De l'étude du sens spirituel des Psaumes
1° La seconde chose à étudier dans les Psaumes, c'est leur sens spirituel et moral, et l'application que nous devons nous en faire à nous-mêmes. Ces chants ont cela d'admirable, que, composés dans des circonstances particulières, pour un per-
iione brevissima dilucidatum , in-4o, Rome, 1697, reproduit dans le tome III, Opéra omnia, édition de Vezzosi, Rome, 1748.
(1) La restitution des strophes, que nous ferons plus loin, est certaine dans quelques Psaumes, douteuse et hypothétique dans les autres, n» 601, mais, même dans ce dernier cas, elle est très utile pour suivre le développement de lapensée de l'auteur et l'enchaînement de ses idées.
(2) Pour parvenir à bien comprendre un psaume, il est utile de le traduire ou au moins de le transcrire vers par vers et strophe par strophe, eu donnant une ligne à chaque vers et en séparant les strophes les unes des autres, d'après les indications qui seront données plus loin, nos 673-820. Grâce au parallélisme de la poésie hébraïque, on peut ainsi expliquer souvent, sans l'aide d'un commentaire,un vers par l'autre, celui qui est obscur par celui qui est clair, et un coup d'œil jeté sur chaque strophe isolée met en état de saisir plus facilement l'idée principale et de se rendre ainsi compte de la suite des pensées et de leur enchaînement. On ne saurait trop recommander aux élèves studieux et à ceux qui sont dans les ordres sacrés de faire le travail que nous venons d'indiquer, au moins pour les psaumes qui reviennent le plus souvent dans le Bréviaire ; il est fécond en résultats précieux. Cf. Ps. VIII, no 680. 11 serait désirable que chaque ecclésiastique se fît, avec le temps, un petit psautier, dans lequel, après avoir marqué le sens général de chaque strophe, il consignerait, par écrit, les sentiments que lui inspirent ces paroles divines, la manière dont il les comprend, les réilexions qu'elles lui suggèrent, les applications que l'on peut en faire à Notre-Seigneur, aux saints, à l'Église, aux âmes, etc. ilien de plus utile pour l'intelligence et pour le cœur, rien aussi de plus fructueux pour le saint ministère.
soiiDage ou pour un peuple déterminé, ils conviennent à tous les hommes, à tous les temps et à tous les lieux (1), n° 655. La voix du Psalmiste n'est pas seulement la voix de David, c'est aussi celle de l'Eglise et de l'humanité. Psalmus vox Ecclesias est, dit S. Amhroise (2). 11 est donc facile de les appliquer à Notre-Seigneur, à son royaume et à nous-mêmes, et, dans les offices liturgiques, c'est pour nous un devoir de le faire, car l'Église, en nous ordonnant de les réciter ou de les chanter, n'a certainement pas eu l'intention de nous faire faire à ce moment un cours d'exégèse ou d'histoire biblique, mais elle a voulu nous faire prier, et produire par conséquent des affections intimes, en mettant notre cœur en harmonie avec celui de David (3) et en nous appropriant les sentiments du Psalmiste. C'est par la lecture de quelques livres composés dans ce dessein (4), et plus encore par la médita-
(1) « Hoc sibi proprium et admirandum habet [liber Psalmorum], qaod etiam uniuscujusque animi motus eorumque mutationes et castigationes in se descriptas et expressas conlineat; ut qui ex ipso voluerit quasi ex imagine eas accipere etintelligere, ita semetipsura efformare possit, ut illic scriptum babetur... Singulis in rébus quisque reperiel divina cantica ad nos nostrosque motus motuumque temperatiûnes accommodata. » S. Atban., Ep. adMarcellinum, n» 10, t. xxvii, col. 19. Cf. n. 30. Voir aussi les passages rassemblés par Gerbert, De caniu et musica sacra, t. i, p. 63-67; HiUorp, De divinis officiis, Cologne, 1568, p. 5:Jo-539. Cf. M. Bacuez, Du saint office, part. I, ch. m, 2e édit., p. 95-109; Bossuet, Dissertatio in Psalmos, c. vni, De usu Psalmorum in quocumque vitx statu.
(2) Pr/nf. in Psa/rn., n» 9, t. xiv, col. 924.
(3) « Per psalmodiam accipe quidquid Deo agitur cum mentis melodia, » dit S. Bernard, Sermo uv, t. clxxxiii, col. 678. — « Si orat Psalmus, dit S. Augustin, orale; et si gémit, gemite; et si gratulatur, gaudete ; et si sperat, sperate ; et si timet, timete. Omnia enim quse hic conscripla sunt, speculujn nostrum sunt. » Enarr. in Ps. xxx, Serm. III, u" 1, t. xxxvii, 1, col. 248.
(4) Il existe plusieurs commentaires excellents dans ce genre : Tbalhofer, Erklârung derPsabnen, mit besonderer Rûcksicht aufderen liturqischen Gebrauch im rômischen Brevier, Missale, Pontificale und Rituale, 4« édit., Ratisbonne, 1880; Cartier, O. S. B., Psalmodix, ecclesiasticx elucidatio, 1732, réédité à Ratisbonne en 1871; M. Wolter, 0. S. B., Psallite sapienter, Erklàrung der Psalmem im Geiste des betrachlenden Gebets und der Liturgie, Fribourg en Brisgau, 4 in-S" parus. — J. B. M[artianay], Le5 Psaumes de David interprétés selon Chébreu avec des réflexions morales prises dans le sens littéral, Paris, in-12, 1717. — Ber-
^:.\ J , ....r. I. — LNTRODUGTION AU LIVRE DES PSAUMES. 273
tion (1), que nous pouvons découvrir le sens figuré ou moral des Psaumes, et les appliquer à nos propres besoins. Le but principal et ordinaire de renseignement est l'étude du sens littéral; celle du sens spirituel est spécialement réservée à la réflexion personnelle ("2).
tliier, S. J., Les Psaumes traduits en français^ avec des notes et des réflexions^ 8 in-12, Paris, 1785; diverses éditions.
(1) C'est ime pratique fort utile et très féconde de faire quelquefois aison sur les Psaumes qui reviennent le plus fréquemment dans les lices et que l'on sait par cœur, pour les appliquer à Notre-Seigneur, i Eglise et à soi-même. Voir n°7o6. — Le P. Ghesquier de Raera-
ùoucic, à la fin de son David propheta doctor, etc., Gand, 1824, Appendicuta, Exercitia sacra S. Ignatti de Loyola, ex solo Psalmorum libro, ludique pour servir de sujet de méditations sur la fin de l'homme, Ps. vni; xvin; cxviii; cxxvii; cxLV ; surlepéché^ l; vi; xxiv; xxxi; xxxvh; cv; cxxix; sur la peine du péché, cviii; xxxvi; lvii; sur la mort, xxxviii; xLvni; lxxxix; cxv; cxxvi; cxxviii; cxli ; sur le juuement, i; xlix; lxxxi; xciii; xcvi; cxi; cxLii; sur l'amour de Dieu, :ii; xxxix; Lxv; Lxix; en; cm; ex; exxxv; exLVi; exLviii; eL, etc.
(2) Ou ne saurait trop se pénétrer des conseils suivants dans la récitation des Psaumes afin d'arriver à les approprier à ses besoins par ses propres réflexions : « Pour lire les Psaumes avec fruit, il faut s'approprier les événements de la vie de David, se regarder dans sa situation, se mettre à sa place ; et alors oo qui nous intéresserait peu par soiinâme nous devient personnel et par conséquent très sensible. Alors ce n'est plus David qui parle, qui gémit, qui craint, qui demande miséricorde, c'est nous; ce ne sont plus les iniquités de ce prince, ce sont les nôtres; ce ne sont plus des répétitions froides et ennuyeuses^ ce sont ces elîasioQs naturelles d'un cœur tout plein de sa misère et de ses besoins. Au lieu de Saùl, d'Absalom, de ces sujets rebelles, de cette vie errante, de ce détrônement, de tant de périls que David a courus, voyons dans les Psaumes nos véritables ennemis, ces tentalions qui nous affligent, ces passions qui nous tyrannisent, ces puissances de l'enfer toujours armées pour nous perdre, cet égarement perpétuel où nous vivons, notre dégradation par le péché; au lieu de Babylooe, de l'Egypte, de cette Jérusalem de la terre, de ce taberuacle de Sion, ayons devant les yeux notre misérable exil, la captivité malheureuse de l'homme pécheur, cette céleste patrie, cette liberté par- Tciite des enfants de Dieu dans le ciel. — Dans tous les endroits où le fcens littéral ne présente que la paix, la félicité, la vie longue sur la terre, frivole objet de l'espérance des Juifs, élevons nos esprits à ce repos, à ce bonheur du siècle à venir, à cette vie éternelle, le précieux héritage des chrétiens. — Toutes les fois que nous entendrons David exposer à Dieu son indigence, ses infirmités, ayons dans l'esprit la faiblesse et la corruption de l'homme; toutes les fois que nous l'enteudons parler du secours du ciel, du besoin qu'il en a, de la confiance
270 cnAP. iir. — les psaumes. [671]
2° Les anliennes peuvent nous servir efficacement à reconnaître dans quel sens l'Église les rapporte à la fêle ou au mystère qu'elle célèbre. Le même psaume peut être placé clans dix offices différents, et chaque fois avec une signification particulière. Cette signification nous est ordinairement révélée par l'antienne. Elle est souvent tirée du psaume même, intégralement ou avec quelques légères modifications ; en même temps qu'elle nous explique pourquoi il a été choisi, elle nous apprend quelle est la relation qui existe entre lui et la fête. Ainsi, pour la solennité du saint Nom de Jésus, au second dimanche après l'Epiphanie, les psaumes propres à l'office célèbrent le saint nom de Dieu, et l'antienne choisie dans plusieurs d'entre eux est le verset qui exprime le mieux la louange du nom divin. 11 est par là facile de rapporter à Jésus-Christ, au saint ou à l'âme fidèle les paroles du Psalmiste, selon les intentions de l'Eglise (I).
671. — Dispositions avec lesquelles il faut étudier les Psaumes.
Nunquam iniel liges David^ dit S. Bernard, donec ipsa experientia ipsos Psalmorum affectus indueris. — « Je le répète, dit Herder lui-même, malgré ses tendances rationaUstes , pour sentir toute la beauté des Psaumes, il faut se pénétrer de l'esprit de leur temps. Comme la plupart de ces psaumes sont des prières, on ne saurait les utiliser sans avoir en soi quelque chose de cette résignation fîhale, de cette admiration
avec laquelle il l'altead, de l'efficace qu'il lui attribue, rappelons-noua la grâce toute-puissante de Jésus-Christ. C'est Jésus-Christ, ses mystères, sa loi qu'il faut voir partout dans les Psaumes. » Martiany, Les Psaumes, p. 11-12.
(1) 11 faut prendre garde cependant de ne rien exagérer : « Non scru* pulosius singula dicta Psalmistse attribuantur Christo vel Ecclesiae sive animée fideli; sed paulo generalius res rébus potius attribuantur. » Gard. Thommasi, Prasf. in Psalt. Cf. S. Hilaire, Tract, in Ps. i, 2-3, t. ix, col. 248-249. — VAnalysis biblica, du P. Kilber, éd. Tailhan, Paris, 1836, reproduit au commencement du t. il les principaux passages des Pères sur l'application des Psaumes à J.-C, p. 3-6; elle analyse tous les Psaumes dans le sens spirituel en les rapportant presque tous à N.-S., et renvoie en note à tous les endroits des Pères des six premiers siècieo qui les ont entendus de la même manière.
conteraplative des Orieataux devant les œuvres de Dieu, qui tantôt les élève dans leurs prières jusqu'à l'extase, et tantôt les fait descendre jusqu'à la confiance la plus [absolue]. Chez les Hébreux surtout, le chant vole de sentence en sentence, comme de montagne en montagne ; il touche profondément, quoique avec rapidité ; il saisit et dépeint les objets au vol. Une poésie où respirent l'innocence et la sensibilité pastorale ne peut être appréciée que par les âmes calmes et paisibles ; son efiet est toujours nul et souvent même funeste sur les caractères railleurs et les esprits raffinés. Le ciel ne se reflète que dans une eau calme et pure ; c'est ainsi que les vagues du sentiment n'ondoient que dans une âme tranquille et douce (I). » En un mot, la principale disposition pour lire et étudier les Psaumes avec fruit, c'est la piété et la pureté de cœur.
* 672. — Commentateurs catholiques des Psaumes.
Les Psaumes sont le livre de rAncien Testament sur lequel on a le plus écrit. On compte environ douze cents commentaires de ces chants sacrés. Voici l'énumération des principaux commentateurs catholiques : 1* Pères. Parmi les Pères grecs, Origène, Selecta in Psalmos, t. xii, col. 1053-1686. — S. Hippolyte, In Psalmos Fragmenta, t. x, col. 607-616. — Eusèbe de Césarée, Commentaria in Psalmos, t. xxiii tout entier et t. xxiv, col. 9-7S. — S. Athanase, Epistola ad Marcellinum, t. xxvii, col. 11-46 (déjà célèbre chez les anciens ; voir Cassiodore, /)ô //i^h'i. div, Litte7\, c. iv) ; Expositio in Psalmos, dont l'authenticité n'est pas sûre, au moins pour le tout, mais dont les sommaires sont très précieux pour l'exégèse et pour la prière, ibid., col. 55-546 ; Fragmenta, col. 547-590; De titulis Psalmorum, col. 649-1344; les Psaumes y sont divisés, presque partout exactement, par vers. — S. Basile, Homilias in (22) Psalmos, t. xxix, col. 209-494. C'est l'une des plus belles œuvres que nous possédions sur les Psaumes. Les Psaumes y sont étudiés surtout dans leur sens moral. — S. Grégoire de Nysse, Tractatusin Psalmorum inscriptiones, t. xliv, col. 431-607; Expositio in vi"» Psalmum, col. 607-615. — Didyme d'Alexandrie,
(!) Herder, Histoire de la poésie des Hébreux, 2» partie, ch. ix, trad. Catlowitz» in-S», 1845, p. 494.
Expositioin salmos, t. xxxix, col. 1155-1616. — S. JeanChrysostome, Expositio in Psalmos (incomplet), t. lv, col 35-528. On regarde les fragments qui nous ont été conservés comme la meilleure explication patristique. Elle est en grande partie morale. — S. Cyrille d'Alexandrie, Explanatio (incomplète) in Psalmos, t. Lxix, col. 717-1276. — Théodoret de Cyr, Interpretatio in Psalmos, t. Lxxx, col. 858-1998. — Euthymius Zigabène (au commencement du xii^ siècle), Commentarius in Psalterium^i. cxxviii, col. 41-1326. — Corderius, Catena Patrum grœcorum in Psalmos, 3 in-fol., Anvers, 1643.
Parmi les Pères latins, S. Ambroise, Enarrationes in Psalmos duodecim, t. xiv, col. 921-1181. — S. Hilaire de Poitiers, Tractatus super Psalmos, t. ix, c. 231-890. — Pseudo-Rufin, In lxxv Davidis Psalmos Commentarius, t. xxi, col. 641-960. — S. Jérôme, 5reviarium in Psalmos (non authentique), t. xxvi,col. 821-1300. (Sur les Psaumes qu'il a expliqués, voir Fessier, Institutiones Patrologiœ, t. II, p. 187). — S. Augustin, Enarrationes in Psalmos, t. xxxvii, col. 67-1966. — S. Pierre Clirysologue explique le Ps. i, Sermo xliv: le Ps. \i, Sermo xlv; le Ps. xl, Sermo xiv ; le Ps. xciv, Sermo xlvi j le Ps. xcix, Sermo vi, t. lu, col. 322 sq. — Cassiodore, Expositio in Psalterium, d'après S. Augustin, t. lxx, col. 9 j056. — Prosper d'Aquitaine, Expositio Psalmorum ac usquead CL, t. Li, col. 277-426. — Arnobe le jeune, Commentarii in Psalmos, t. LUI, col. 327-570. — S. Grégoire de Tours, Fragmenta Commentarii in Psalmos , t. lxxi, col. 1097-1098.
2° Parmi les commentateurs du moyen âge, nous nommerons seulement le V. Bède, De Psalmorum libro exegesis, t. xciii, col. 477-1098. — Rémi d'Auxerre, Ennarrationum in Psalmos liber unus, t. cxxxi, col. 133-844. — Rupert, abbé de Deutz, In librum Psalmorum Commentariorum liber unus, t. clxvii, col. 1179-1232, analyse courte et intéressante des Psaumes faite principalement au point de vue de la piété — Honorius d'Autun, Selectorum Psalmorum expositio (mystique), t. clxxii, col. 270-312, cf. t. cxciii. — Richard de Saint-Victor, Mysticœ adnotationes in Psalmos (purement ascétique), t. cxcvi, col. 265-402. — S. Thomas d'Aquin, sur les 51 premiers Psaumes. — S. Bonaventure, surtout le Psautier. — Ayguanus, général des Carmes vers 1380, dont le commentaire fut très répandu, et porta jusqu'en 1600 le titre à'Opus incogniti auctoris.
3° Après le moyen âge, nous signalerons M. A. Flaminius, dont la courte explicatioix des Psaumes est précédée d'une préface ex-
[1372] ART. I. — INTRODUCTION AU LIVRE DES PSAUMES. 279 posant fort bien les rapports du sens littéral et du sens mystique, In librum Psalmorum hrevis expositio, Aide, 1545, solide, en bon latin (1). — C. Jansénius, évêque de Gand (t 1576), Paraphrasis in omnes Psalmos Davidicos cum annotationibus, in-l", Anvers, 1 0 1 4, souvent réimprimé ; solide, concis. — G. Génébrard, Cornment, in Psalmos y 1582; l'auteur connaissait bien l'hébreu, les Pèros et les rabbins ; son commentaire est reproduit dans Migne, Cursus Completus Scripturœ sacrœ, t. xiv-xvi. — A. Agellius, Comment, in Psalmos etincantica divini officii, in-f®, Paris, 16 H ; le meilleur commentaire catholique du xvu' siècle; expose très bien les ressemblances et les différences de la Vulgate et des Septante avec l'hébreu. — Bellarmin, Explanatio in Psalmos^ souvent réimprimé, et également utile pour le sens littéral, mystique et ascétique. — J. Lorin (t 1634), Comment, in librum Psalmorum. 4 in-f% Venise, 1718; solide, contient beaucoup de matériaux précieux.— Tommasi (1619-1713), Psalterium,nova litterali bremssima explicatione dilucidatum,, in-4", Rome, 1697. — Simon de Muis (1587-1644), Commentarius litteraliset historicus in omnes Psalmos, in-P, 1630, 1650; 2in-4«, Louvain, 1770. Ce commentaire est surtout philologique, se sert peu des Pères, beaucoup des rabbins ; très utile pour le sens littéral. — G. Heser, Psalmi Davidis, 2 in-f», Munich, 1683-1685 ; étudie le sens littéral et, d'après les Pères, le sens mystique. — Le Blanc (f 1669), Psalmorum Damdicorum analijsis et commentarius amplissimus, 6 in-f*, Cologne, 1682; ditFus, plus utile pour les prédicateurs que pour les exégètes. -- Bossuet, Liber Psalmorum^ 1690. — Bellenger, (1688-1749) Liber Psalmorum cum notisy 1729.
4** Principaux commentateurs catholiques de notre siècle : Tapfer, Liber Psalmorum, 3 vol., 1834. — Handschuh, Die PsaU men erlaûiert, 5 vol., Vienne, 1839. — L. Reinke (t 1879), Die messianischen Psalmen, 2 vol. in-8°, Giessen, 1857; un peu diffus, mais très solide. — Kopsz, Sacrum Psalterium, 1857, pure compilation. — Engeln, Psalterium cum Canticis^ 1858, très utile pour la récitation du Bréviaire. — Jos. Kœnig, Théologie der Psalmen, Fribourg, 1852. — Schegg, Die Psalmen ûbersetzt und erkldrt, 2« édit., 1857, 3 in-8° — ThalhoferetWolter, voir plus haut, n° 670, note. — KohliïiQ, Die Psalmen iXbersetzt und erkldrt, in-8% 1872.
H. Laurens, Job et les Psaumes, traduction nouvelle d'après
(i) Sur l'orthodoxie de Marc-Antoine Flaminio, voir Cantù, Les héré' tiques d^ltalie^ trad. Digard et Martin, Paris, 1869, p. 145-155.
280 CHAP. m. — LES PSAUMES [673]
l'hébreu, in-8°, 1839. — Bertrand, Les Psaumes disposés selon le parallélisme, traduits de l'hébreu, iii-8°, 1857. — De la Jugie, (•j- 1884), Les Psaumes d'après l'hébreu (traduction en vers), in- 12, 1863. — Mabire, Les Psaumes traduits en français sur le texte hébreu, avec une introduction, des arguments, etc., in-8°, 1868. Dans cette traduction, comme dans celle de l'abbé Bertrand, chaque membre du parallélisme forme un vers isolé, et il est tenu compte ordinairement de la division des strophes. — Le Hir, Les Psaumes traduits de l'hébreu en latin, avec la Vulgate eti regard et l'indication des différences entre les deux versions, in- i2, 1876. — A. Girard, Les Psaumes, traduction d'après le texte hébreu, in-8'', Liège, 1880.
ARTICLE IL Analyse et explication des Psaumes.