DATA ALORS
0,2 etc. 1.000 »
20 Dosage d'un sérum antidiphtérique quelconque. — On prépare comme précédemment, unesérie de tubes contenant 20 centimètres cubes de toxine et 2 centimètres cubes, 1 cc. 8... 1 centimètre cube, 0 cc. 9, O:cc. 8, 0 cc. 7, 0 cc. 6, etc., du sérum à essayer. On agite, puis on laisse au repos à la température de la chambre et on note l'apparition de la première floculation. Si elle se produit dans le mélange 20 centimètres cubes de toxine + 0 cc. 6 de sérum, on voit que le titre correspondant du sérum dans la table précédente est de 330 unités.
La floculation est plus rapide à l'étuve à 370-382 et plus rapide encore au bain-marie à 45°, mais, dans la pratique courante des dosages, il convient d'opérer à la température du laboratoire de 18 à 20°.
Avec les sérums chauffés à 55°-56°, le retard dans la floculation est notable. Avec un sérum chauffé à 58, ce retard est plus considérable encore. Les sérums portés à 60-65° ne floculent plus.
c) POUVOIR TOXIQUE ET POUVOIR FLOCULANT DE LA TO- XINE DIPHTÉRIQUE (d’après G. Ramon). — Pour comparer le pouvoir toxique et le pouvoir floculant, on prélève chaque jour une petite quantité de bouillon ensemencé de bacilles diphtériques dont on dose, après filtration, le pouvoir toxique in vivo par inoculation au cobaye et le pouvoir floculant in vitro en présence d'un même sérum antidiphtérique. Jusqu'au huitième jour, pouvoir floculant et pouvoir toxique s'élèvent parallèlement. A partir du 9, jour, le pouvoir toxique baisse alors que le pouvoir floculant se maintient stationnaire pendant plusieurs semaines.
Technique du dosage du pouvoir toxique par la floculation. — Dans une série de tubes à essai contenant 20 centimètres cubes d’une toxine qui, filtrée au huitième jour de la culture etéprouvée immédiatement, tuele cobaye de 250 grammes à la dose de 1/600 de centimètre cube on ajoute des quantités progressivement décroissantes : 2 centimètres cubes, 1 cc. 5, 1 cc. 3, 1 centimètre cube, 0 cc. 9, U'cc. 6,/-0-cc: 3, etc., de sérum antidiphtérique choisi en vue des titrages futurs.
Si la floculation apparaît d'abord dans le tube contenant 20 centimètres c. de toxine + 0 cc.7 de sérum, par exemple,
c’est que cette quantité de sérum neutralise 600 X 20 — 12.000 doses mortelles ; 1 centimètre cube du même sérum 12.000 >< 10 floculera donc en présence de HARAS —.17.000 doses mortelles, ce qui correspond à une toxine ayant un pouvoir toxique égal à — — 850 doses mortelles au centimètre cube. Pour un sérum donné on peut ainsi établir la table de concordance suivante :
Doses de sérum ajoutées à 20 cc. Pouvoir toxique correspondant à chaque de la toxine dont on veut doser dose de sérum lorsqu'elle provoque le pouvoir toxique la floculation initiale
fs (600 <X 10) = 1.275 doses mortelles au ce. 4 etc 1.105 »
5 etc 425 »
En possession de cette table, on peut facilement doser le pouvoir toxique d’une toxine quelconque pendant son élaboration dans la culture. Il suffit, pour cela, de préparer un certain nombre de mélanges renfermant, par exemple, 20 centimétres cubes de la toxine à examiner et des doses décroissantes : 2; 1,6 ; 1,4 ; 10,9; 0.8; 0,7, etc. du sérumtest. On ajoute les mélanges, on laisse au repos, on surveille et on note l’apparition de la première floculation qui a lieu, par exemple, avec 0,8. On se reporte à la table de titrage et on lit le nombre correspondant à 0,8, soit 680 doses mortelles au centimètre cube.
MICROBIOLOGIE 33