C. — Préparation de l’eau peptonée simple
Solution de 30 grammes de peptone (de Chapoteau ou autre) dans l’eau distillée. On fait bouillir et on neutralise à la soude pendant l’ébullition. On filtre sur papier, on répartit en tubes à essai ou en matras et on stérilise à 115° pendant 20 minutes.
D. — Préparation du bouil'on Martin (procédé recommande).
1° Solution de peptone. — On prend cinq estomacs de
porc qu'on lave à grande eau et qu’on passe au hachoir après avoir enlevé la graisse adhérente.
On fait une macération de ce produit haché dans les proportions suivantes :
Estomacde porc haché 451.041 L ws)it10200 gr. Acidetchlorhydrique pur 0.0. 05. . 10 ce.
Paoitedet 50027 Mr ER 1 litre.
On laisse dans un bain-marie à 50° environ, pendant 24 heures :. Ensuite on porte à l’autoclave (non-boulonné)et on chauffe à 100° pendant une demi-heure. On verse sur un tamis recouvert de coton hydrophile.
On neutralise le liquide filtré et chaud en ajoutant de Ja soude à 1 p. 10 ou du carbonate de soude à 1 p. 10 jusqu’à ce que le papier rouge de tournesol bleuisse nettement.
On filtre sur papier et on répartit en ballons de 1 litre, par 500 grammes. On stérilise à 115° pendant une demiheure pour conserver.
29 Macération de viande. — On fait macérer pendant 20 à 24 heures, à l’étuve à 37°, 500 grammes de viande hachée, dans 1 litre d’eau.
1. Ou un temps moins long si l’on désire obtenir une peptone plus riche en albunioses.
On passe à travers un linge, on exprime le jus et on ajoute 5 grammes de sel marin.
3° Mélange final. — On mélange 500 grammes de solution de peptone à 500 grammes de macération de viande. On chauffe à 70° et on alcalinise légèrement avec de la soude. Pour la culture du bacille de la diphtérie, on neutralise d’abord exactement à la soude et, lorsque le papier de tournesol rouge commence à bleuir, on ajoute au liquide, par litre, 7 centimètres cubes de lessive normale de soude (à 40 p. 1.000).
Porter à l’autoclave à 1209 pendant 15 minutes. Filtrer sur papier Chardin, répartir en ballons ou en tubes et stériliser à 1159, pendant 20 minutes.
E. — Préparation de la gélatine nutritive.
On prépare du bouillon de viande ordinaire, ou du bouillon peptoné à l'extrait de viande Liebig et, en même temps qu'on additionne celui-ci de peptone et de sel marin, on ajoute, en plus, 150 grammes {par litre) de gélatine en feuilles ! que l’on fait fondre dans le liquide chaud en agitant avec la cuiller, sans dépasser la température de 80°.
On neutralise ensuite (la gélatine est toujours très acide) et on alcalinise légèrement avec 5 centimètres cubes de lessive de soude normale, de telle sorte que le papier de tournesol rouge bleuisse un peu.
On porte à l’autoclave et on chauffe 10 minutes à 1100 seulement, dans la marmite émaillée.
Au sortir de l’autoclave, on laisse refroidir jusque vers 600, puis on colle la gélatine avec une solution de blanc d'œuf faite en battant un blanc d'œuf dans un verre conique avec 50 ou 100 centimètres cubes d’eau, qu'on verse par fractions, en agitant fortement, dans le bouillon gélatiné. On reporte de nouveau à l’autoclave. On chauffe 10 minutes à 1152 et on filtre dans un entonnoir à chaud. Répartir en ballons ou en tubes qu’on stérilise de nouveau 10 minutes
1. On emploie le plus souvent, dans les laboratoires français, la gélatine marque Coignet (dorée) qui est excellente. C’est une gélatine d'os. Elle fond à 25°. Dans les pays chauds on peut avantageusement se servir de gélatine de poisson ou colle de poisson (préparée avec les vessies natatoires d’esturgeons) et qui n'est fusible qu'à 30°.
à 1159 et qu'on solidifie suivant les besoins, inclinés ou droits. |
Certaines gélatines ne se solidifient plus lorsqu'on les a chauffées sous pression à 115°. Mais cela est rare. Il faut alors stériliser seulement à 100° par chauffage discontinu. une heure chaque fois, trois jours de suite, dans l’autoclave non boulonné.
F. — Préparation de la gélose nutritive.
On prépare du bouillon de viande normal, ou du bouillon Martin, ou du bouillon à l'extrait Liebig et, après neutralisalion et alcalinisation légère on ajoute, par litre, 15 grammes de gélose! qu'on a préalablement coupée en fragments, lavée et fait gonfler pendant quelques heures dans un peu d'eau. Cette gélose, exprimée, se dissout dans le bouillon chaud qu'on maintient aux environs de 100° en agitant avec la cuiller.
Lorsque la dissolution est achevée, on vérifie la réaction qui doit être toujours un peu alcaline. Sinon, on ajoute quelques gouttes de solution au 1/10 de carbonate de soude, jusqu à ce que le papier de tournesol bleuisse, et on ajoute encore » cc. de lessive normale de soude. On laisse refroidir aux environs de 60° et on colle la gélose au blanc d'œuf en mélangeant à toute la masse de bouillon gélosé (par petites portions et en agitant fortement) un blanc d'œuf qu'on a battu à part dans un verre conique avec 50 ou 100 cc. d'eau.
On porte alors, dans la marmite, le bouillon gélosé à l’autoclave ; on chauffe à 120° pendant 15 minutes, puis, au sortir de l’autoclave, on verse sur un filtre en papier Chardin'mouillé, dans un entonnoir à bain-marie. (A défaut d’entonnoir à bain-marie, on peut filtrer directement dans l’autoclave qu'on maintient à la température de 80° environ non boulonné.)
On recoit la gélose filtrée, soit dans des ballons, soit dans
1. La gélose ou agar-agar est fournie par diverses algues particulièrement abondantes dans les mers de Chine. Ce sont : Gelidium cartilagineum ou corneum. Gracilaria lichenoïdes, Euchema spinosum, ete. Elle n’est fusible qu'’au-dessus de 40°. C’est une pararabine (sorte de pectine) faiblement azotée. Sa formule chimique, d’après Greenish, est C21H%#019, soit 4 CSH'°05-H?0). Elle a un pouvoir /ixateur considérable, par exemple vis-à-vis de l’alexine des sérums frais.
des tubes qu'on stérilise de nouveau à 115° pendant 20 minutes et qu'on laisse solidifier droits ou inclinés, suivant les besoins.
Gélose glycérinée. — Préparée comme :il vient d'être dit.
En même temps que le blanc d'œuf pour le collage, ou aussitôt après, on ajoute 40 à 60 grammes de glycérine pure par litre.
Gélose sucrée. — Préparée comme il vient d’être dit. On substitue à la glycérine 20 grammes par litre (2 p. 100) de sucre (glucose, ou saccharose, ou lactose, ou maltose).
Gélose au sérum (de Joos). On verse dans un ballon de 2 litres de capacité: |
300 cc. de sérum de cheval.
150 cc. de bouillon ordinaire.
50 cc. de solution normale de soude à 40 p. 1.000.
Porter ce ballon pendant 2 à 3 heures dans un bainmarie entre GO et 700, puis 30 minutes à l’autoclave à 100 (autoclave non boulonné). Ajouter ensuite 500 cc. de bouillon chaud, stérile, dans lequel on a fait dissoudre 20 grammes de gélose.
Répartir et stériliser 15 minutes à 120.
G. — Préparation du lait comme milieu de culture.
Le lait du commerce doit être d'abord légèrement alcalinisé par quelques gouttes de solution de carbonate de soude à 1 p. 10 jusqu'à ce qu'il bleuisse légèrement le papiér de tournesol.
Répartir en tubes. Stériliser par 3 chauffages successifs à 100° à 24 heures d'intervalle et de 30 minutes chacun. La stérilisation à 115°altère le laiten peptonisant la caséine et caramélisant le lactose).
Lait tournesolé. — Même préparation. On ajoute au lait, légèrement alcalinisé, de la teinture de tournesol en quantité suffisante pour donner une teinte nettement violette. On peut, plus commodément, avoir de la teinture de tournesol toute stérilisée à part et l’ajouter, avec une pipette stérile, au fur et à mesure des besoins.
Petit lait. — On détermine, par une épreuve préalable,
pour le lait dont on dispose, la quantité de HCI (au dixième) en centimètres cubes qu'il faut pour provoquer la coagulation de :100 cc. de lait porté à 100°. Cette détermination faite, on porte à l’ébullition le lait total et on ajoute le volume d'HCI reconnu nécessaire, puis un léger supplément goutte à goutte, jusqu'à ce que la coagulation soit complète. On laisse refroidir pendant quelques heures ; on filtre sur un entonnoir garni d'ouate hydrophile, puis sur papier Chardin mouillé. Entre ces deux filtrations on alcalinise au carbonate de soude au dixième, jusqu’à bleuissement net du papier de tournesol rouge. On ajoute, s’il x a lieu, la quantité de teinture de tournesol nécessaire pour teinter le liquide en violet pâle ; on répartit en tubes et on stérilise, comme pour le lait, à 100° trois jours de suite, 90 minutes chaque fois.
H. — Préparation des pommes de terre pour cultures,
Les tranches de pommes de terre, enlevées et coupées à l’'emporte-pièce, doivent être immédiatement immergées dans un cristallisoir contenant une solution de bicarbonate de soude à 10 p. 1.000 t. Après une ou deux heures, on les essuie dans un linge, puis on les répartit en {ubes étranglés de Roux et on stérilise à l’autoclave maintenu pendant 20 minutes à 120%. Au sortir de l’autoclave, on étale les tubes à plat, de telle sorte que la face plane de chaque fragment de pomme de terre soit dirigée en bas. On évite ainsi l’incurvation des fragments et l’adhérence de la face convexe à la paroi du verre. Après quelques heures dans cette position, on relève les tubes et on les maintient droits.
Pommes de terre glycérinées. — Préparées comme eidessus, mais, au lieu de les tremper dans le bain de bicarbonate de soude, on les immerge pendant 48 heures dans de l’eau glycérinée à 5 à 6 p. 100. On remplit ensuite, avec la même eau glycérinée, ou du bouillon glycériné, Îles
1. Cette immersion dans la solution de bicarbonate de soude est surtout indispensable lorsqu'on emploie des pommes de terre un peu anciennes, qui sont généralement très acides. Les pommes de terre nouvelles le sont beaucoup moins. On peut les utiliser sans autre précaution.
tubes de Roux jusqu'à l’étranglement, et on les garnit de leur fragment de pomme de terre. Stériliser comme il est dit précédemment.