Domine, Dominus noster
Quam admirabile est nomen tuum in universa terra.
Quoniam elevata est magnificentia tua super cœlos; Ex ore infantium et lactentium perfecisti laudem Propter inimicos tuos.
Ut destruas (afin que tu fasses taire) inimicum et ultorem.
4. Quoniam videbo cœlos tuos, opéra digitorum tuorum, Lunam et stellas quae tu fundasti,
5. Quid est homo quod memor es ejus Autfilius homiuis^ quoniam visitas eum?
6. Minuisti eum paulo minus ab angelis (hébreu : Deo), Gloria et honore coronasti eum,
7. Et constituisti eum super opéra manuum tuarum; 8*. Omnia subjecisti sub pedibus ejus :
S*» Oves et boves universas.
Insuper et pecora campi;
(1) Reuss, Le Psautier, 1875, p. 77. — Il y a dans le livre des Psaumes « des chants dû la notion de l'immensité de Dieu, de l'insignifiance de l'homme devant sa toute-puissance et de la grande place qu'elle lui assigne néanmoins dans la création s'exprime sous une forme si belle, si simple, si élevée, qu'elle est restée classique. Rien de plus naturel que ce psaume viii, qui ressemble au chant d'un pâtre contemplant pendant la nuit les splendeurs d'un ciel d'Orient... Ou tout nous trompe, ou voilà un jet admirablement pur du sentiment religieux le plus authentique. C'est dans des pièces de ce genre que le monothéisme juif" révèle son immense supériorité sur les meilleurs épanchements des religions de la nature. Cet accent d'humilité devant Dieu tout à la fois et de fierté vis-à-vis de tout ce qui n'est pas l'homme; cette admiration émue, mais contenue, de la nature visible, cette, joie de vivre en maître, sur la terre par délégation divine, tout dans ce petit poème respire la religion virile et saine. » A. Réville.
9. Volucres cœli et pisces maris, Qui perambulant semitas maris.