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De l'auteur du second livre des Machabées

L'auteur était un Juif helléniste, qui avait vécu ou vivait à Jérusalem, mais il est d'ailleurs complètement inconnu (1). Les documents qu'il reproduit n'en sont pas moins authentiques ; sa véracité est à l'abri de tout reproche.

576. — Authenticité des lettres contenues dans le second livre des Machabées.

1° On a allégué contre l'authenticité de la première lettre rapportée i, 1-10% qu'il était invraisemblable que les Juifs de Palestine l'eussent écrite en l'an 188 de l'ère des Séleucides, c'est-à-dire 40 ans après l'institution de la fête de la nouvelle Dédicace du temple, pour inviter leurs frères d'Egypte à y prendre part. Cette objection est mal fondée, car les auteurs de la lettre en rappellent une autre, datée du règne de Démétrius, en 169 de l'ère des Séleucides, 143 av. J.-C, 21 ans seulement après l'établissement de la solennité. Que s'ils avaient attendu ce temps avant d'écrire, la raison en est que, vers cette époque, Onias s'étantenfui àLéontopolis, en Egypte, sous Ptolémée Philométor, un temple semblable à celui de Jérusalem y avait été bâti (2), de sorte qu'il était à craindre que les Juifs qui habitaient ce pays portassent moins d'intérêt au temple palestinien. Les habitants de la cité sainte écrivent alors à leurs frères pour prévenir un mal qu'ils

(l)La date à laquelle il a écrit ne saurait être déterminée. Il n'a pas pu écrire avant l'an 124, II Mac, i, 10», ni après l'extinction de la dynastie asmonéenne, 63 av. J.-C, époque de la prise de Jérusalem par Pompée. On peut rapporter son œuvre au temps de Jean Hyrcan, mort en 107 av. J.-C, ou peu après lui.

(2j Josèphe, Ant. Jud., XIII. ix, 7; XIII.

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n'avaient pas à redouter auparavant. — 2° On fait des difficultés encore plus grandes contre la seconde lettre, i,10-n, 19, mais comme elles sont tirées des choses miraculeuses qu'elles racontent, il est inutile de s'y arrêter, puisque Dieu peut faire des miracles quand il le juge à propos.

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