‹ Manual technique de microbiologie et sérologieChapitre 110 sur 241 · LIPOIDES LIBRES ET FERMENTS DE DÉFENSE · texte numérisé non relu

LIPOIDES LIBRES ET FERMENTS DE DÉFENSE

à 37° où on laisse la dialyse se poursuivre pendant 16 heures. Après ce temps, on enlève les dialyseurs avec une pince flambée. en agitant le dialysat On prélève ensuite dans chaque flacon 10 centimètres cubes de liquide qu'on verse d’abord dans des verres stériles, secs, où le toluène entraîné s’évapore, puis dans des tubes à essai contenant 0 cc. 2 d'une solution de ninhydrine à 1 p.100. On introduit dans chaque tube une petite baguette de verre bien sèche, pour obtenir uneébullition régulière, et on fait bouillir pendant une minute dans la flamme d’un bec Bunsen. On laisse refroidir ; après une demi-heure on lit les résultats. La réaction est positive quand les liquides témoinssérum restent incolore et que le dialysat du mélange sérum tissu ou microbes présente une teinte bleu violet plus ou moins intense.

Cette technique comporte tant de causes d'erreur et les renseignements qu'elle fournit sont d’une imprécision telle qu'ilest préférable dans la pratique de rechercher les produits de la protéolyse par la méthode suivante :

b) RÉACTION DE WOLLMAN AU BACTERIUM COLI

Le principe de la méthode est le suivant :

Ensemencé dans divers milieux albuminoïdes : blanc d'œuf, caséinate ou albuminate de soude, sérum sanguin (dans certaines conditions), le Bacterium coli se multiplie sans produire d'indol. Mais lorsque les protéines des milieux ensemencés avec le B. coli ont subi auparavant une action protéolytique quelconque et qu’elles contiennent du tryptophane, l’indol apparaît dans le liquide de culture. Il suffit donc de rechercher l’indol avec le réactif d'Ehrlich au paradiméthylamidobenzaldéhyde, après extraction au moyen de l'éther, pour déceler la protéolyse.

Technique. — Le milieu dans lequel on veut rechercher l'indol est ensemencé de B. coli et placé à l’étuve à 370 pendant 36 à 48 heures. On en prélève une partie qu'on mélange en agitant légèrement avec un volume égal d’éther ; on décante ensuite l’éther et on ajoute le quart environ de son volume d’une solution à 4 p. 100 de paradiméthylamidobenzaldéhyde ; on fait arriver doucement, au fond du

260 RÉACTIONS HUMORALES ET HÉMATIMÉTRIE

tube contenant ce mélange, 1 à 2 centimètres cubes d’acide chlorhydrique à l’aide d'une pipette effilée. Lorsqu'il existe de l’indol, un anneau rouge violet se forme à la limite des liquides (voir la technique de A. Berthelot pour la recherche de l’indol, chap. xxxtn).

Avant d'appliquer cette réaction à l'étude d’une protéolIyse donnée, on doit s'assurer que l’albumine employée contient du try ptophane, acide aminé générateur de l'indol. Pour cela, on soumet cette albumine à la digestion trypsique, à l’hydrolyse acide ou à l'attaque par un microbe protéolytique. Dans le milieu ainsi digéré (et neutralisé si : l’on a eu recours à l’hydrolyse acide) on ensemence un B. coli très indologène et on recherche, suivant la technique précédente, s’il y a formation d'indol.

La présence de tryptophane dans l’albumine étant établie, on procède à l'expérience proprement dite : on ajoute cette albumine au milieu qu'on suppose contenir des ferments protéolytiques. Après quelques jours, on y ensemence du B. coli, puis on fait la réaction de Findol. Un tube contenant l'albumine seule dans l’eau physiologique et un autre contenant le milieu seul servent de témoins.

Page 1