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I. — Gélose au sang de lapin et plasma coagulé de Gessard

a) Gélose sèche 7 grammes. Laver dans un courant d'eau pendant environ 12 heures. Egoutter.

Peser dans une capsule tarée. Ajouter :

NaGLS OR dE RE Ta DLpre Eau Per" 1° 440"Spour 450 gr'de pordsitoial, plus la tare de la capsule.

Verser le tout dans un ballon. Stériliser à l’autoclave et répartir par 3 cc. dans des tubes à essai (droits).

Dans chaque tube préalablement liquéfié à 45° au bainmarie, on répartit ensuite environ 1 cc. de sang prélevé dans le cœur d’un lapin avec une seringue stérile (voir pour cette technique, chap. xv, C). Avant la ponction, la peau du lapin doit être soigneusement aseptisée à l’iode. Après la ponction aspiratrice, changer l'aiguille et la remplacer, pour la répartition du sang, par une autre aiguille sortant de l’eau bouillante ; ou bien répartir directement avec le bec de la seringue débarrassée de son aiguille et qu’on a pris soin d'éviter de toucher avec les

doigts.

b) MiLIEU SOLIDE PRÉPARÉ A FROID, DE GESSARD. — On recueille aseptiquement, au sortir de la veine du cheval, du bœuf, du mouton ou du porc, 300 cc. de sang dans 100 cc. d’eau distillée stérile contenant 20 grammes de chlorure de sodium. Après dépôt des hématies. le liquide surnageant est apte à coaguler par son mélange à l’eau, dans la proportion d'un dixième en volume. Le coagulum ne se rétracte que faiblement et après un long temps, même à la température de l’étuve.

On peut réincorporer les hématies au taux originel et réaliser ainsi un équivalent du caillot sanguin, sous le degré de dilution susdit. Pour cela, les hématies sont

mises dans l'eau physiologique. La dose coagulante est ensuite mélangée.

On peut introduire dans ce milieu coagulable du glucose, de la glycérine, des sels, etc... en oh stérile. En cas de retard dans la coagulation, ajouter à la dose primitive quelques gouttes de solution au dixième de chlorure de sodium.

Ce milieu est utile pour les recherches qui réclament l'intégrité des principes animaux et des propriétés humorales.

J. — Bouillon-œuf de Besredka-Jubpille.

Réunir les jaunes de vingt œufs (350 centimètres cubes) dans un grand verre à pied et ajouter un litre d’eau distillée. L'eau doit être pure et avoir une réaction neutre ; dans le cas où elle serait acide, on commence par la neutraliser.

Le temps le plus délicat de la préparation est la clarification de l’'émulsion au moyen de la solution de soude à 1 p. 100 ; l'excès de soude rend le milieu impropre à la culture, le défaut de soude nuit à la transparence du milieu.

On.évite ces écueils en versant d’abord une quantité de soude égale à la moitié de la quantité de jaunes réunis. Ainsi à 350 centimètres cubes de jaune on ajoute, par petites portions, 175 centimètres cubes de solution de soude à 1 p. 100.

On s'arrête un moment pour s'assurer du degré de la solubilisation en aspirant chaque fois le jaune dans une pipette. On suit de la sorte la clarification ; celle-ci estarrivée au point optimum lorsque le liquide apparaît transparent en couche mince. dans la pipette par exemple, et qu'il reste légèrement opaque en couche épaisse, ou à travers les parois du verre à pied. Une dizaine de centimètres cubes, ajoutés à 175 centimètres cubes précédemment versés, suffisent généralement.

Avec de l’eau distillée, on complète jusqu’à obtenir, dans le cas particulier, sept litres de liquide dans lequel le jaune est représenté par la proportion de 1 : 20 (350 : 7000 —

20). Le milieu est réparti en boîtes de Roux (50 à 150 centimètres cubes) et stérilisé à 110° pendant vingt minutes.

Il est bon d’être prévenu que la quantité de soude nécessaire pour dissoudre le jaune d'œuf n’est pas toujours la même

Ce milieu convient à beaucoup d'espèces microbiennes à vitalité brève, particulièrement au pneumocoque, au méningocoque, au streplocoque, au gonocoque, au microbe de la coqueluche et au melitensis.

Le développement du bacille tuberculeux s'effectue dans ce milieu très rapidement, en abondance, en voile très mince et en poussière fine dans la profondeur.

K. — Milieu de Novy-Neal-Ch. Nicolle.

(POUR LEISHMANIA ET TRYPANOSOMES).

Gélosesf. un: . 6 Re RS ROSES 14 gr.

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Faire macérer, dans un cristallisoir très propre, la gélose dans l’eau distillée. Après 5 à 6 heures on renouvelle l'eau distillée et on rejette celle-ci après 24 heures de macération totale. On ajoute alors à la gélose gonflée, dans un vase d'Erlemmeyer taré, la quantité d'eau distillée nécessaire pour arriver au poids de 914 grammes, puis 6 grammes de chlorure de sodium. On fait fondre à l’autoclave en stérilisant à 1200 pendant 30 minutes, puis on filtre sur ouate hydrophile et on répartit ensuite par 8 centimètres cubes dans des tubes à essai de 15 centimètres de longueur sur 16 millimètres de diamètre, qu'on stérilise et maintient droits pour la solidification.

Conserver des provisions de ces tubes, bien bouchés avec un capuchon de caoutchouc.

Faire fondre au bain-marie cette gélose à 55° environ et introduire dans chaque tube 4 centimètres cubes de sang prélevé aseptiquement à la seringue dans le cœur du lapin. Mélanger sang et gélose fondue, en agitant légèrement sans former de bulles, et laisser faire prise, les tubes étant incli- IIÉS:

On garde ces tubes inclinés à l’étuve à 37° pendant 2 ou 3 jours, puis on les redresse, on les bouche au caoutchouc et on les conserve à l'obscurité jusqu à usage.

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