SA VIE CACHÉE. — SA NAISSANCE
MÉPICen Mi Elo Tr or Res Exx AE LUC ATV, 25 6 RAC vi, A1. — 2 Infra, n. 122. — ? Opes publicæ continebantur, quantum civium sociorumque in armis, quot classes, regna, provinciæ, tributa aut vectigalia. Tacit. Ann., [, 1. Suetone, Aug., XXVIN, XLVIN, CI. — 4 S. Justin., I Apol., 35. Cf. Dial. Ev omnuw mue, 18. Lieu obscur, caché aù fond d’une vallée de notre globe (in parvo terræ foramine, S. Hier., Epist., xuvi, 10) : digne berceau d’un Dieu qui veut s'anéantir. P. Faber, Précieux Sang. — $ Tert., Adv. Marc., 1v, T, 19.
228 JÉSUS-CHRIST SELON L'ÉVANGILE. [no 410
IL. On n’est pas plus fondé à soutenir que Quirinus (ft 21) n’a pu y prendre la part que lui attribue $S. Luc : En effet :
10 Il n’est pas croyable que l’évangéliste qui paraît avoir recueilli le plus de renseignements et donné le plus d’attention à la chronologie, se soit trompé d’une douzaine d’années, ou qu'il ait cherché sans motif à tromper ainsi ses lecteurs sur un fait important, public, qui s'était passé sous les yeux de ses contemporains, et dont il parle très exactement ailleurs.
2 Quant à ses paroles, il y a diverses manières de les accorder avec Josèphe?, parce qu’on peut les entendre en divers sens. On peut traduire sur le texte grec de S. Luc : Ce recensement, commencé à la naissance du Sauveur, fut acheté plus tard par Quirinus, qui attacha son nom aux actes officiels. Ou bien : I! fut fait avant que Quirinus fût gouverneur de la Syrie : Prior fuit præside Cyrino (rewtn pour +cwx<92) *, explication donnée par un certain nombre d’interprèles, mais qui a contre elle $. Justin et les anciens commentateurs. Ou enfin plus naturellement : C’est le premier qui se fit sous le gouvernement de Quirinus en Syrie‘. Une pierre découverte en 176%, à Tivoli, l’ancienne Tibur, et déposée aujourd’hui au musée de Latran, atteste que Quirinus a été légat de Syrie sous Auguste deux fois, et la première fois vers l’époque de la naissance de Notre Seigneur ; de sorte que ce fait, regardé auparavant comme probable, se trouve aujourd’hui solidement établi.
On peut donc tenir pour certain que le dénombrement indiqué par S. Luc eut lieu du vivant d'Hérode. Or, il convenait que l’évangéliste en fit mention, soit pour commencer son histoire par une date connue, soit pour signaler les actes ou titres authentiques qu’on pouvait consulter sur la naissance du Sauveur, soit enfin pour constater que le sceptre de Juda était bien dès lors, suivant la prophétie de Jacob, aux mains des étrangers.
ACL, 60,612 oseph A XVII rtMet 1 A 0 Noans 1, 15, 30; xv, 18. — * Hpwrn ici équivalant à rpowrov.
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