p. 100 de gélose
Faire dissoudre à l’autoclave. Filtrer sur Chardin. Répartir en tubes. Stériliser 10 minutes à 1100.
Le milieu de Ch. Nicolle est aussi très recommandable. Il permet de cultiver le gonocoque et le synocoque pour la préparation du vaccin mixte :
Boutionide Viande NM PL TO0 cc, CCR PA LE RL ROME de LACET 0 gr. 40 Glucose pure. . . hratoiisot 2 gr.
Phosphate d'ammoniaque. UN VD TE. 0 gr. 05 D'ART IITAT LUTERP RE A M ee LES NN EE Tgr, Gélose . . . POP AIMVUEE RP UE gris
Plus, pour le gonocoque, 0 cc. 5 de sérum de lapin pour 5 centimètres cubes de milieu.
Après 24 heures, retirer les cultures de l’étuve.
Pour la préparation de son vaccin mixte, Ch. Nicolle émulsionne les cultures dans une solution à 7 p. 1.000 de fluorure de sodium, stérilisée par filtration à la bougie Chamberland. On lave et on centrifuge plusieurs fois les microbes avec la solution fluorée. Finalement on mélange 1 partie de gonocoques à 9 parties de synocoques et on titre à 500 millions de microbes par centimètre cube.
48 heures de séjour à la glacière suffisent pour détruire la vitalité des microbes.
Nota. — Les cultures de gonocoques sont très sensibles à la dessiccation.
La plupart perdent leur vitalité sur les milieux artificiels en 5 à 9 jours. Cependant. ensemencées sur gélose-ascite en tubes droits (en culots) et maintenues à l’étuve constamment entre 35 et 390, bien capuchonnées pour éviter la dessiccation, on peut les conserver vivantes pendant plus d'une année ( V. Morax). |
DIFFÉRENCIATION AVEC LE MÉNINGOCOQUE. — Sur gélose ascite additionnée de teinture de tournesol et de 2 p.100 de maltose, le méningocoque donne des colonies rouges ; celles de gonocoque restent incolores.
F. — Micrococcus melitensis.
COLORATION. — Par toutes les couleurs basiques d'aniline. Ne prend pasle Gram.
CULTURE. — Elle est toujours lente. Température opti-
mum 37°. Sur plaques ou tubes de gélose, ressemble à des gouttes de rosée après 48 à 72 heures (sur sérum coagulé, colonies blanchâtres, humides).
Sur gélatine, n apparaît qu'après 5 jours à 22'. Pas de liquéfaction.
En bouillon légèrement alcalin, léger trouble après 4 heures, mais la culture ne se développe bien qu’en 8 jours. ÂAmas peu denses au fond des tubes. Ne fermente pas les sucres. Tué par 10 minutes de chauffage à 58°.
SÉRODIAGNOSTIC. L'épreuve doit toujours être effectuée avec le sérum des malades chautfé 30 minutes à 56° pour éliminer les agglutinines non spécifiques. Employer. autant que possible, des races de M. melitensis non aggluünables par les sérums normaux.
Pour éviter les contaminations fréquentes de laboratoires avec le M. melitensis on peut se servir aussi du bacille de Bang ou bacille de l'avortement épizootique. Il se comporte exactement comme le M. melitensis dans les épreuves d’agglutination.
Si les résultats sont négatifs avec ces microbes, essayer le pouvoir agglutinant du sérum sur une race de M. paramelitensis.
En prenant les précautions indiquées, les titres d’agglu-
BACILLUS ABORTUS 321
tination supérieurs à À p. 250 permettent d'établir le diagnostic. |
Le sérum reste agglutinant après la convalescence pendant longtemps, parfois après 10 ans.
DIAGNOSTIC PAR L’INTRADERMORÉACTION. — Ce procédé, proposé par Burnet,. consiste dans l'injection d'une goutte du filtrat d’une culture de M. melitensis en bouillon, âgée d’un mois (Melitine). La culture est filtrée sur bougie Chamberland L. A la la suite de l'injection, on voit, à partir de la sixième heure, une réaction locale caractérisée par de l'œdème et de la rougeur. Cette réaction ne se produit que chez les sujets infectés par le M. melitensis.
HÉMOCULTURE. — Le diagnostic doit toujours être appuyé d'une hémoculture portant sur 5 centimètres cubes de sang qu’on prélève aseptiquement dans une veine, au moyen d'une seringue contenant 8 à 10 gouttes de solution à 10 p. 100 de citrate de soude stérilisée et qu'on projette aussitôt dans un gros tube de bouillon nutritif.
Le tube est porté à l’étuve, et à partir du 8æ jusqu'au 10° jour, on en prélève, à la pipette, quelques gouttes pour ensemencer des tubes de gélose et isoler des colonies dont on vérifie la pureté.
L'urine des malades, surtout à partir du 15° jour et pendant la convalescence, contient fréquemment des mélitocoques qu'on peut cultiver en partant d'urine recueillie aseptiquement à la sonde.
G. — Bacillus abortus. (Avortement épizootique.)
Morphologiquement, rien ne distingue le bacille de l’avorlement épizootique du Micrococcus melitensis.
Les cultures sont identiques ; elles brunissent régulièrement ; cette propriété est plus marquée pour le coccobacille de Bang.
Les deux microbes développent dans le bouillon une alcalinité qui est la même : tous deux décomposent l’urée et l'asparagine ; ni l’un ni l’autre n’attaquent les sucres.
Le sérum des individus atteints de fièvre ondulante et le
MICROBIOLOGIE
sérum des animaux (chèvres, cobayes) infectés par le melitensis agglutinent au même titre le melitensis et l’abortus.
Les cobayes infectés avec le melitensis sont. sensibles à l'intradermoréaction à l’abortline comme ceux qui ont été inoculés avec l’abortus répondent à l'injection de melitine.
Si l’on excepte l’action pathogène pour l'homme, rien ne permet, en l'état actuel de nos connaissances, de distinguer Micrococcus melitensis de Bacillus abortus.
Le sérum des vaches infectées agglutine le Bacillus abortus à un taux variable de 1 p. 100 à 1 p. 10.000. Le diagnostic de l'infection peut être fait . l'épreuve de l' Ainatinn