‹ Manuel bibliqueChapitre 168 sur 476 · Monologue de Job^ m · texte numérisé non relu

Monologue de Job^ m

Il renferme trois idées principales : i° Job maudit le jour de sa naissance, 3-10 ; 2° il regrette de n'être point mort, 11-19; 3" il se demande pourquoi la vie a été donnée au misérable, 20-26. — Sa douleur longtemps comprimée éclate avec véhémence : il se plaint tout d'abord avec une amère éloquence de ce qu'il souffre et, après avoir épanché ses sentiments, il donne la raison de ses plaintes. Job n'est pas un stoïcien, un Titan ou un Prométhée révolté, comme on l'a prétendu, c'est un homme qui souffre : les aiguillons de la maladie lui font pousser des cris d'angoisse ; mais comme c'est aussi un juste, au fond de sa conscience il demeure ferme, comptant sur la justice de Dieu. Tel nous le verrons dans tout le cours du livre, sentant vivement la souffrance, mais fort de son innocence et animé d'une confiance inébranlable dans le jugement de Dieu.

En réponse aux plaintes de Job, ses amis entament avec lui une série de discussions. Elles sont au nombre de trois : V% iv-xiv; 2% xv-xxi; 3% xxii-xxxi. Elles durèrent probablement l'espace de plusieurs jours et furent séparées par quelque intervalle.

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