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Psaume lxxxvi, hébreu lxxxvii : Fundamenta ejus

Gloire de Jérusalem.

« Des enfants de Coré. Mizmôr. Schîr. » Eusèbe dit avec raison que ce psaume est très obscur. Plusieurs critiques pensent qu'il fut composé à la suite de la ruine de l'armée de Sennachérib. Cf. Ps. xlv; xlvii etLxxv. — L'auteur y annonce la conversion des Gentils. — 2 str. de7 vers : 1-4; 5-7.

Elle est fondée sur les saintes montagnes (où est le temple) ! Le Seigneur aime les portes de Sion Plus que toutes les tentes de Jacob.

On dit sur toi des choses glorieuses, cité de Dieu : <( Je compterai l'Egypte et Babylone parmi ceux qui me

[connaissent].

M Voici les Philistins [alienigenw), Tyr avec l'Ethiopie ; )> Ils sont nés là (à Jérusalem). »

Et l'on dit à Sion :

« Une multitude d'hommes y est née,

» C'est le Très-Haut qui l'a fondée. »

(1) Plusieurs commentateurs pensent cependant que celte prière n'a été ôomposée que du temps d'Ézéchias et de Zorobabel, et que le nom de David, dans le titre, signifie simplement que l'auteur a écrit ce psaume à l'aide de fragments qu'il a empruntés à David.

33 i CHAP. m. — LES PSAUMES. [757]

Le Seigneur compte et inscrit les peuples : Ils sont nés là.

Et chantres et musiciens [s'écrient] :

« Tu es la source de toutes (nos joies) » {\),

737. — Psaume lxxxvii, hébreu lxxxviii : Domine, Deus salutis meœ. Prière d'un malade pour obtenir sa guérison.

« Schir; mizmôr. Des enfants de Coré. Au maître de musique. Pour une makhaleth. Pour répondre (c'est-à-dire, probablement pour être chanté alternativement par deux chœurs). Maskîl. D'Héman l'Ezrahite. » Héman TEzrahite était probablement de la race de Coré. — Prière d'une tristesse touchante, adressée à Dieu pour obtenir du soulagement dans Taffliction, peut-être la guérison de la lèpre,

(1) Traduction d'après l'hébreu. Le dernier vers est très difficile; nous le traduisons d'après l'analogie d'Is., xii, 3, où le même mot hébreu, CDO^^D, ma'éyânîm, est rendu par sources (de salut). — L'Église applique ce psaume à la très Saiate Vierge. M. Olier, dans ses Mémoires inédits, donne un bel exemple des applications que l'on peut faire des' chants sacrés aux offices liturgiques, par la manière dont il commente le Fundamenta ej'us, entendu de la Mère de Dieu. « Les fondements, ou autrement les premiers sentiments et les prémices de la vie de la très Sainte Vierge sont élevés par dessus les plus hautes montagnes de l'Église, c'est-à-dire par dessus les âmes les plus parfaites et les plus éminentes de l'Église..., d'où vient que Dieu aime plus ces entrées ou autrement ces portes que les tabernacles de Jacob. Les entrées de la très Sainte Vierge sont deux, l'une cachée et inconnue, qui est sa sainte Conception; l'autre est plus évidente, et c'est sa Nativité... Gloriosa dicta sunt de te, civitas Dei. 0 Sainte Vierge, vraie demeure de Dieu..., on ne peut exprimer la gloire et la grandeur de votre âme... Memor ero Rahab et Babxjlonis scientium me. Ecce alienigense et Tyruset populus jEthiopum M fuerunt illic. A ce moment de ma Conception et de ma naissance, j'offrais toute l'Église à Dieu; je présentais avec moi toute l'étendue des nations qui devaient servir à son honneur et à sa gloire. Et sa bonté a exaucé mes vœux et mon offrande... Numquid Sio7î dicet : Homo et homo natus est in ea, et ipse fundavit eam Altissimus. A voir cette magnificence et sainteté dans l'âme de Marie, est-il pas bien aisé de voir que Dieu l'a préparée pour naître d'elle son Fils unique Jésus-Christ, qui est le fils de l'homme, et avec lui aussi toute l'étendue de son Église? //owo et homo natus est in ea... Dieu remplira le cœur de tous les hommes d'honneurs et de ressentiments pour sa personne... C'est une joie commune et universelle de tous les fidèles chrétiens. » Oraison sur la Nativité de la Sainte Vierge^ 8 septembre 1641, Uimoires, copie, t. il, p. 454-455.

f. 9. Elle rappelle les discours de Job. — Cinq slrophes de 5 vers, 2-5; 6-8; 9-11; 12-15; 16-19. La 2" et la S' str. sont terminées par séîah, — Le sens du ps. est clair.

758. — Psaume lxxxviii, hébreu lxxxxix : Misericordias Domini.

Prière pour obtenir le secours do Dieu.

« MaskîL D'Éthan l'Ezrahite. » La date de ce psaume est incertaine. On l'a rapporté à l'époque de la révolte d'Absalom, au temps de l'invasion de Sennachérib et aux règnes de Joakira, de Jéchonias ou de Sédécias. On peut le placer avec plus de vraisemblance au moment de l'invasion de Sésac, pharaon d'Egypte, sous Roboam, III Reg., xiv; Il Par., xii. — La poésie est élevée, vive, colorée. — Trois parties bien distinctes : 1*, 2-19 : le psalmiste célèbre les bienfaits de Dieu envers la maison de David pour exciter sa confiance en lui ; 2', 20-38, il rappelle les promesses divines à la famille royale, afin de préparer la prière finale; 3% 39-52, il fait un tableau saisissant de l'état de désolation dans lequel est le royaume et implore le salut. — 25 str. de 4 vers, excepté la 10* qui en a 5 (à moins qu'on ne regarde le 'f. 20 comme une indication en prose) et la 12° qui en a 6 ; 2-3 ; 4-5 ; 6-7 ; 8-9; 10-11; 12-13; 14-15; 16-17; 18-19: 20-21 ; 22-23; 24-26; 27-28; 29-30; 31-32; 33-34; 35-36; 37-38; 39-40; 41-42; 43-44; 45-46; 47-48; 49-50; 51-52. Le ^. 53estladoxologie qui termine le livre III.

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