Caractère historique du livre d'Esther
Les incrédules ont prétendu que le livre d'Esther était uce parabole, confictarn esse um'versam parabolam (Sernler^, Ocder, etc. ). — 1° L'existence d'une fêle appelée Purim ou Phurim (les sorts), dans Esth., ix, 28, Mardochœi dies, le jour de Mardochée, dans il Mac, xv, 37, et destinée à perpétuer la mémoire des événements racontés dans notre récit, est une preuve de leur réalité. — 2° Le second livre des Machabées atteste qu'on la célébrait du temps de Nicanor, vers 160 avant J.-C, etJosèphe, au i*'" siècle de notre ère. An^ 7 wrf.^Xï, vi, 13 (J). — 3° La peinture des mœurs et des coutumes confirme la vérité de la narration, car elles sont en accord parfait avec tout ce que nous savons des usages des Perses (2).
(Ij La fêle des Purim est encore célébrée dans les sjoagogues. Le 13 adar, veille de la fête, est un jour de jeûne. Le soir de ce jour, la fête commence , et le livre d'Esther est lu en entier. Le lecteur prononce l/ès rapidement le passage ix, 7-9, dans lequel on trouve les noms d'Aman et de ses fils, et, autant que possible, sans reprendre haleine, pour signifier qu'ils furent pendus tous à la fois. Pendant ce temps les assistants font du bruit. Cette lecture est répétée de la même manière le matin du 14 adar. La soirée se passe dans de grandes réjouissances. — Les manuscrits hébreux reproduisent les ff. 7, 8, 9, du ch. IX sous forme de trois colonnes perpendiculaires, comme pour représenter les dix fils d'Aman, pendus à trois cordes parallèles, au nombre de 3, 3 et 4.
(2) Esth., I, 10, 14; cf. I Esd., vu, 14; Hérodote, m, 84; Esth., 11, 8 et 14; IX, 7-9; x, 2.