PREFACE
Ce Manuel Bibliographique est la réunion de plusieurs bibliographies partielles et de catalogues, célèbres mais peu communs, fondus en un seul corps aussi homogène que possible.
On y trouve tous les Ouvrages imprimés cités dans les trois grands Catalogues de Stanislas de Guaita, du comte Alexis Ouvaroff, de l’abbé Pierre Jacques Sepher (Sciences Psychiques seules, naturellement), plus tous les ouvrages cités par A. Du- REAu dans ses « ïh(otes bibliographiques sur le Magnétisme Animal », et la plupart de ceux donnés par Yve-Plessis dans sa « Bibliographie de la Sorcellerie » ; le tou} in extenso avec les Notices originales des divers Rédacteurs, soigneusement revues, corrigées et complétées, quand il y avait lieu.
En outre, plusieurs centaines de Fascicules, soit de Ventes publiques (du Rite Ecossais Philosophique (1863) et du Docteur Bourneville (1910) entre autres), soit de Libraires spécialistes, comme MM. Dorbon, Vigot frères, Lucien Bodin, Dujols et Thomas, (i) Chacornac, Nourry, et, parmi les étrangers, Rosenthal, de Miinich, ont été soigneusement collationnés pour tout ce qui concernait le sujet.
Le tout a été mis à jour jusqu'en 1910- 1912.
Incidemment, on a aussi mis à contribution ce qui a paru de la « Bibliographie
(1) Monsieur Dujols — successeur actuel de MM. Dujols et Thomas qui m'avaient fort gracieusement accordé jadis la permission de reproduire les notices de leurs premiers catalogues, — m’a manifesté tout récemment le désir d’être spécialement mentionné comme étant le rédacteur d'un certain nombre des notices les plus développées que je reproduis plus loin et qui sont sans autre signature. Afin de ne pas multiplier indéfiniment les références, et comme M. Dujols ne m’avait pas exprimé ce désir aussi péremptoirement tout d'abord, je n’avais signé de son nom (et de celui de son associé), que quelques unes de ces notices (Nos 249, 5272, etc.).
Dès que sa réclamation m’est parvenue, encours d’impression, j’ai aussitôt multiplié ces indications, principalement dans le Tome 111, qui était alors encore sous presse.
Mais il reste bien entendu que je n’entends nullement me donner personnellement comme le rédacteur de la totalité des quelques 10 à 12.000 notices du présent recueil.
Je n’ai pas voulu, non plus, les démarquer en les citant, ce qui eût été si facile, et ce, afin de permettre au lecteur éclairé de pouvoir rendre sans aucune difficulté, à chacun ce qui lui est dû.
Cette Note était prête pour l'impression quand M. Dujols a cru devoir se livrer contre moi et mon ouvrage à des allusions qui, pour un autre, eussent pû être blessantes (voir la couverture intérieure de son Catalogue N° 2,Juini9i2). Nous avons, dès lors, rompu tout rapport avec lui.
Générale des Sciences Occultes » de M. Bosc, la « Bibliographie des Sciences Religieuses y>, de M. Edmond Peneau, et une foule de documents moinsétendus, ou un peu vieillis, comme le Catalogue des Auteurs Hermétiques du Tome 111 de 1' «Histoire de la Philosophie Hermétique » de Lenglet-Dufresnoy, les Dictionnaires de l’abbé Migne, etc.
Dans ce travail d’assimilation, on a pu vérifier sur le vif combien l’ordre alphabétique était préférable à l’ordre par sujets traités, au point de vue de la rapidité des recherches : on l’a donc adopté.
Néanmoins, nous donnons aussi, comme une sorte de Table des Matières, une Classification numérique de presque tous les Ouvrages décrits, laquelle Table est ensuite résumée en un seul Tableau Synoptique, servant d’index Général.
On pense avoir ainsi combiné la rapidité de recherches de l’ordre Alphabétique et le secours documentaire de l’ordre par sujets traités.
On a omis presque partout les mentions : « ‘Rare », « Très rare », « Introii-- -cable », etc., qui sont assez vagues, les neuf dixièmes des livres anciens cités étant de cette classe. 11 a semblé plus intéressant pour le Travailleur de donner, quand cela est possible, une notion du Prix auquel se vend le plus généralement l’Ouvrage en question.
Ce Prix indiqué à chaque N° ou à peu près, a toutefois une allure assez souvent étrange, dépendant de la fantaisie antagoniste de l’Amateur et du Vendeur. On en a cependant exclu les variantes extrêmes, que rien ne justifie — sinon l’ignorance, ou les circonstances fortuites — et on s’est efforcé d’indiquer une valeur normale et équitable.
C’est une simple indication, un jalon, et rien de plus.
Depuis 1850 jusqu'à nos jours le prix ne se trouve guère mentionné que dans les cas exceptionnels (ouvrages très recherchés, ornés de planches, etc.) ; on peut suppléer assez exactement à cette omission volontaire en remarquant qu’un volume in-12 (i n- 1 6 ou i n- 1 8) de cette classe vaut à peu près 3 fr. 50 neuf et la moitié d’occasion, ou s’il est in-8°, 5 à 6 fr. neuf, avec dépréciation de moitié toujours s'il est d’occasion.
Dans la mesure du possible, on s’est attaché à donner pour le plus grand nombre des ouvrages leur Cote h la Bibliothèque Nationale, et les mentions dont ils font Pobjet dans les divers Catalogues, Bibliographies, - Dictionnaires, etc. afin de faciliter les vérifications de toute nature.
La plupart des Auteurs le moins du monde connus, font le sujet de quelques notes Biographiques succinctes, définissant brièvement leur personnalité.
Enfin on a donné un grand nombre de Renvois, tant aux Sources originales extérieures qu’aux divers passages du Manuel même ayant trait au même sujet ou à un sujet très analogue, afin de faciliter d’autant la besogne des travailleurs.
Rècjles de Classement adoptées
11 ne sera pas inutile, pour éviter des pertes de temps, de rappeler brièvement les Règles que nous nous sommes efforcé de suivre dans le classement alphabétique, bien que ce procédé semble échapper à toute équivoque, et ne demander aucune explication.
Chaque compilateur suit des errements qui lui sont propres, à ce sujet, et certains, comme Larousse, par exemple, paraissent s’abandonner à l'inspiration du moment, et suivre tantôt une règle, tantôt une autre. De sorte que l’art de savoir chercher un renseignement est loin d’être aussi vain qu'il apparaît au premier abord.
Bien plus, il nous a été démontré à l'essai qu'il est pour ainsi dire impraticable de s'en tenir à des règles rigides, sans admettre d’exceptions : on tomberait dans des anomalies choquantes.
Mais il n’en est pas moins vrai que l’on peut formuler un code de règles intéressant, quitte ensuite à admettre des exceptions, bien prévues d'avance.
Voici l'ensemble du système que nous avons suivi :
Les Auteurs sont classés, d’abord suivant l’ordre alphabétique de leurs noms de famille ou- patronymiques ci secondairement par celui de leurs prénoms, initiales ou qualités, quand ces renseignements sont connus.
On a choisi comme nom de famille (en cas de doute) celui de leurs noms véritables sous lequel ils sont le plus généralement connus, ou le premier quand il y en a deux.
Exemple : Deseandes (Bouleau). — Voyez : Boureau-Deslandes.
On fait abstraction, dans le classement, de la particule « de », dans les noms comportant seulement un ou plusieurs noms de baptême avant cette particule.
Exemple : Stanislas de Guaita. Voy.: Guaita (Stanislas de).
Mais pour ceux qui comportent un autre nom de famille avant la particule, on les a classés autant que possible à ce premier nom de famille.
Ex. : de Puysegur (Chastenet). Voy. : Ghastenet de Puysegur.
Cependant la particule n’est retranchée dans le classement que sous scs formes •simples : De, d’, ou, en allemand : Von.
Sous ses autres formes étrangères : Van (Hollandais) ; Da (Portugais) ; Mac ou O’ (Irlandais et Ecossais) elle est considérée comme formant un seul mot avec celui qui la suit immédiatement.
11 en est de même des formes composées françaises, Du et Des, qui sont aussi supposées faire partie intégrante du mot qui les suit ; cela a son importance, car le classement alphabétique se faisant théoriquement mot par mot, sans cette convention on risquerait de classer Du Potet, par exemple tantôt à Du tout court, et tantôt à Dupotet.
Les noms commençant par Le, La, Les, sont également considérés comme ne formant qu'un mot avec ce qui les suit immédiatement.
Ex. : de la Villirouet. Voy. : Lavili.irouet (de).
Les Auteurs dont le pseudonyme est dévoilé avec un degré de certitude suffi-
sant sont presque toujours classés à leur nom véritable ; mais qui voudrait classer Voltaire à Arouet, Fénelon à Salignac, ou Albert le Grand à Bollstædt ? Il y aura donedes exceptions.
Les autres auteurs pseudonymes non connus restent classe's à leur pseudonyme, comme aussi ceux dont le pseudonyme est par trop diversement interprété.
Les Jnitialismes et les Termes vagues, (comme par exemple : « Un Initié », « Un ancien Chanoine », etc.), sont classés à la Lettre ou au mot strictement initial de l’Initialisme ou du Terme vague, sans suppression d’article ou de la lettre M. (pour Monsieur).
Le classement des ouvrages complètement anonymes est le plus pénible. Nous avons renoncé à trouver « le mot le plus saillant » du titre pareéque il y a générament désaccord complet sur ce point, et nous avons pris en général pour mot d’ordre le premier mot qui ne soit ni un article, ni une préposition, ni un pronom ; enfin le premier substantif ou adjectif ou analogue qui se trouve sur le titre.
Ex. De Tribus Impostoribus, Voy. : Tribus Impostoribus (De) et non pas « Impostores » qui me paraîtrait cependant assez le mot le plus saillant du titre.
Quand le premier mot ne suffit pas à déterminer le classement, on prend secondairement celui qui suit; s’il ne suffit pas non plus on prend le troisième, etc; Mot par {Mot, et non pas Lettre par Lettre comme on le fait quelquefois.
Ainsi dans le classement des noms patronymiques débutant par « Saint » nous donnons d’abord tous les Saint-N- • • sans y intercaler les noms comme Saintier, par exemple.
Dans ce classement secondaire oh ne supprime aucun mot, ni particule, ni article.
Les Üfoms latins sont en général énoncés au Nominatif — à moins que ce cas ne soit indécis, et non énoncé dans le titre.
Les auteurs sont classés, de préférence, à leur nom dans leur propre langue, à moins que cela n’entraîne à de grandes complications, comme les noms Arabes, par exemple. Mais à part cela nous avons classé le Chancelier Thomas More à ce nom, et non pas à Morus, et John of Holywood à ce nom plutôt qu’à « de Sacro Bosco » qui en est la traduction latine.
Cette règle est toutefois une des plus indécises : faut-il classer Melanchton à Schwarzerde ? Nous ne l’avons pas fait, afin d’évitef une surabondance par trop grande de renvois.
Les Saints canonisés sont classés à leur nom de Saint, abstraction faite de ce qualificatif : les familles dont le nom débute par « Saint » sont, comme nous l’avons dit, classées à ce mot, compté comme distinct de ce qui le suit.
Les Revues, Journaux, etc., sont en principe classés comme anonymes. Toutefois, quand leur Directeur est un personnage marquant dans les Sciences Psychiques, c’est à son nom que se trouve la description détaillée de l’ouvrage, et au nom pleine de la publication, il n’y a qu’un renvoi.
Les ouvrages collectifs sont presque toujours classés au Premier nom d’auteur du titre.
Les diphtongues à, ô, ü, sont en général classées comme deux lettres séparées: o e, a e} ne. D’autres fois on a négligé 1’ « e ».
Pour le classement des ouvrages d’un même auteur, on a adopté la règle générale du classement des anonymes, mais avec ces importantes restrictions que :
i° : — Les « Œuvres » ou « Œuvres complètes » sont toujours présentées les premières.
2° : — Les ouvrages qui se complètent mutuellement, les traductions diverses d’un même ouvrage sont, autant qu’il se peut, groupés ensemble.
3° : — On a rapproché les diverses éditions ou les traductions d’un même ouvrage, même publiées sous des titres différents.
Enfin, par une extension de l’Ordre Alphabétiqae, on a classé les Catalogues d'amateurs ou de bibliothèques au nom de ces amateurs ou de ces bibliothèques.
On a aussi groupé autour de sujets célèbres les anonymes qui s'y rapportent et qui eussent été sans cela disséminés un peu partout.
Par exemple, 1’ « Affaire du Collier » est le sujet d’un article (voir Collier) comme aussi « Salerne » pour son Ecole, Lourdes, pour ses miracles; etc.
Les Causes Célèbres qui nous concernent font le sujet d’un article, Urbain Grandier, Jeanne d’ARc, par exemple (classée à. Jeanne) ; également certains personnages connus aux titres. les plus divers : Louise Lateau, la Stigmatisée; Magdeleine Bavent, la Possédée, etc.
Suivant l'usage, on s’est efforcé de mettre entre crochets : [...J tous les Noms dés auteurs qui ne sont pas donnés comme tels sur le titre même du livre, mais cette règle est encore sujette à exceptions pareeque, entre autres choses, il arrive que, de deux éditions d'un même ouvrage l’une est anonyme et l’autre ne l'est pas. Puis, malheureusement, certains catalogues où nous avons puisé n’ont suivi cette règle que de fort loin, (le Catalogue Sether pas du tout, entre autres). Enfin, d’autres fois, le nom de fauteur est à moitié sur le titre, comme Del — pour Delandine, par exemple, etc.
La classification des auteurs de même nom, suivant les Prénoms qu'il possèdent nécessite une remarque : comme le Prénom usuel (ou, en tout cas celui qui est sur le titre) n’est pas toujours le Premier de la liste, il s'ensuit que l'ordre respectif que nous avons assigné aux articles peut apparemment ne pas être toujours celui que semblerait indiquer le Premier prénom mentionné.
11 est donc Impérieux de suivre la ffègle bien connue de tous ceux qui ont un peu pratiqué des recherches, savoir :
QUAND ON NE TROUVE PAS UN ARTICLE EXACTEMENT OU L’ON PENSE QU'IL DEVRAIT ÊTRE, NE PAS ABANDONNER LA RECHERCHE AVANT D'AVOIR JETÉ UN COUP D’ŒIL RAPIDE, MAIS ATTENTIF, SUR TOUS LES ARTICLES QUI PRÉCÈDENT ET QUI SUIVENT IMMÉDIATEMENT.
Neuf fois sur dix on y trouvera un renseignement qui mettra sur la voie.
D'ailleurs, avant d’abandonner une recherche d'auteur peu connu — ou même d’un autre — il est bon de ne pas s^en tenir strictement au nom que l’on croit connaître : par exemple, on cherchera au nom latinisé , ou inversement, au nom traduit , tant en français qu’en la langue originelle de l’auteur en question.
On épuisera les transforma lions courantes par redoublement de lettres (l, s, t, principalement); on verra (ou, inversement, on traduira) les formes archaïques ; et enfin, on se méfiera des particules indûment rattachées aux noms qu’elles pré1 cèdent, comme dans Deslon pour d’EsLON, par exemple.
Enfin la Table par ordre des Matières sera, dans quelques cas un précieux aide-mémoire pour retrouver le nom que nous avons cru devoir choisir comme titre de notre article.
ABREVIATIONS
SIGNES CONVENTIONELiS, etc.
Autant qu’il nous a été possible, nous avons indiqué d’un signe la source d'où provenaient les ouvrages mentionnés. Voici la clef de ces abréviations :
(Bb
(Bib
(Bib. Nat.
(Bo
(Coll.
Diction ie des Ouvrages anonymes de Barbier.
Bibliothèque...
Bibliothèque Nationale de Paris.
Bibliographie de M. Ernest Bosc.
Collection .
Bibliographie de M. Dure au, page 79. (Cette Bibliographie ne comporte pas de Nos).
(Do
(G-1925 (Gr. p. 28
(Le
(Pen q. v.
(Ros
S. de G.
Sep.
(St-Y-897
(Ye
(Hl-789)
Catalogues de la Librairie Dorbon.
Petit f Dictionnaire Bibliographique de Fournier.
Catalogue de Stanislas de Guaita, N° 1925
Bibliotheca Magica de Graesse, p. 28.
Grand Dictionnaire du XIXe Siècle de Larousse.
Hist. de la Philos. Hermétique de Lenglet Dufresnoy.
Dictionnaire des Prophéties de Lecanu.
Catalogue Ouvaroff, N° 1412.
Occult Publishing C° de Boston (Libraires).
Bibliographie Religieuse de Peneau.
« quem vide » : renvoi.
Librairie Rosenthal, de Miinich.
Catalogue de l'Abbé Sepher, N° 3379 b.
Stanislas de Guaita.
Abbé Sepher.
Sine Indicatione : sans indication.
Catalogue delà Bib. du Chateau de Saint-Ylie (Jura) N° 897.
Sine ulla indicatione : Sans aucune indication.
Catalogue Yemeniz.