'est ainsi que nous lisons, entre autres, dans le Codex Palatinus (Grut.^ 1167, 6), une inscription demeurée anonyme, le copiste ayant négligé de transcrire les lignes de prose qui suivaient les vers. La preuve de ces omissions existe pour l'épitaphe de Caedual, que Bède nous a conservée complète (comparer Gruter, 1173, 11, et Bède, Hist, eccL angL,\,\u); pour une légende funéraire de Yercelli, dont Toriginal présente trois lignes de prose qui manquent dans le Codex Palatinus (comparer Gruter, 1169, 8, et Gazzera, Iscrizione cristiane del Piemonte^ p. 102, 103), et pour l'inscription de sainte Paule (Hieron., Ep. cviii ad Eustock,y no> 33 et 34), dont la fin a été supprimée dans un de nos antiques manuscrits (Bibl. imp., ms. lat., 2832, fo 112). Il existe toutefois des épitaphes métriques qui ne portent pas le nom du défunt. (Lucien, Dœmonax, c. 44; Cavedoni, Museo del Catajo, p. 61; /. C. G., no 462.)

HiGREDIBNS TEMPLYM KEFSR AD Sl^BLIHIA VVLTVH IMTRATYRl AYLAM VENERANTES IIHINA GHRISTI,

se lisent encore aujourd'hui sur une porte de l'église de Mozat^ L'idée qui inspira ces vers d'une épitaphe d'Anse ',

IN QYA QDQYIT HABENT GVNGTOAYM YOTA PARENTYM GONTYLERAT TRIBYENS OMNIA PYLGHRA DS,

se retrouve dans une autre inscription chrétienne récemment découverte au même lieu,

IN QVA QVIDQVID . • . . ORVM EST CONTYLEral GYNGTA DS ^,

et rappelle ce distique d'un monument païen de l'Es* pagne * t

QYOD.VOTOéPETlERB, s VIS. PLERVMQVE. PARENTES GYNGTA4T1BI«DIQNA£.QAES]A«G0NIIGBRYNT, etC.

Je relève par trois fois, à Briord et à Vienne, cet hexamètre :

YTIUTAS LAYDANDA NIMIS MIRANDA YOLYNTAS ^.

i /. C, G., no 170. — s N» 12. — s No 662. — * Burmaiin, AnthOloffia, t. 1], p. xuv. — «^ /. C. G., no 698.

D'ÉPIGRÂPHIE CHRÉTIENNE. «7

Les premiers vers de Tépitaphe du pape saint Grégoire le Grand *,

SYSGIPE TEBEÀ TTO GORPYS DE GORPOEJB SYHPTYM EBPDERE QVOD YALEÀ8 VITIflGANTE DEO,

sont signalés deux fois encore dans les recueils épigraphîques *,

Comme le montrent les rapprochements qui suivent,

les formules d'un marbre de Vâison existent en m6me

temps sur d'autres monuments funéraires :

^ Grut., 1175, 1.

* Grut., 1168, 1 ; Mar., Arv*f 492« Je les ai retrouvés égdement, avec cette transcription étrange, dans une épitaphe du XYii® si^e, conservée à Saint-Maximin de Metz :

DEXiaPE.8£RBARV0»C0RRES DE COEPORE » 8 VMPTV . RBDDIDVM QYOD.VALCAS.YIVIFICATB DEO.

Voir sur cette inscription le Bulletin de la Société des antiquaires de FnmcÇi 1667é

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