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CHAP. HT

les Hébreux à la collection des Psaumes et au Ps. cxliv. Voir n° 648.

Thepliillah, Vulgate : oratîo, prière; nom donné aux Ps. xvi,

LXXXV j LXXXIX ; ci; CXLl. Cf. lxxi,

Thôdah, mizmôr lethodah , titre du Ps. xcix : Psaume de louange. Vulgate : Psalmus in confessione.

Titalas. Voir Mikthâm.

Torcularibus {pro). Voir Gitiith.

UrsicoRNis, en hébreu, buffle, Lxxvii, 69.

Ujnum (in). Voir Idipsum. — Unam est employé pour unum, une chose, xxvi, 4, d'après le grec qui a gardé le féminin dont les Hébreux se servent à la place du neutre, pour désigner une chose.

UsQUEQUAQUE , absolument , cxvni, 8.

Uf QuiD, pourquoi, iv, 3.

Vas, instrument, arme, objet quelconque, vu, 14; lxx, 22.

Velle, se complaire, cxi, 1; XXI, 9.

Verbum signifie, par hébraïs-

me, dans les Psaumes comme dans le reste de la Bible, une chose quelconque, aussi souvent que parole.

Veritas, le plus souvent fidélité, XI, 2.

Via, conduite, genre de vie, cxviii, 1, etc.

Virga, châtiment, cix, 2.

ViRTUS, traduit le grec S'uvau.i;, l'hébreu Vh, khaïl; il n'a jamais le sens de vertu ; il signifie, 1° force, cxLvi, 5; xxxvii, 11; 2° armée, xxxii, 16.

ViRTUTES, armées, comme virtus, 2». — Dans les Psaumes, ce mot traduit plusieurs fois, lxvii, 13; Lxxxm, 2, le mot Sabaoth, conservé sous sa forme hébraïque dans plusieurs autres livres de la Sainte Écriture.

VoLUNTAS, ce qui est désiré, cvi, 30. Voluntas labiorum, xx, 3, signifie le désir exprimé par les lèvres.

Yonath < élem rekhoqtm {'al], la colombe muette du lointain j Vulgate : qui a sanctis longe factus est, lv, 1 , indique l'air sur lequel le Ps. lv devait être chanté (1).

(1) La traduction de la Vulgate contient un grand nombre d'autres expressions qui n'appartiennent pas au latin classique : nous ne les avons pas mises dans cette liste, parce qu'elles sont faciles à comprendre, comme anxiare, Lx. 3; cxlii, 4; circumamidus, xuv, 15; compimctus, cviii, 17; desiderium, cxxxix, 9, etc.; deauratus, XLiv, 10; longanimis, en, 8; minorare, cvi, 38; odorari, cxui, 6 bis\protector^ XVII, 3 et souvent; sagittare, x, 3; Lxv, 6, etc., etc. — On peut voir pour les mots difficiles de notre version, Weitenauer, S. J., Lexicon biblicum, in que expUcantur Vulgatas vocabula et phrases quœcurnque propter lingux hebraicae grsecœque peregviîiitatem injicere moram le-

[oG7] ART. I. — LNTRODUCTION AU LIVRE DES PSAUMES. 269

667. — Particularités de construction et de syntaxe dans la traduction de la Vulgate.

d<* Un des points auxquels il importe de faire le plus d'attention pour comprendre le vrai sens des Psaumes dans la Vulgate, c'est à la valeur des verbes. Les temps, dans les livres prophétiques et didactiques de l'Ancien Testament, en particulier dans les Psaumes (i), ne doivent pas être entendus d'après l'usage de la langue latine, mais d'après l'analogie de l'hébreu. L'hébreu ne possède que deux temps, le parfait et l'aoriste, qui servent l'un et l'autre à exprimer, selon les cas, soit le présent, soit le passé, soit le futur. Or, les Septante (et par suite le traducteur latin des Psaumes) ont regardé le parfait hébreu comme un véritable passé et l'aoriste comme un véritable futur, et ils les ont traduits ordinairement comme tels. Il en résulte que le passé et le futur latins sont employés, indifféremment, dans la Vulgate pour exprimer les trois moments de la durée. Ainsi : Confitebor tibi, Domine, in toto corde meo, signifie : « Je vous loue (actuellement), Seigneur. » Cum invocarem, exaudivit me Deus. doit se traduire : « Quand j'invoque Dieu, il m'exauce; » Justus autem, quid fecit? « mais le juste, que doit-il faire? Dominus regnavity decorem indutus est; « Dieu règne, il est revêtu de gloire. »

En hébreu, quand un temps dépend d'un autre, cette dépendance est marquée par le changement du parfait en imparfait ou aoriste, et réciproquement. Si une phrase commence par un impératif, le verbe suivant se met ordinairement à l'aoriste avec la signification de l'impératif. Le traducteur de la Vulgate, dans ces différents cas, a conservé la

genii possunt. Diverses éditions. Il en a paru une in-12, à Rome, en 1846. — Huré a publié un dictionnaire complet de la Vulgate, sous le litre de Dictionnaire universel de VÉcriture Sainte, 2 in-fol., Reims, 1715, réédité par Migne sous le titre dQ Dictionnaire universel de philo' logie sacrée, 4 in-4«, 1846.

(1) Toutes les observations contenues dans ce numéro sont importantes à retenir, non seulement pour l'intelligence des Psaumes^ mais aussi pour celle des autres livres sapientiaux et des prophètes.

forme hébraïque, quoique elle change le sens de la phrase, si Ton s'en tient aux règles ordinaires de la lansue latine. Beatus vir qui non ahiit..., non stetit... non sedit... sed... in lege ejus meditabitur, Ps. i, 1-2, au lieu de Beatus vir gui non abit, non stat, non sedet, sed meditatur, — In tribulatione dilatasti mihi, Ps. iv, 2, pour dilata.

Quand un verbe a un sujet indéfini, celui que nous exprimons en français par on, l'hébreu emploie simplement la troisième personne du singulier sans aucun sujet. Cette tournure est reproduite telle quelle par la Vulgate, quoique en latin on mette alors ordinairement le verbe à la troisième personne du pluriel de la forme active ou à la troisième du sinf?ulier de la forme passive. Ainsi , Ps. lxxxvi, 5 : IVumquid Sion {diU datif, en grec, jjlyj xy^ Stwv Ipst) dicet, signifie : « Ne dira-t-on pas à Sion? »

2° En reproduisant littéralement la construction hébraïque , la Vulgate exprime aussi un adverbe par un verbe, Ps. lxxvii, il : Apposuerunt adhuc peccare ei, « ils péchèrent de nouveau contre lui ; » xxx, 3 : Accéléra ut eruas me, « délivrezmoi promptement; » cxxv, 3 : Magnificat Dominui facere nobiscum, « Dieu a fait grandement les choses avec nous; » xxxiii, 13 : Diligit dies videra bonos, « il voit volontiers ou avec plaisir de bons jours, etc. »

3° CiOmme la langue hébraïque ne possède qu'un petit nombre d'adjectifs, elle supplée à sa pauvreté en emnloyant au lieu de V adjectif le substantif correspondant : Ps. v, 7, virum sanguinum^ « un homme souillé de sang; » xxii, 2, aqua refectionis, « eau rafraîchissante; » xltv, 7, vîV^a dtrectionis, « sceptre juste; )> lxxvii, 54-, funiculus distributionis, cordeau à mesurer, etc. » Dans les tournures de ce genre, un adjectif possessif est souvent ajouté au second substantif, quoique il se rapporte au premier, Ps. iv, 2, Deus justitise meœ, « mon Dieu juste; » xcvi, 12, memoria sanctifîcationis ejus, « sa sainte mémoire; n cix, 2, virgam virtutis tuas, « ton sceptre puissant, » ce qui est traduit dans la plupart des versions de la Vulgate, « le sceptre de votre puissance, » parce que plusieurs idiotismes hébraïques sont

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passés de la Bible dans notre langue, etc. Le substantif qualificatif n*est pas toujours au génitif : Conventicula de sanguinibus, « conventicules sanguinaires, » xv, 4 : pt^oposiU'ones ab initio ( = ab antiquo ) pour propositiones antiquoe, Lxxvii, 2, etc. Le nom de Dieu, joint à un substantif, a pour effet d'y ajouter une idée d'excellence, cedrus Bel, le cèdre le plus élevé, Lxxx, il.

§ III. — De l'étude des Psaumes.

Son importance. — Moyens. — Dispt.sitions requises. — Commentairea, 668. — Combien il importe au prêtre de connaître les Psaumes.

Le prêtre récite tous les jours les Psaumes; le fidèle les chante souvent dans les offices de l'Église : cette partie de nos Livres Saints est ainsi la plus connue et la plus populaire (4), elle doit être, par conséquent, la plus étudiée et la mieux comprise (2). « [nterpretationem Psalmorum studio assequantur, dit le cinquième concile de Milan, unde mens animusque ad aliquem salutarem affectum incendatur. » — « Si sacerdos psalterium ignorât, dit S. Augustin, nomen sacerdotis vix constabit in eo. » — « Nunquam de manu et

(1) Sur la popularité des Psaumes dans la primitive Église, cf. Clem. Alex., Strom., vu, 1, t. ix, col. 470 (Psalmi autem et hymni dum cibua sumitur, et antequam eatur cubitum); S. Greg. Nyss., In Ps. c, m, t. XLiv, col. 439; Gerbert, De cantu et mw«ca ^acra, Saint-Biaise, I77i, t. I, p. 60-65, 163-169.

(2) Bellarmin se plaignait, dans la Dédicace de sou Commentaire des Psaumes au pape Paul V, qu'il n'en fût pas toujours ainsi : « Liber Psalmorum quem Ecclesiastici omnes leguut et pauci admodum intelligunt. » Explanatio Psalmorum, Paris, 1642, p. 3. Ceux qui négligeraient de s'appliquer à comprendre ce qu'ils répètent si souvent seraient inexcusables. « Qu'il ne soit pas dit, écrit Collet, dans son Traité du divin office, part. I, c. vu, n« 18, éd. de 1822, p. 263, qu'un bénéficier qui récite son Bréviaire depuis trente ans reste muet lorsqu'on lui demande ce que veut dire Tecum principium ? » C'est bien à lui que s'appliqueraient les reproches de S. Jean Chrysostome aux fidèles de son Église : « Vos qui ab infantia ad extremam usque senectutem Psalmum hune méditantes, nihil aliud quam verba perpétua tenetis, quid aliud facilis nisi quod et thesauro absconso assidetis, et obsignatam crumenam circumfertis, et nec curiositate incitati estis ut dîceretis : quid est auod dicitur? » fn Ps. cxL, n. 1, t. Lv, col. 427.

oculis tuis recédât liber, écrit S. Jérôme à Rustique, discatur Psalterium ad verbura. » — u Si divinis laudibus solvendis, dit l'auteur des Méditations qui portent le nom de S. Bernard, débita reverentia et sollicitudine assistas, super singula verba divina Scriptura diligenter intendas (1). »

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