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N° 410] ment. — Que ce dénombrement pourrait n’avoir pas eu l’importance qu'on lui attribue, et qu'ici, comme en beaucoup d’autres endroits de l’'Ecriture, l’auteur sacré a pu désigner par ces mots, toute la terre, rasa n otxoumevn, la province de Judée qui venait d’être réuñie à l’empiref.
2° Mais le silence n’est pas réel. On a trouvé à Ancyre, en Galatie, sur les murs d’un temple consacré à Auguste, un résumé de l’histoire de son règne, écrit par lui pour être placée dans son mausolée?. Il est vrai que ce résumé, où il n’est question que d’un recensement fait à trois reprises des Citoyens romains, doit différer de celui de $S. Luc, qui fut bien plus complet; mais il en montre au moins la probabilité, en faisant connaître les dispositions de l’empereur à cet égard. De plus, Tacite (+ 130) affirme qu'Auguste avait fait dresser un cadastre de tout l'empire, Breviarium imperii, et que cette pièce énumérait toutes les ressources de l'Etat, les alliés comme les citoyens, les royaumes comme les provinces *. S. Justin, né à Sichem, à 12 lieues de Jérusalem, écrivait vers 438, dans son apologie pour l’empereur Antonin : Jésus-Christ est né à Bethléem. Vous pouvez vous en assurer, en consultant le recensement de Quirinus, votre premier gouverneur en Judée *. Tertullien disait de même aux Marcionites, 150 ans après la mort d’Auguste : Les pièces originules du dénombrement d'Auguste sont conservées dans les archives de Rome. Leur déposition fournit un témoignage authentique relativement à la naissance du Sauveur Ÿ. D’après cet auteur, ce serait sous le gouvernement de Saturninus que le dénombrement aurait eu lieu ; mais il atteste au moins d’une manière positive la réalité de cette opération, et si elle a été commencée par Saturninus, elle a pu être continuée par Quirinus.