ART. II. — ANALYSE ET EXPLTC. LU LIV. DE TOBIE
Tigre ; sa chair est excellente; il est assez gros pour servir plusieurs jours de nourriture à des voyageurs, vi, 6 ; il a des nageoires et des écailles et remplit ainsi les conditions prescrites par la loi pour que les Juifs puissent en manger, Lev., XI, 9-iO ; il a des ouïes, comme le suppose le texte,Tob.,vi,4
531. — 1V« section: Mariage du jeune Tobie avec Sara, vi, 10-ix.
L'ange ordonna à Tobie de saisir le poisson par les ouïes, et, quand ils en eurent mangé, il lui recommanda de garder une partie du cœur, pour chasser le démon, et le fiel, pour guérir la taie des yeux, vi, 8-9. Les interprètes catholiques sont divisés sur la question de savoir s'il s'agit ici de propriétés naturelles ou surnaturelles de ces organes (1). Nous pensons qu'il s'agit ici de propretés miraculeuses que Dieu leur confère, afin que son ange puisse conserver jusqu'à la fin Vincogm'to et remplir néanmoins la mission secourable qui lui a été confiée.
Arrivés à Ecbatane, les deux voyageurs allèrent loger chez Raguel, le père de Sara, dont la seconde section nous a présenté les épreuves. Sur le conseil de Fange, Tobie demande la main de la jeune fille, après avoir appris de son guide le moyen de chasser le démon qui avait fait périr les précédents maris de sa cousine; il l'obtient, chasse Asmodée en brûlant une partie du foie du poisson et en passant en prière avec Sarales trois premières nuits de leur mariage. L'ange Raphaël relégua Asmodée dans le désert de la Haute-Egypte, viii, 3, ce qui signifie que Dieu lui défendit d'agir en dehors de ce lieu. Les purs esprits ne sont pas en un lieu cïrcumscriptive^ comme les êtres corporels, mais ils y sont définitive. « Angélus [vel daemon] non commensuratur loco, dit S. Thomas, I, q. 52, a. 2, sed est ita in uno loco, ut non sit simul in alio loco (2). » Le nouvel époux demeura quatorze jours auprès de Raguel, son beau-père. Pendant ce temps, Raphaël alla à Rages chercher l'argent prêté à Gabelus, et amena ce dernier à Ecbatane pour prendre part aux fêtes du mariage.
(1) Cf. s. Aug., De Civ. Dei, 1. XXI, c. vi, t. xli, col. 716-718.
(2) Cf. S. Aug., De Civ. Dei, 1. XX, c. viii, t. xli, col. 669.
140 criAp. vr. — tocie. [r>3i]