‹ Manuel BibliqueChapitre 30 sur 126 · ANT. MURET · texte numérisé non relu

ANT. MURET

1 Decebat hunc purissimum puritatis doctorem ex puris prodire thalamis. Si enim qui apud Jesum bence fungitur sacerdotio abstinet a mulicre, ipse Jesus quomodo ex viro et muliere proditurus esset? S. Cyril. Hieros., Calech., xix, 25. — 2 Joan., 1, 43. —3 Joan., 1, 12 ; ur, 6; 1V, 24; I Cor., xv, 45, 47. Non hoc debet offenderc quod mirabilis mirabiliter natus est. S. Aug., De Civ. Dei, x, 29. Deum hujusmodi decebat nativitas qua nonnisi de Virgine nasceretur : talis congruchat et Virgini partus ut non pareret nisi Deum. S. Bern., Super missus est, 11. Uf, Bossuct, Inst. sur la version du N. T., xx.

Fils? Et si elle n’est en rien préférable à l’origine naturelle des enfants des hommes, pourquoi les chrétiens l’auraientils supposée et attribuée au Sauveur? D'ailleurs, doit-on s'étonner, dit S. Augustin, que le Fils de Dieu ait une telle origine, lui qui a fait en sorte que ses membres naquissent à la vie de la grâce par la vertu du Saint-Esprit et d’une Eglise toujours vierge ‘?

IL. Il a voulu que sa Mère, tout en restant vierge, eût un époux : — 1° Pour qu'elle ne fût pas d’abord exposée au déshonneur, ni lui avec elle. — 2° Afin qu’elle eût un garant non suspect de son innocence et de sa virginité. — 3° Afin d’être lui-même protégé et nourri dans son enfance, comme les autres hommes. — 4° Afin que Marie honorât l’état du mariage, qui est celui de la plupart des hommes, et qu’elle püt servir à la fois de modèle aux vierges, aux épouses et aux veuves ?.

95. — Comment s'est vérifiée cette prédiction : Que le Fils de Marie monterait sur le trône de David, et qu'il règnerait à jamais dans la maison de Jacob, Luc., 1, 32?

Nous voyons Jésus-Christ régner sur les Israëélites fidèles qui l’ont reconnu pour le Messie et sur les Gentils qui forment avec eux une même société religieuse. L'Eglise est la vraie maison de Jacob, la postérité spirituelle d'Abraham, l’Israël de Dieu *, où le Sauveur doit dominer à jamais. On l’appelle la #aison de Jacob, pour rappeler son origine * et honorer son premier état *. Elle est le royaume éternel pro-

1 Oportebat caput nostrum secandum carnem nasci de Virgine, quo sigoificaret membra sua de virgine Ecclesia sccundum spiritum nascitura, S. Aug., de Virgin., vi. Non dubitabitis virginem parientem, si velitis credere Deum nascentem. Et Ecclesia parit et virgo est; et Christum parit, quia membra ejus sunt qui baptizantur. Ergo Mariæ simillima est. De fide rerum quæ non videntur, 5. Cf. Sermo aoxur, 1. Idem Spiritus replet fontem qui replevit et virginem. S$. Leo, Serm. 1v de Nativ. Brev., Vigil. Pent., lect. 4. — 2 Uno tali consilio et admittitur testis et excluditur hostis et integra servatur forma virginis matris. S. Bern., Super missus est, Hom. 11, 13. Cf. Brev.rom., Vigil. Naliv. D. N., lect. 1; et fer. 1v hebd. 3: Ady.; S. Thom., p. 3, q. 28 et 29. — 3 Gal., 1v, 6. — k Ut commendetur origo seminis. S. Aug., Serm. axvirr. — 5 Non tu radicem portas, sed radix te. Rom., x1, 18. Præcisus est oleaster, ut

. mis par Nathan à David pour celui de ses descendants qui devait faire sa gloire et recueillir le fruit des promesses !. Elle est l'empire qu'Isaïe annonçait, lorsqu'il disait : « A la fin des temps, la montagne sur laquelle sera bâtie la maison du Seigneur s’élèvera par dessus toute hauteur, et les nations y viendront en foule. On dira : Allons à la montagne du Seigneur, et il nous enseignera ses voies et nous marcherons dans ses sentiers. Car la loi sortira de Sion et la parole du Seigneur viendra de Jérusalem ?. Le Fils qui nous est donné portera sur son épaule le signe de sa principauté. IL s’appellera admirable, le Conseiller, Dieu, le Fort, le Père du siècle à venir. Son empire s’étendra : il siégera sur le trône de David et il possédera son royaume *. » Enfin elle est la puissance indestructible que Daniel décrivait, comme formant l’apanage du Fils de l’homme et devant braver la durée des siècles *.

C’est dans ce sens que la sainte Vierge entendit les paroles de l’Ange. Car elle ne partagea jamais les préjugés des Juifs charnels. Elle savait bien que le royaume temporel de David était détruit et que celui qui était promis à son Fils n’était pas un royaume terrestre, mais un royaume spirituel différent de celui des rois et des princes de la terre ‘.

* 96. — L'humanité du Sauveur a-t-elle été unic hypostatiquement au Verbe divin dès le premier moment de son existence ?

L’Evangile ne permet pas d’en douter : Quod nascelur ex te sanctum: vocabitur Filius Dei 5, Quod in ea natum est de Spiritu Sancto est T. To ev avrn yevr0ev, c’est-à-dire l’enfant qui est en elle, mais qui n’est pas un enfant ordinaire; qui a été conçu, animé, sanctifié tout à la fois. « L’humanité du Sauveur n’a pas été tirée du néant pour être unie au Verbe,

insereretur in olivam. Jam ad olivam pertinent; jam non debent dici gentes, sed una gens in Christo, gens Jacob, gens Israel. S. Aug., In Ps. exzvu, 28. Cf. Eph., 11, 20.

1 Reg., vir, 12-14. — 2 Isai., 11, 2, 3. — 8 Isai., 1x, 6, 1. Cf. Heb., 111, 56.—% Dan.,-11, 4; vu, 44. Cf. Ps. xLIv, 8: Lxxxvur, 7; oxxx1, {1; Jer., xxur, 5; Ezec., xx1v, 22; Heb., 1, 8. — 5 Luc., 1, 33. Cf. Ps. 11, XLIV, LxxI, Cix. — 6 Luc., 1, 35. — 7 Matth., 1, 20.

tj

dit S. Augustin : elle lui a été unie à l'instant même où elle a été créée !. » « Quand lAnge disait à Marie : Ce qui naîtra en vous sera saint et on l’appellera Fils de Dieu, il avait

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en vue, non la chair du Sauveur, dit Tertullien, mais sa di-

vine personne ?. » La même conclusion résulte des paroles de S. Paul : Ubi venit plenitudo temporis, misit Deus Filium suuin, factum ex muliere *,et même du Symbole des Apôtres : Credo in Jesum Christum.…. Filium Dei unicum, qui conceptus est Spiritu de Sancto. Celui que Marie à conçu est donc un Homme-Dieu,non un homme dont Dieu aurait fait son Fils : Non alius a Patre et alius a matre, sed idem, aliter a Patre et aliter a matre; c’est pourquoi la sainte Vierge est proprement Mère de Dieu, @cotoxos *. Le concile d’Ephèse (424) a condamné comme hérétiques ceux qui ont prétendu que Jésus-Christ avait d’abord existé comme homme et mérité dans cet état l’union hypostatique .

97. — D'où vient que la conception du Fils de Dieu est attribuée au Saint-Esprit, sans qu'il soit jamais appelé le Père de Jésus-Christ ?

La conception du Fils de Dieu ou la production de son humanité dans le sein de Marie est une œuvre des trois personnes, comme toute œuvre divine ad extra. Si l'Eglise l'attribue spécialement au Saint-Esprit, c’est la conséquence d’un principe général qui fait rapporter à l'Esprit saint tous les actes de la sainteté, de la charité et de la miséricorde divines. Ce n’est pas d’ailleurs une raison pour donner à la troisième personne le titre de Père du Sauveur $. Comme Dieu, c’est par le Père seul que Jésus-Christ est engendré; et comme homme, il ne saurait avoir la qualité de fils qu’à égard de sa mère, nul n’ayant été proprement son père,

1 Nec sic assumptus est ut prius crearctur, post assumeretur, sed ut in ipsa assumptione crearctur. S. Aug., Cont. Semiarian., vi. Non solum unus Christus, sed semper unus. Vince. Lirin., Commonit., 15. — 2 Tert:, Adv. Prat, 21. — 3 Gal., 1v, 4. — # Cyrill. Hierosol., Catech., x, 19. Pudore afficiatur Nestorius : puer hic Deus est. S. Joan. Damasc., Brev. Fest. S. Joachim, lect. vi. — 5 S. Thom., p. 3, q. 21, a. 2, ad 2; q. 33, a. 3, et Cont. Gent., IV, 4 et 28. Brev., 9 Fev., lect. 1v-vI. — 6 Quis hoc dicere audebit? S. Aug., Enchir., 12.

&est-à-dire ne lui ayant communiqué sa vie, secundum similitudinem speciei, sicut fit homini nascenti de patre suo !.

On ne saurait trop admirer dans ces récits le langage pur, surnaturel, céleste du saint Evangile. Comme il tient l’âme élevée au-dessus de la terre et des sens! Qui de cœælo venit, super omnes est°.

* 98. — Voit-on dans l’Ecriture un témoignage de respect pour une créature, comparable à celui de l'ange Gabriel pour la sainte Vierge?

Il y à dans les paroles de l’Ange à Marie, comme dans tout ce récit de lAnnonciation, une expression de respect qu’on ne trouve nulle part ailleurs à ce degré : Soli Mariæ hœæc salutatio servabatur, dit S. Ambroise‘. Le mot grec xeyoptrwpevn (de y2pt7o0 *), digne objet de l’amour et des faveurs du ciel, mot rendu par speciosa dans la version de Luther, par gratiam consecuta dans celle de Calvin, par gratis dilecta dans celle de Bèze, et traduit par gratia plena ou par un équivalent, non seulement dans lItalique et la Vulgate, mais dans toutes les anciennes versions, syriaque, cophte, éthiopienne, arménienne, etc. Ces mots : Dominus tecum, aussi bien que Benedicta tu, sont pris comme exprimant, non un souhait, mais un fait admiré en Marie par lenvoyé céleste et proclamé à sa gloire. En effet, l’Ange ne vient pas pour lui donner des encouragements, mais pour lui révéler les décrets divins, et ces décrets supposent déjà en elle une perfection incomparable. Les paroles d’'Elisabeth ajoutées par l'Eglise et également inspirées du ciel : Benedicta tu in mulieribus et benedictus fructus ventris tui°, expriment la

1 Non enim de substantia Spiritus sancti, sed de potentia, nec genceratione, sed jussione et bencdictione conceptus est. Op. S. Aug., Serm., caxxx1v, 5, Apoc., Cf. S. Thom., p. 3, q. 32, a. 3. — 2? Joan., 11, 31. A cette époque, Ovide publiait à Rome ses poésies lubriques, et Auguste était forcé d'exiler sa fille Julie qui avait trop imité son père. Ann. de phil. chrét., t. vxxviur, 184, etc. Infra, n. 598. — 3 Cf. Dan., 1x, 21; Luc., 1, 19-26. — # Sola gratia plena dicitur, quæ sola gratiam quam nulla alia mçrucrat consecuta est, ut gratiæ repleretur auctore. $S. Amb., In Luc., hoc loc. — 5 Cf. Ephes., 1, 6. — 6 Cf. Ps. xzrv, 12. Cf. Conc. Trid., sess. vi, can. 23. — 7 Magis quam mecum, $. Aug., — 8 Cf. Jos., 1, A1; Jor., 1, 8; xv, 20. — ? Luc., 1, 42.

21% . JÉSUS-CHRIST SELON L’'ÉVANGILE. [n° 100 =

même idée. Tout en rapportant à Dieu la gloire, de ce qu’il opère, la Mère du Seigneur, n Marre tou Koptou!, fait voir en son cantique qu’elle comprend la portée de ces félicitations ?.

* 99. — Marie, étant de la famille de David, pouvait-elle être parente, ovyyevne, d'Elisabeth de la famille d'Aaron ?

Il est possible que la mère d’Elisabeth ait été de la famille de David, tante ou cousine de la sainte Vierge, comme il est possible que la mère de la sainte Vierge fût de la famille d’Aaron*. La loi défendait aux prêtres de prendre pour épouse une femme qui ne fût pas née de parents hébreux*; mais ils n'étaient pas plus tenus que les autres à sa marier dans leur tribu’. On voit même un grand-prêtre, Joïada, épouser Josabeth, fille du roi Joramf. Quant à la femme, la loi ne restreignait sa liberté à cet égard que lorsqu'elle était unique enfant ou héritière des biens de sa famille?, et ce cas ne pouvait même pas se présenter dans la tribu de Lévi, qui n'avait pas eu sa part du territoire de Chanaan.

ARTICLE V

Visitation, Luc., 1, 39-56 8.

* 100. — Pourquoi l'Evangéliste retrace-t-il avec tant de soin cette scène de la Visitation?

Cest dans ce mystère que le Sauveur fait la premiére communication visible de son divin Esprit°. S. Jean reçoit dès lors la faveur la plus insigne: l’infusion de la grâce sanctifiante °. Elle lui est conférée en vue de sa vocation, pour le

1 Luc., 1, 43. Elisabeth indignam se adventu Deiparæ, tns Oeoroxov, dicit, quemadmodum et Joannes indignum se dicet qui Christo ministraret. Orig., In hunc loc. —"2/Cf4S. Thom. 1p."3, q. 80, "a. 92; add; p.1, q. 25, a. 6, ad 4. — 3 C'est le sentiment de $. Augustin: Firmissime tenendum est carnem Christi ex utroque genere propagatum, et regum scilicet et sacerdotum, De consens, Evang.,u, #. — # Lev., xxr, 14. — 5 Jud,, xx1, 1. — 6 II Paral., xxur, 11. — 7 Num., xxx1, 6, 1. — 8 Hébron est à 25 lieues de Nazareth, au sud. — 9 Cf, IL Reg., vr, 9, 11. — 10 Luc., 1, 45.

n° 101] SA VIE CACHÉE. — LA VISITATION. 215

. mettre en état de glorifier Dieu et de sanctifier les âmes; et

elle est accompagnée des consolations les plus douces pour ses parents et pour lui. Or, c’est par Marie que cette grâce lui est faite : Ad vocem Mariæ exultavit infantulus, obsecutus antequam genitus'. L'Evangéliste a pu croire que cette indication nous serait utile. De saints Docteurs ont vu dans ce fait un exemple de la conduite que Dieu a coutume de tenir sur les âmes qui lui sont chères, en particulier sur ceux qu'il destine à l'honneur de devenir ses ministres : Ut proinde si quid spei in nobis est, si quid salutis, ab ea noverimus redundare?.

101. — Quelles remarques a-t-on faites sur le cantique de la sainte Vierge ?

1° Le Magnificat est le premier cantique du Nouveau Testament : il pourrait servir de conclusion à l'Ancien.

2° Il à du rapport avec plusieurs autres, surtout avec ceux de Marie, sœur de Moïse, et d'Anne, mère de Samuel”; mais combien l’âme de la sainte Vierge paraît plus unie à Dieu et plus sainte! Combien son langage a plus de majesté, d’élévation et de calme! C’est bien le prélude de la voix du Sauveur *.

3° La conduite de Dieu dans l'établissement du christianisme y est admirablement dépeinte. Marie a devant les yeux tous les événements qui vont s’accomplir : la synasogue réprouvée, l'Eglise fondée, les Apôtres glorifiés, les Gentils comblés de grâce, enfin toutes les promesses magnifiquement accomplies.

4° À Ja salutation de sa parente : Benedicta tu in mulieribus, la sainte Vierge répond par une prédiction aussi précise que merveilleuse: Beatam me dicent omnes generaliones*.

1 $S. Amb., De instit. Virg., 50. — 2 S. Bern., Serm. in Naliv. B. M., n, 6. — 3 I Reg., 11, 1-10. —# Cecinit Debora victoriam a Sisara, Judith Holophernum extinctum, Moysis soror Pharaonem submersum; Anna quoque pro filio Samuele longiores Deco gratias edidit; sed non sic Hebræas illas audire canentes, ut Prophetissam nostram, delectat. S. Th. a Villanov., Serm. in Visit. — 5 Luc., 1, 43, 45. — 6 Luc., 1, 48.

216 JÉSUS-CHRIST SELON L'ÉVANGILE. [n° 402

Or, elle a vu pendant sa vie! et nous voyons encore tous les jours l’accomplissement de cet oracle*?.

5° Les sentiments exprimés dans ce cantique sont bien ceux qui devaient pénétrer la mère de Jésus, après la faveur incompréhensible qu’elle avait reçue. Telles devaient être sa foi, son humilité, sa reconnaissance ; tel son ravissement sur la sagesse, la puissance, la bonté de Dieu dans la rédemption du monde*. Quel admirable modèle pour les âmes intérieures que le ciel favorise de ses grâces!

6° Enfin le langage des écrivains sacrés paraît naturel à la très sainte Vierge. Elle n’emploie pas une expression qu’on ne lise dans le Psalmiste et dans les Prophètes. Toute la différence est dans la profondeur de ses pensées et dans la sublimité de ses sentiments.

102. — Que signifie ce dernier verset : Sicut locutus esl… Luc., 1, 55?

Le dernier verset de ce cantique rappelle la promesse faite par le Seigneur à Abraham de lui donner une postérité, un fils, oteopa, semen, proles, en qui seraient bénies toutes les nations de la terre : Benedicentur in te et in semine tuo cunctæ tribus terræ*. S. Paul, en citant ce passage, fait remarquer ce mot, semen. « Le Seigneur ne dit pas : dans vos rejetons, mais dans votre postérité. » Non dicit : Et seminibus, quasi in mullis, sed quasi in uno : Et semini tuo, qui est Christus*. La sainte Vierge prend ce terme dans le même sens; elle signale l’accomplissement de cet oracle dans le mystère qu’elle porte en son sein.

Mais ce n’est pas à Abraham seulement que le Messie a été promis ; il Va été à tous les patriarches : Ad patres nostros. I a été prédit par tous les prophètes : Per os sanctorum qui a sæculo sunt°. On n’est pas seulement averti de l’approche

1 Luc., x1, 27. — ? Dans la récitation de l’Ave Maria. — 3 Cf, S. Aug., de Civ. Dei, xxu, 8. — # Gen., xxvim, 14. C£. Gen., xx, 3; xvinr, 18; XXI LS: XVI; 2, 4AUC. 0. 32: Act. T2 D 20 Gal! II, 8 16. — 5 Gal., tr, 16, 29. Cf. ni Reg. ANT, 2,8 ES UC 1 US AE. xx vins 20. Prævidens quosdam futuros qui miracula ejus magicis artibus tribuerent, prophetas ante præmisit. Numquid enim, si magus erat, ct magicis

du divin Rédempteur ; on a son signalement. Pour prévenir toute méprise et toute usurpation, Dieu a tracé d'avance les principaux traits de son histoire. Ainsi l’on sait qu’il aura un précurseur ‘, qu'il doit naître enfant”, d’une mère vierge’, dans la ville de Bethléem*; qu’il doit descendre d'Abraham, sortir de la tribu de Juda* et de la famille de David’; qu'il paraîtra quand Juda aura perdu le sceptre de l’autorité® et que les soixante-dix semaines d’années fixées par Daniel seront écoulées®. On est averti qu’il viendra à Jérusalem, dans le temple de Zorobabel'°, qu'un autre Elie le précédera ‘’, qu’il annoncera l'Evangile aux pauvres et aux petits ?, qu'il commencera sa prédication sur les confins de Zabulon et de Nephtali®, qu’il ouvrira les yeux aux aveugles et rendra la santé aux infirmes‘*, qu’il enseignera la voie parfaite‘, qu'il parlera en paraboles'f, qu’il sera le précepteur des Gentils , qu'il les convertira'#, qu’il aveuglera les sages et les prudents et qu’il éclairera ceux qui étaient dans les ténèbres”; qu’il sera la pierre précieuse qui servira de fondement à Sion °°, en même temps que la pierre d’achoppement et de scandale sur laquelle [sraël viendra se heurter et se briser *!; que ceux qui devaient bâtir l’édifice la rejetteront*??, mais que Dieu en fera la pierre angulaire* ; que cette pierre croitra et deviendra une montagne immense qui couvrira toute la terre”. Enfin on sait qu’il sera renié par les Juifs*”, abreuvé d’opprobres et de tourments, mis à mort” et transpercé**; mais qu’il ressuscitera?*, qu'il montera au ciel‘, pour s'asseoir à la droite de

artibus fecit ut coleretur ct mortuus, magus erat etiam antequam natus? S. Aug. In Joan., XXXV, 8.

1Mal., ur, 4. — 2 Is., 1x, 6. — 3 Is., vu, 14. — # Mich,, v, 2. — SGen., xvur, 18. — 6 Gen... xLix, 8. — 7 Il Reg., vi, 12; Is., vir, 13. — 8 Gen., x, 8; xxur, 18; xxVuT, 14. — 9 Dan., 1x, 24-21. — 10 Mal,, nn le Age. 11, 10. M NMal nv, 0 — TS" rx, 13 Ts. 1x, 1 — LÉTS. xxx v, D, 6, — 15 Is., xxx, 21. — 416 PS, vxxvir, 2. — 17 ]s., Ly, De xx, DOS. VU Joe — ls VRnAl0S "1x, 2.— 201$, xxvinr, 46. — 211s., vin, 14, 15, — 22 Ps. cxvi, 22. — 23 [s., xxvin, 16. — 24 Dan., ur, 35. — 25 Ps. exvur, 22; Dan., 1x, 26. — 26 Ps. XXI, 1-20 ; Lxvir, 22. — 27 Dan., 1x, 26. — ?8 Ps. xxr, 17. — 29 Ps. xv, 10; Osée, Vi, 3. — 30 Ps, xx, 1; LXVI, 19.

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