L'ÉTUDE DES MALADIES INFECTIEUSES DE L'HOMME ET DES ANIMAUX
CHAPPTREEX XV ILE
RÉCOLTE DE PRODUITS VIRULENTS POUR LE DIAGNOS- TIC DES MALADIES INFECTIEUSES DE L'HOMME ET DES ANIMAUX.
A. — Maladies des animaux.
1° Prélèvement de sang pour ensemencement, inoculalion expérimentale ou séro-diagnostic.
Le sang est récolté dans la jugulaire (Equidés, Bovins, Ovins et Caprins) ou dans la saphène (Chiens).
Couper les poils dans la zone d'élection de la saignée. Laver à l’eau bouillie, puis à l'alcool ; toucher avec la teinture d’iode, opérer avec des instruments et de la verrerie stériles. Ponctionner la veine avec une aiguille un peu forte, adaptée à une seringue de 10 ou de 20 centimètres cubes, recueillir le sang dans un flacon stérile. Boucher solidement le flacon ; étiqueter, emballer, expédier.
2° Prélèvement de sang pour examen microscopique. — Essuyer avec un linge fin et propre ou un tampon d’ouate la région choisie (lèvres pour le cheval, pointe et face interne de l'oreille pour les autres animaux), puis, avec la pointe d’une lancette, piquer une veine superficielle, ou, avec les ciseaux, entamer le bord de l’oreille. Toucher avec
l'extrémité d’une lame porte-objet propre la goutte de sang qui sourd. Appuyer le bord d’une lamelle ou d’une carte de visite sur la gouttelette qui s'étend sur toute la largeur de la lame. Incliner la lamelle sur la lame en l’appuyant légèrement et étaler la goutte de sang jusqu’à l’autre extrémité. Sécher immédiatement da lame par agitation, l'envelopper ensuite dans une feuille de papier étiquetée comme il est indiqué plus haut.
30 Exsudats. — Pratiquer les prélèvements avec la seringue ou l'aspirateur Potain, en observant les mêmes précautions que pour le sang.
4o Pus. — Cautériser superficiellement au fer rouge un abcès clos, ou, à défaut, laver à l’eau savonneuse après avoir coupé les poils, rincer à l’eau bouillie, puis à l'alcool, toucher à la teinture d’iode qu'on laisse sécher. Ponctionner avec une seringue stérile. Aspirer une certaine quantité de pus que l’on introduit ensuite dans un flacon stérile. Etiqueter, etc.
5° Fragments d'organes pour ensemencements et inoculalions. — Prélever avec des pinces et des ciseaux bouillis, au niveau de la lésion, un fragment du volume d'une noisette qu on introduit dans un flacon stérile ou (pour le diagnostic de la rage) dans un flacon contenant de la glycérine neutre.
Pour le diagnostic post mortem des maladies septicémiques, on prélève, chez les gros animaux, un os long, de préférence un métacarpien ou un métatarsien et, chez les volailles, l'extrémité de la patte coupée au-dessus de l'articulation tibio-tarsienne.
6° Frotlis d'organes pour examen microscopique. — Le fragment d’organe tenu entre les mors d’une pince est écrasé sur la lame et frotté une seule fois sur la moitié de la surface de la lame. Sécher par agitation à l’air. Etiqueter, etc.
7° Sécrélions purulentes de la piluitaire et de la conjonctive. — Nettoyer la région avec un tampon de coton imbibé d'eau bouillie et fixé à l'extrémité d’une baguette de bois. Attendre la formation d’une sécrétion nouvelle (après toux provoquée pour le jetage) qu'on prélève avec l’écouvillon du flacon spécial. À défaut de ce flacon, prélever le produitavec une cuiller ou une spatule bouillie et refroidie, et recueillir dans une fiole stérile.
8° Expeclorations. — Les expectorations sont recueillies de préférence le matin. Technique : attirer et immobiliser la langue du sujet hors de la cavité buccale, exercer une pression sur les premiers anneaux de la trachée, et, après la toux, recueillir avec l’écouvillon ou la spatule les mucosités déposées sur la base de la langue.
9 Lait. — Savonner le trayon et le quartier malades, rincer à l’eau bouillie tiède ; traire avec les mains aseptisées ou pratiquer le catéthérisme. Recueillir directement 10 à 50 centimètres cubes de lait dans des fioles stériles maintenues à 10 centimètres de l’extrémité du trayon. Boucher, etc.
100 Urine. — Recueillir l’urine au moment des mictions, ou pratiquer le catéthérisme.
11° Squames et croûtes cutanées. — À l'aide du bistouri stérile, gratter la lésion jusqu'au sang. Recueillir dans un flacon stérile les croûtes et les poils adhérents.
12° Ecoulement vaginal et matières excrémentielles. — Recueillir une petite quantité de ces-matières dans un flacon stérile.
B. — Maladies de l’homme.
1° Prélèvement de sang pour ensemencement. réaction de fixation ou inoculation expérimentale. — L'opération nécessite : 1° le milieu de culture ou un tube stérile dans lequel le sang sera récolté ; 2° une seringue en verre graduée de 20 centimètres cubes avec embout de métal, stérilisée préalablement à l’autoclave dans un gros tube ; 3° une aiguille en platine de 8/10 à 11/10 de millimètre, stérilisée à l’autoc'ave dans un tube ; 4 un tube de caoutchouc qui sert de lien.
Pour prélever le sang, on serre le bras avec le lien de caoutchouc un peu au-dessus du pli du coude. On désinfecte la région du pli avec de la teinture d’iode.
Si la veine n'est pas saillante, on prie le sujet de saisir un objet et de le serrer fortement.
On monte l'aiguille sur la seringue en la saisissant par sa base avec une pince flambée ; on l’enfonce fortement, puis, après ajqustage, on la passe rapidement dans la flamme.
Avec la main gauche, on fixe la peau, et avec la seringue tenue dans la main droite, on pique la veine de bas en haut.
Dès que l'aiguille a pénétré dans la veine, le sang coule dans la seringue et refoule le piston. On récolte la quantité de sang voulue (10 à 15 centimètres cubes en général). On desserre le lien de caoutchouc et on retire l'aiguille de la veine. On l’enlève ensuite de l’'embout métallique qu'on flambe légèrement et on verse le sang dans le récipient. (Tube à essai stérile ou flacon contenant des perles de verre pour défibriner). Eviter soigneusement de toucher l’embout avec les doigts.
206 PF Her de sang pour séro-diagnostic où examen microscopique. — Choisir, pour prélever le sang, la face dorsale de la phalangette, région peu sensible et Dr irriguée. On peut piquer aussi le lobule de l'oreille. Laver à l'alcool le point choisi. Flamber une épingle ordinaire ou un vaccinostyle. Dès que l'instrument est refroidi, piquer d'un coup sec. Si le sang ne sourd pas de lui-même, comprimer le doigt piqué par une pression partant de sa base, tandis que de l’autre main on fait fléchir la phalangette sur le reste du doigt.
Si le sang est recueilli pour un séro-diagnostie, faire couler les gouttes dans un petit tube stérile.
Si le sang doit être examiné au microscope, toucher une goutte avec l'extrémité d’une lame. Appuyer le bord d'une lamelle sur la gouttelette qui s'étend sur toute la largeur de la lame. Incliner la lamelle sur la lame en l’appuyant légèrement et étaler la goutte de sang jusqu’à l'autre extrémité. Sécher immédiatement la lame par agitation.
30 Prélèvements pour analyse de liquides retirés par ponclion (liquide céphalo-rachidien, sérosités pleurale, péricardique, péritonéale). — Les recueillir dans des tubes ordinaires ou dans des tubes à centrifugation stérilisés et bouchés à l’ouate. A défaut, se servir He petits flacons soigneusement nettoyés, lavés, rincés, essuyés, puis stérilisés dans de l’eau légèrement salée maintenue 10 minutes à l’ébullition.
Seringue et aiguille passées à l’autoclave ou au moins stérilisées dans de l’eau salée portée à l’ébullition pendant 10 minutes.
Laisser s’écouler les premières gouttes du liquide céphalorachidien qui peuvent contenir du sang.
Recueillir directement le liquide qui s'écoule ensuite dans le tube, ou bien l’aspirer dans la seringue que l’on videra ensuite dans le tube.
4 Prélèvements pour analyse de fausses membranes, de mucosilés. — On se sert d’un fil de fer dont l’extrémité inférieure, légèrement recourbée, est entourée d'ouate de manière à former un tampon étroit et allongé (fig. 8).
Fig. 8. — Ecouvillon de coton monté sur fil de fer pour le prélèvement du mucus rhinopharyngé.
L’extrémité supérieure esttordue en boucleet forme manche, Le fil de fer ainsi préparé est introduit par son extrémité inférieure dans un tube à essai qu'on bouche à l’ouate et qu'on stérilise au four à flamber
Ne toucher avec l’écouvillon que le produit pathologique à prélever.
Pour une angine diphtérique, prélever avec l’écouvillon
Fig. 9. — Schéma de Dopter, pour montrer la région où le prélèvement du mucus doit être pratiqué.
un fragment de fausse membrane typique ; pour les autres angines, prélever l’enduit le plus épais.
Pour la recherche du méningocoque faire le prélèvement le plus loin et le plus haut possible dans le rhinopharynx (Gg 9)
Dès que le prélèvement a été fait, remettre l’écouvillon dans son tube en évitant de souiller l'ouverture du tube à essai
59 Prélèvement de crachats. — Choisir de préférence les crachats expulsés le matin au réveil.
Faire cracher dans une boîte de verre stérilisée qu'on fermera aussitôt. Chez l'enfant ou les personnes qui n'expectorent pas, prélever les mucosités de l’arrière-gorge avec l’écouvillon.
Si les crachats doivent être envoyés par la poste, les recueillir dans un flacon stérilisé par ébullition de 10 minutes dans l’eau salée et bouché avec un bouchon de liége ou de caoutchouc.
6° Prélèvement de pus. — Le pus est prélevé par aspiration avec une pipette dans le cas d’un abcès ouvert.
Si la collection est fermée, désinfecter la peau à la teinture diode, ponctionner et aspirer le pus avec une seringue stérile.
Si le pus doit être expédié à un laboratoire, le transvaser dans une pipette fermée ou dans un tube ou flacon stériles.
79 Prélèvement de matières fécales. — Se servir, pour les recueillir, de flacons stérilisés fermés au liège et dont le bouchon est muni d'une petite cuiller. À défaut de ces flacons, employer des flacons à large ouverture fermés par un bouchon de liège, et stérilisés par ébullition de 10 minutes dans l’eau salée.
Recueillir les selles du malade dans un vase lavé à l'eau salée bouillante puis refroidi
Si le malade est constipé, lui donner un lavement à l'eau bouillie avec un injecteur stérilisé dans l'eau salée bouillante. La petite cuiller sert au prélèvement. Sur le cadavre, ouvrir avec précaution une anse intestinale, prélever avec la cuiller. Si l'autopsie n’est pas possible, on peut prélever les fèces dans le rectum avec la cuiller. Les opérations sur les cadavres. doivent, si possible, être pratiquées avec des gants de caoutehoue.
Ne pas salir les bords du flacon. Il suffit d'envoyer le volume d’un dé à coudre de matières fécales. Une plus grande quantité serait inutile et même dangereuse à cause des fermentations qui produisent des gaz et font sauter le bouchon. | |
Prélever de préférence, quand il y en a, des grains riziformes, des parties sanguinolentes, des parcelles contenant du mucus. Bien boucher le flacon. Attacher le bouchon au goulot avec de la ficelle par un nœud de caviste.
89 Prélèvements d'urine. — Recueillir l'urine dans un flacon de 50 centimètres cubes ou plus grand (stérilisé dans de l’eau salée bouillante), avec des sondes stérilisées.
Laver le méat urinaire à l’eau bouillie ; ne pas recueillir la première partie de la miction, mais seulement la fin, ou bien se procurer l'urine par un cathétérisme aseptique.
CHAPIRRE XX IX
ANALYSE MICROBIOLOGIQOUE DU SANG, DU LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN, DES SÉROSITÉS, DU LAIT, DES URINES ET DES SELLES.
A. — Analyse microbiologique du sang.
L'examen à l'état frais d’une gouttelette de sang écrasée entre lame et lamelle est surtout indiqué pour la recherche de la bactéridie charbonneuse, des trypanosomes et des spirilles de la fièvre récurrente. Pour l’examen après coloration, se reporter à la technique générale des colorations (chap. 1).
Recherche des bacilles tuberculeux dans le sang. — La technique la plus convenable consiste à extraire à la seringue, d’une veine du pli du bras, 10 ou 20 centimètres cubes de sang qu'on projette aussitôt dans un tube contenant 10 ou 12 centimètres cubes de solution de citrate de soude à 2 p. 100 dans l’eau salée physiologique. On ferme le tube avec un bouchon de caoutchouc stérile, on le retourne 3 ou 4 fois et on le porte à la glacière pendant 24 heures. On décante ensuite le liquide avec précaution et on recueille le sédiment à la pipette pour en faire des préparations colorées, ou pour l’inoculer à des animaux.
L. Bernard, R. Debré et Baron préfèrent traiter immédiatement le sang, au sortir du vaisseau, par 20 centimètres cubes d’alcool à 309 (pour 10 centimètres cubes de sang). Le laquage des globules est ensuite complété par addition progressive de 30 centimètres cubes d'alcool pur à 40°. On agite vigoureusement et on centrifuge pendant une demiheure. Après décantation, on reprend le culot par 40 centimètres cubes d'alcool à 40°, on agite, puis on ajoute une ou deux gouttes d’une solution alcoolique de soude au 1/10.
On centrifuge de nouveau. Le culot minime ainsi obtenu est étalé sur lame et coloré.
ANALYSES MICROBIOLOGIQUES 289
Homogénéisation. — Inoscopie (Jousset). On recueille le caillot en filtrant sur une compresse bouillie dans l'eau alcaline, puis on lave à l’eau distillée et on fait digérer la fibrine au moyen d’un suc gastrique artificiel.
Peptone en paillettes ‘titre 50 du Codex). 1 à 2 gr.
Glycérine pure. .
Acide chlorhydrique à 220 Baumé. À (ei is Fluorure de sodium. . . SA 3 gr.
Eau? dise OS RL. 74 IS UK 1 litre.
On mélange 10 à 20 volumes de ce liquide à un volume de caillot, on porte à l’étuve à 37° pendant 3 heures et on centrifuge.
Technique de Bezançon, Griffon et Philibert. — On broie le caillot dans un mortier ; on ajoute 20 centimètres cubes d'eau et V à VI gouttes de lessive de soude, on fait bouillir, on centrifuge et on examine le culot étalé sur des lames de verre.
Technique de Gustave Martin et Lebœuf pour la recherche des trypanosomes et des spirilles. — Recueillir le sang dans un tube à sédimentation contenant 1 centimètre cube de solution citratée. On centrifuge pendant 8 à 12 minutes en vérifiant fréquemment l’état du tube à partir de la 7° minute et on arrête la centrifugation dès que la masse est nettement séparée en deux couches. On recueille toute la couche supérieure que l’on verse dans un deuxième tube à centrifugation et on centrifuge de nouveau pendant 10 minutes. On décante le liquide et on centrifuge une troisième fois pendant 20 minutes. Le sédiment renferme quelques leucocytes, quelques hématies, les globulins et les trypanosomes. Les filaires sont généralement retrouvées dans le deuxième sédiment.
B. — Analyse microbiologique du liquide céphalo-rachidien.
Les germes les plus fréquemment rencontrés dans les liquides céphalo-rachidiens pathologiques sont : les méningocoques À, B,C, D, agents de la méningite cérébro-spinale épidémique ; le pneumocoque, le bacille tuberculeux, le bacille de Pfeiffer ; le streptocoque et le staphylocoque. Plus rares sont le Diplococcus crassus, le pneumo-bacille de Fried-
MICROBIOLOGIE 19
lander, le tétragène, l'entérocoque, les bacilles typhiques et paralyphiques, le Bacterium coli. Exceptionnellement le bacille pyocyanique, le bacille diphtérique, le gonocoque et le bacille de la peste. La recherche de ces germes s'effectue suivant la technique suivante, simple et rapide, qui donne des résultats très généralement exacts.
Technique d’O. Jupille et R. Legroux. — Il est nécessaire d'opérer sur 5 centimètres cubes de liquide, quantité moyenne des ponctions lombaires :
1: Le liquide est le plus tôt possible après la ponction, centrifugé (10 minutes à 5 000 tours, centrifugeur Jouan) Les tubes de centrifugeur sont stérilisés à l’avance.
2' Le liquide clair décanté est mis en tube stérile et placé au frais (glacière si possible), en attendant qu'il puisse être examiné.
3° Une partie du culot de centrifugation prélevé aseptiquement est étalé sur lame, fixé à l'alcool méthylique, puis examiné au microscope, après Colorations superposées : méthode de Gram. puis fuchsine en solution aqueuse ; cette dernière solution doit être faible afin de prolonger son action pendant 3 à 4 minutes, pour que l'identification des variétés de leucocytes reste facile. Si ce premier examen ne montre pas de prédominance de polynucléaires ou si les lymphocytes semblent plus abondants, il est indispensable de faire un deuxième étalement de peu d’étendue, au centre de la lame, afin de rechercher les bacilles acido-résistants ; cette recherche étant de grande importance, on doit la faire patiemment. Elle est plus souvent positive qu'on pourrait le penser.
40 L’ensemencement sur gélose-sérum, fait avec le restant du culot de centrifugation prélevé au moyen de l’anse de platine, sera largement pratiqué en tube plat et mis à 37°.
5° Avec le liquide clair mis de côté au début des opérations, on recherche, sur 4 centimètres cubes exactement mesurés, le poids d'extrait sec de cendres d’après la technique suivante (W. Mestrezat) : prendre une capsule de nickel ou mieux de platine, la tarer à vide, y verser les 4 centimètres cubes mesurés, évaporer le liquide au bainmarie bouillant jusqu’à ce que le poids de la capsule reste constant lors de deux pesées successives ; le poids trouvé est
ANALYSES MICROBIOLOGIQUES 291
multiplié par 250, le produit donne le poids en grammes de l'extrait sec par litre.
Liquide normal, 10 gr. 50 à 11 grammes ; liquide tuberculeux, 11 grammes à 13 grammes ; liquide de méningite aiguë non tuberculeuse 13 gr. 50 à 16 grammes :
L'extrait sec est incinéré dans une flamme jusqu'à ce que la capsule prenne une teinte voisine du rouge cerise ; laisser refroidir la capsule sous une cloche en présence d'acide sulfurique, peser les cendres, multiplier le poids par 250 pour avoir le poids au litre :
Liquide normal, 8 gr. 60 à 8 gr. 80. Liquide tuberculeux, 7 grammes à 7 gr. 50. Liquide de méningite aiguë non tuberculeuse, 8 grammes à 8gr. 90.
60 Examiner après 15 à 18 heures à 37° les tubes de gélose ensemencés. Prélever une trace des colonies suspectes pour en faire l'examen microscopique sans coloration et après coloration ; suivant les données de cet examen on identifiera, par l'agglutination rapide au moyen des sérums spécifiques, soitles différentes races de méningocoques, soit les pneumocoques des races I, IT ou III. S'il y a des streptocoques dans le liquide de ponction, les bactéries pourront être agglutinées par le sérum antipneumococcique type II. Les indications thérapeutiques n'en seraient pas faussées, puisque la sérothérapie IT est valable dans ces cas.