‹ Manual technique de microbiologie et sérologieChapitre 133 sur 241 · TI · texte numérisé non relu

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BACILLES TYPHIQUES'ET PARATYPHIQUES,. 347

On utilisera une culture de 24 heures de bacille d Eberth authentique, en eau peplonée, de préférence. À défaut de culture en eau peptonée, on émulsionnera dans 10 centimètres cubes d'eau salée physiologique une culture sur gélose de 24 heures. ;

Deux tubes à essai suffisent pour chaque épreuve.

Dans le premier tube, on verse, avec une pipette graduée stérile, 2 cc. 5 (ou 50 gouttes) et dans le second tube 5 centimètres cubes lou 100 gouttes} de culture.

Immédiatement après, on laisse tomber, dans chacun de ces deux tubes, avec une pipette eflilée, stérile, 1 goutte de sérum à éprouver. La dilution du sérum dans le premier tube est donc de 1 p. 50 et dans le second de 1 p. 100.

On agite légèrement les deux tubes et on les laisse au repos, autant que possible à la température de 37°, pendant au moins 30 minutes et au plus 3 heures.

On pratique alors l'examen macroscopique à la loupe. Celui-ci suffit souvent à mettre en évidence l'apparition de grumeaux plus oumoins compacts.

Lorsque l’examen est fait après 30 minutes, les grumeaux ne sont pas visibles macroscopiquement, maïs si la réaction est positive, ils apparaissent très nets au microscope.

Pour les observer, il suffit de prélever, avec une anse de platine, une goutte de chacune des dilutions au 1/50et au 1/100. On porte cette goutte entre la lame et la lamelle et on examine sans Coloration avec un objectif à sec n° 6 ou 8, Oc. 3 (de Stiassnie), en diaphragmant beaucoup. Par comparaison, on fait une préparation témoin avec une goutte de la culture sans sérum.

Si l’agglutination est nette dans le second tube, où le sérum est dilué au 1/100, on dit que le taux de l'agglutination est de 1 p. 100.

Si l’on veut préciser le taux de l’agglutination au delà de 1 p. 100, on fait une dilution du sérum au 1/10 (0 ce. 1 de sérum pour 0 cc. 9 d’eau salée physiologique). On opère alors de la manière suivante :

Dans une série de tubes à essai, on verse successivement 1/2 centimètre cube, 1 centimètre cube, 1 cc. 1/2, 2 centitimètres cubes, 5 centimètres cubes et 10 centimètres cubes de cukure de bacille d’Eberth de 24 heures en eau peptonée. Puis on laisse tomber, dans chacun de ces tubes, une

goutte de la dilution du sérum au 1/10. On agite et on porte à l’étuve pendant 3 heures. Au bout de ce temps, on fait l'examen macroscopique à la loupe, puis l'examen microscopique d’une anse de platine du contenu de chaque tube. Si l'agglutination est positive dans les 1°", 2° et 3° tubes par exemple. et négative dans le 4°, on en conclut que la limite du pouvoir agglutinant du sérum étudié est de 1 p. 300. L'expérience se lit ainsi :

Le taux de 1 p. 100 suffit pour établir un diagnostic clinique. Si la réaction est positive seulement à 1 p. 50 et négative à 1 p. 100, le diagnostic reste douteux et l'épreuve sera renouvelée deux ou trois jours plus tard. En pareil cas, il est également indiqué d'effectuer parallèlement, et dans les mêmes conditions, l'examen du sérum suspect vis-à-vis du paratyphique B, qui est le plus commun. Mais on devra se rappeler que parfois les sérums normaux agglutinent le paralyphique B à 1 p. 80 et même à 1 p. 100. Le diagnostic de paratyphoïde B ne sera donc établi que par une séroagglutination positive au taux de 1 p. 200 au moins, alors que leb. d Eberth ne se montrera agglutiné par le même sérum qu'à moins de 1 p. 100.

H. — Salmonelloses.

On groupe, sous ce nom, toute une série d’infections produites par des bacilles qu'il est impossible de différencier du paratyphique B au point de vue bactériologique.

Ce nom est dû au bacille trouvé par Salmon dans le Hogcholéra (pneumo-entérite du porc). Actuellement ce microbe est considéré comme agent d'infection secondaire au cours de cette maladie qui est due à un virus filtrant.

Le groupe des Salmonella comprend un certain nombre de microbes à caractères généraux communs, pathogènes pour l’homme et pour divers animaux, principalement pour les rongeurs, les bovidés et les pores. Ce sont tous des bacilles courts, ciliés et mobiles, ne prenant pas le Gram, non sporulés, poussant sur la pomme de terre, peptonisant ordinairement le lait sans le coaguler, ne formant pas d’indol. ne fermentant pas le lactose mais fermentant le glu-

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cose et certains autres sucres, décolorantles milieux additionnés de rouge neutre.

On y range les bacilles des empoisonnements alimentaires (Aertrycke et Gärtner), le bacille de la psittacose, le Bacillus typhi murium (de Lüffler) et le virus Danysz, ainsi que le bacille de la seplicémie des veaux (de Thomassen). Lomry et Gillet ont été amenés à diviser les para B en trois groupes par leurs propriétés fermentatives et leurs caractères d’agglutination : 1° les para B', race homogène type normal décrit par Schottmüller : c'est le para B ordinaire ; 2 les para B?, ensemble de souches moins homogènes, dont le type est le bacille d'Aertrycke ; il se rattache aux para B'et se sépare nettement des para B° ; 3° les para B?, race tout aussi homogène et aussi uniforme que celle des para Bt, qui correspond au type décrit par Güriner et qui comprend le bacille de Norseele, les B.typhi murium et le virus Danysz.

BACILLUS TYPHI MURIUM ET VIRUS DE DANYSsz. — Milieu de culture pour les virus destinés à la destruction des souris et des rats. (Bacillus typhi murium de Lôffler, Danysz, etc., variété de paratyphique :)

Extrait de viande HMÉE RARES LR QLE à 10 gr.

Peptone 5 2:10. Mar Gal en: 15 gr.

Sel marin. . COPA S Cr Nes Ve DE.

Carbonate de baryum ot ter dE > gr.

FAR TONER RP ATEN PNA CIE, 1 litre

Faire bouillir et ajouter q. s. de lessive de soude pour bleuir le papier de tournesol rouge. Inutile de filtrer. Stériliser à l’autoclave à 120°, 30 minutes. Refroidir. Ensemencer avecune culture virulente et laisser 48 heures à l’étuve à 37°.

Le virus doit être utilisé dans le plus bref délai, Avec un litre dilué dans 3 litres d’eau salée à 5 p. 1.000 et mélangé avec 8 kilogrammes de grain écrasé ou concassé, on prépare 12 kilogrammes d'appât.

Préparation en grandes quantités du virus pour la destruction des rats, des campagnols et des souris (Danysz).

Mélanger dans des récipients de grande capacité 10 grammes d'extrait de viande, 15 grammes de peptone, 5 grammes de sel de cuisine et 5 grammes de carbonate de chaux ou de baryum parlitre, chauffer jusqu’à ébullition en

remuant de temps en temps, puis ajouter de la lessive de soude en quantité suffisante pour que le liquide donne une teinte légèrement violacée au papier de tournesol rouge. Répartir ce bouillon chaud à 70° environ, dans des bouteilles, sans cesser d’agiter la masse du liquide pour que le carbonate de chaux reste à l’état de suspension homogène et soit également distribué. Boucher les bouteilles avec des tampons de coton et les recouvrir avec un capuchon de papier. Porter à l’autoclave et chauffer pendant 30 minutes à 115°-1200. Cette stérilisation à l'appareil de Vaillard exige au total environ 2 h. 1/2 pour 105 à 106 bouteilles.

Vingt-quatre heures avant l'expédition, on ensemence, avec 1 centimètre cube de culture de B. typhi murium, les bouteilles maintenues à 36°. Au moment de l'envoi, on substitue, aux bouchons de coton, des bouchons de liège stérilisés à 120°, à l’autoclave, dans un bain de paraffine.

Pour l'emploi, ce virus peut être dilué dans 3 fois son volume d'eau salée à 5 p. 1.000. Le liquide dilué est ensuite versé sur l'appât, de l’avoine concassée de préférence, dans la proportion de 4 litres de liquide pour 8 kilogrammes de grains. Remuer pour que l'avoine soit régulièrement imprégnée de virus. Au bout de 2 ou 3 heures. on peut la répandre dansles locaux et les champs infestés de petits rongeurs. On compte en moyenne une bouteille de virus, soit 12 kilogrammes d’appât par hgctare.

Pour l’infestation des campagnols un milieu composéde :

Eau LH PNR ME SR ELLE 1 litre.

SODS F0 eve MONET ET ER LOU IRIS Pépione deniers. MENT EEE 5 gr.

Sandé-n06miArle se net HAT EL 5 cc.

él OTUINAITE PUR ES ME tree 4 gr.

donne une culture très riche. La virulence du bacille (à égalité de nombre de germes) est égale à celle du bacille cultivé en bouillon.

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