Psaume cxxxi, hébreu cxxxii : Mémento, Domine^ David
Prière pour la famille de David.
« Psaume graduel. »> — Ce psaume demande la protection Ivine pour la famille de David et annonce le règne du Messie. Il fut probablement composé par Salomon pour la Dédicace du temple, Il Par., vi, 41. — Il renferme quatre stropbes régulières de iO vers : 1-5; 6-10; 11-13; 14-18. — Les deux 1^" str., 1-10, rappellent à Dieu ce que David a lait pour lui : 1" str. : Projet de lui élever un temple ; — 2*^ str. : transport de l'arche à Jérusalem , — et lui demandent d'en récompenser sa postérité. Les deux dernières str., H-18, reproduisent les promesses que Dieu avait faites à David (1).
802. — Psaume cxxxii, hébreu cxxxui : Ecce quam bonum. Excellence de l'union fraternelle.
« Psaume graduel. De David. » — Le Psalmiste chante
(l) Rythme de gradation : Deus Jacob, 2b, 5i>; le y. iQ est à peu prèa la répétition du y. 9; le nom de David apparaît dans chacune des 4 str., 1»; IQa, lia et 17a; i3b^ habitaiionem, et 14i>, haôiiabo.Ley. 6 signifie:
Nous entendîmes dire qu'elle [l'arche] était à Éphrata,
Et nous la trouvâmes dans les champs de Yahar.
Yahar signifie forêt et a été traduit par sylva dans la Vulgate. C'était un endroit près de Cariathiarim.
Funion fraternelle des Israélites, quand ils se réunissent pour les grandes cérémonies religieuses. Le grand-prêtre, fils d'Aaron, qui leur apparaît alors, avec ses ornements éclatants et tout couvert de parfums, les ravit d'admiration; la rosée qui tombe sur l'Hermon les charme ; non moins admirable, non moins charmantte, est la réunion des frères. — Point de strophe (i).
803. — Psaume cxxxni, hébreu cxxxiv : Ecce nunc benedicite Vomîmm»
lavitation à louer Dieu pendant la nuit.
« Psaume graduel, n — C'est le dernier des psaumes graduels. Il se compose de deux courtes strophes de 4 et 2 vers : 4-2; 3. — La 1'® est une invitation, faite pendant la nuit, à louer le Seigneur. — La seconde est la réponse à cette invitation.
804. — Psaume cxxxiv, hébreu cxxxv : Laudate nomen Dommù Hymne à Dieu, grand dans la nature et dans le gouvernement d'Israël.
Sans titre. — Six strophes irrégulières de 8, 8, 10, 4, 8 et 6 vers :1-4; 5-7; 812; 13-14; 15-18; 19-21.— 1" str., 1-4: Exhortation à louer Dieu ; — 2® str., 5-7 : parce qu'il est le Maître de la nature; — • 3® str., 8-12 : qu'il a délivré son peuple de la servitude d'Egypte, et lui a donné la terre de Ghanaan; — 4** str., 13-14 : qu'il est plein de gloire, et sauve son peuple; — 5® str., 15-18 : tandis que les dieux des païens ne sont rien. — 6® str., 19-21 ; Que tout Israël loue donc le Seigneur.
SOS.-*» Psaume cxxxVjhébreu cxxxvi : Confiiemini Domino qmniam bonus* Cantique d'action de gr&ces à Dieu pour tous ses bienfaits.
Sans titre. — 1° Le Psalmiste exhorte le peuple à louer Dieu, 1-3; — 2** à cause des merveilles qu'il a opérées pendant les six jours de la création, 4-9; — 3° de la délivrance d'Israël de l'Egypte, 10-15; — 4° du don de la Terre Promise 16-22; — 5° des dons qu'il accorde à chacun, 23-26. — Ce
(1) Herder a fait une analyse littéraire de ce psaume, Histoire de ùji poésie des Hébreux, 2° partie, chap. ix, trad. Carlowitz, 1843, p. 480-48L
[^O'i] ART. II. — ANALYSE ET EXPLICATION DE> PSAUMES. 30^
psaume a cela de particulier, que le refrain est intercalé entre chaque vers (26 fois) : Quoniam in œternum misericordia ejm. — il n'est pas divisé en strophes. Un solo chantait, sans doute; chaque vers, et le chœur reprenait aussitôt le refrain, qui était comme le répons de nos litanies.
806. — Paaume cxxxvi, hébreu cxxxvii : Super flumina Bnbylonis.
Chant des captifs de Babylone.
Sans litre en hébreu. — La Vulgate porte : Psalmus David, /eremiœ. Ce titre est difficile à expliquer ; il est formellement rejeté par Théodoret (I). — Ce psaume, l'un des plus beaux ci des plus touchants, nous représente les Juifs captifs à Babylone, ne pouvant goûter aucune joie loin de leur patrie. Le patriotisme et la religion ne peuvent pas s'élever plus haut (2).— Six strophes de 4 vers : 1-2; 3; 4-5; 6; 7; 8-9.— 1" str. 1-2 : Les Juifs captifs à Babylone ont suspendu leurs lyres aux saules pleureurs des bords de TEuphrate, et ils versent des larmes au souvenir de Sion. — 2" str., 3 : Chanteznous un cantique de Sion, leur disent leurs maîtres. — 3® et 4^ str., 4-6 : Comment chanter les louanges du Seigneur sur la terre étrangère? Plutôt m'oublier moi-même qu'oubher Jérusalem (3)1 — 5^ str., 7 : Prière à Dieu contre l'Idumée,
(1) Interpréta tio Psalmi cxxxvi, t. Lxxx, col. 1926. Il ajoute, col. 1297 : « Psalmi sensus planus est. Qui enim captivi fuerant abducti, et reditum con?ecuti, ea narrant quae Babylone acciderant. » C'est ce qui est admis par la plupart des exégètes modernes.
(2) «La poésie touchante de ce psaume, son sentiment si profond, si vrai, si mélancolique et si naturel, est passé dans l'âme des masses et l'a rendu populaire. Il répond à toutes les notes plaintives du cœur humain, à toutes les amertumes et à tous les regrets, à toutes les aspirations et à tous les mécomptes, à toutes les douleurs, à tous les gémissements... des espérances déçues pour les individus comme pour les nations. » F. Claude, Les Psaumes, traduction nouvelle, in-12, Paria, 1858, p. 287.
(3) « Combien cette apostrophe à Jérusalem rend-elle tendre et touchaol le discours de ce Juif exilé ! Il croit la voir, l'entretenir, lui protester avec serment qu'il consent à perdre la voix et l'usage de la langue, aussi bieo que de ses instruments, plutôt que de l'oublier en prenant part aux fausses joies de Babylone. » RoUin, Traité des Études, 1805, t. îi, {\. 601-602. — Les str. 3 el 4 peuvent avoir été composées à Babylone»
366 CHAP. m. — LES PSAUMES. [808]
qui avait fait la guerre aux Juifs avec Nabuchodonosor. — 6° str., 8-9 : Souhaits contre Babyloue, qui a opprimé Juda.
807. — Psaume cxxxvii, hébreu cxxxviii : Confitebor tibi Domine,..» quoniam audisti verba oris mei.
Cbant d'actioa de grâces à Dieu qui doit donner au monde le Messie.
« De David. » — David remercie Dieu delà promesse qu'il lui a faite de faire sortir le Messie de sa race, et de rendre son trône éternel, II Reg., vu; 1 Par., xvii. — Trois str. de 7, 6, 6 vers : 1-3; 4-6; 7-8. — 1" str., 1-3 : Le Psalmiste remercie Dieu de la promesse qu'il lui a faite (1). — 2* str., 4-6 : Tous les rois glorifieront Dieu, quand ils la verront se réaliser. — 3° str., 7-8 : Pour lui sa confiance envers le Seigneur est sans bornes.
808. — . Psaume cxxxviii, hébreu cxxxix : Domine, probasti me. La science infinie et l'immensité de Diea.
« Au chef de chœur. De David. Psaume {Mizmôr). » — Ce beau psaume est un des plus riches en enseignements théologiques sur la nature de Dieu. Dans une première partie, d-12, David dépeint la science infinie et l'immensité divine, à qui rien ne peut échapper; dans la seconde, i3-18, il loue le Seigneur qui donne la vie à l'homme, et à qui même les phases primitives de notre existence ne sont pas cachées, non plus que notre destinée future, tandis que nous, nous ne savons rien de toutes ces choses ; enfin, dans une troisième, 19-24, il s'élève contre les ennemis du Créateur, et demande à être lui-même éprouvé et purifié. Dieu connaît tout, il connaît donc aussi la difi'érence qui existe entre David, son serviteur fidèle, et le méchant. — Quatre strophes irrégulières de H, 13, 16 et 12 vers: 1-6; 7-12; 13-18; 19-24. Les deux premières strophes correspondent à la 1" partie, la 3^ à la 2% et la 4* à la 3°.
(1) Au lieu de super omne nomen sanctum tuum l'hébreu porte super omne nomen, verbum tuum ce qui est plus explicite. Ce verbum, c'est la promesse de la perpétuité de la race de David dansla personne du Messie.
800. — Psaume cxxxix, hébreu cxl : Eripe me, Domine. David implore le secours de Dieu contre ses ennemii.
« Au chef de choeur. Psaume {Mizmôr). De David. » — Composé pendant la persécution d'Absalom, et analogue aux Ps. Lvii et Lxiii ; la conclusion de tous les trois est semblable. — Cinq strophes de 6 vers, les trois premières terminées par sékh: 2-4; 5-6; 7-9; 40-11 ; 12-14. !'• et 2« str., 2-6 : Que Dieu garde le Psalmiste du méchant; — 3* str., 7-9 : parce qu'il met sa confiance en Dieu (prière qu'il lui adresse). — 4" str., 10-11 : Que l'iniquité des impies retombe sur eux. — 5° str., 12-14 : Oui, le pécheur périra, le juste triomphera et bénira le Seigneur.
8i0. — Psaume cxl, hébreu cxli : Domine, clamavi ad te.
Prière pour obtenir le secours de Dieu contre les méchants
« Psaume [Mizmôr). De David. » — Il est difficile à expliquer. II paraît avoir été composé après la mort de Saûl. quand David, en l'apprenant, fait tuer celui qui lui en apporte la nouvelle, et lorsqu'il est encore lui-même environné de dangers. — Quatre strophes de 4, 6, 7, 6 vers, 1-2 ; 3-4; 5-7 ; 8-10. — 4" str., 1-2 : Invocation à Dieu.— 2« str., 3-4 : Prière pour obtenir la grâce d'éviter le péché. — 3' str., 5-7 : Il accepte comme un bien les coups dont le frappent les méchants, mais il demande néanmoins à en être délivré. Les versets 6 et 7 sont très obscurs. — 4' str., 8-10 : Prière à Dieu pour obtenir d'être délivré de ses ennemis. — Ce psaume était usité dans la primitive église comme prière du soir, ô £7îfAu/;^ioç, Const. Apost.y viii, 35, 37, 1. 1, col. 1138, de même que le Ps. lxii servait de prière du matin. « Hujus psalmi verba pêne omnes sciunt, dit S. Jean Chrysostome, et per omnem aetatem perpetuocanunt... Multi possunt inveniri psalmi qui vespertino tempori conveniant... Patres... tanquam salutare aliquod pharmacum et peccatorum piaculum, ut is diceretur, constituerunt, ut quaecumque sordes aut maculae fuerint a nobis toto die susceptae,... eas, cum ad vesperam pervenerimus, per spirituals hoc carnem
3G8 CHAP. III. — LES PSAUMES. [81 3j
abstergamus. » Expositio in Ps. cxl, n. i, t. iv, col. 426
811. — Psaume cxli, héb reu cxlii : Voce mea ad Dominum clamavi
Appel au secour s de Dieu contre la persécution.
« Inteîleclus {maskîl). De David, quand il était dans la caverne. Prière {ihephiliâh). » — Composé par David, pendant qu'il était caché pour fuir Saûi, dans la caverne d Odollam ou dans celle d'Engaddi, plus probablement dans la première, I Reg., xxii; xxiv (1). — Trois strophes de 8, 7, 8 vers, 24; 5-6; 7-8. —1" str., 24: David recourt à Dieu au milieu des pièges qu'on lui tend. — 2° str., 5-6 : En lui seul est son espoir.— 3» str., 7-8 : Qu'il daigne donc l'exaucer et le délivrer.
812. — Psaume cxlii, hébreu cxLiii : Domine^ exaudi orationem meam Prière pour obtenir le secours de Dieu dans la persécution.
<( Psaume {mizmôr). De David. » — La Vulgate ajoute : <{ lorsqu'il était poursuivi par Absalom, son fils. » — Six strophes de 5 vers, excepté la dernière qui en a 6 : 1-2; 3-4; 5-6; 7-8^; S'^ - 10^ ; lO'^ - 12. — V^ str., 1-2 : Que Dieu écoute ma prière ; — 2' str., 3-4 ; parce que mon ennemi me poursuit. — 3* str., 5-6 : Les bontés passées du Seigneur m'inspirent confiance. — 4*^ str., 7-8'' : Qu'il se hâte de me secourir, car je me meurs. — 5" str., %" - W : Qu'il m'apprenne le chemin que je dois suivre pour échapper à mon ennemi. — 6^ str., 10'- 12 : Qu'il me sauve et anéantisse» mes ennemis. C'est le 7« et dernier Psaume de la pénitence.
813. -^ Psaume cxliii, hébreu cxliv : Benedidus DominUs Deus, Action de grâces pour la victoire et demande de nouveaux secours.
« De David. » — La Vulgate ajoute : « Psaume. Contre
(1) s. François d'Assise mourant récita ce psaume, et il expira après avoir répété le dernier verset : Educ d{ custodia animam meam^ ad confifendum nomini tuo; me exspectant justi, donec rétribuas mihi. — S. Bonaventure, B. Patrîs Francisa vita, c. xiv, dans les B. Francisa Opuscula, Anvers, 1623, p. 572.
Goliath. )) I Reg., xvii. — Il est déforme irrégulière et renferme plusieurs passages qui se lisent déjà, Ps. xvii; vin; xxxvn; Lxn; ci ; cm; xxxiii. Les versets 12-14, qui sont d'un rythme différent, no se lient pas à ce qui précède. — Cinq strophes de 7, 4, 9, 7, 10 vers : 1-2; 3-4; 5-8; 9-11; 12-15. — 1" str., 1-2 : Actions de grâces à Dieu pour la victoire. 2^ str., 3-4 : Qu'il est juste de remercier Dieu, lui si ^rand, qui s'occupe de nous, si petits I — 3"* str., 5-8 : «Jiie Dieu continue sa protection au vainqueur; — 4® str., 0-11 : et David le louera. Oui, qu'il le sauve! — 5® str., 12- 15 : Souhaits de bonheur et de paix pour le peuple élu.
814. — Psaume cxliv, hébreu cxlv : Exattabo te, Deus meus. Hymne à la bonté de Dieu.
«r Louange {thephillâh). De David. » — Ce Psaume est alphabétique; il se compose dans le texte original de 21 distiques (au lieu de 22, comme les autres psaumes alphabétiques du même genre, xxiv, etc., parce que la lettre noun est omise). Les deux vers qui manquent dans l'hébreu sont conservés dans la Vulgate, 13''-*; mais ils sont semblables, deux mots exceptés, au ^. 17. « Hichymnus, dit Théodoret, In Ps., t. Lxxx, col 1966, per litterarum seriem compositus est et per ejusdem sermonis repetitionem prophetae desideriura docet. » Une partie des prières du Benedicite, avant le repas, est tirée de ce psaume, 15-16. La primitive Église appliquait à la sainte Eucharistie (1) les paroles : Oculi omnium in te sperant, Domine, et tu das escas illorum in tempore opportuno, f, 15.
815. — Psaume cxlv, hébreu cxLvi : Lauda, anima mea, Domînum. Hymne à la gloire de Dien, notre protecteur.
Ce psaume et tous les suivants, jusqu'à la fin du psautier, commencent par alléluia. Ils sont tous consacrés à louer Dieu : Ubi desiit, inde rursus incipit, nempe a laudatione, dit S. Jean Chrysostome, In Ps, cxlv, n. 1, t. lv, col. 472.
(1) S. Jean Chrys., In Ps. cxliv, n» 1, t. lv, col. 464.
La Vulgate donne pour titre à celui ci : « D'Aggée et de Zacharie, » soit que ces prophètes en soient les auteurs, soit qu'ils aient introduit l'usage de le chanter dans le second temple — Trois strophes de 7, 7, 9 vers : 1-4; 5-7^^; 7^-10. — r^ stj.^^ 1.4 -il faut louer Dieu et ne pas complet sur les hommes. — 2° str., 5-7'' : Heureux qui observe la loi du Seigneur! — 3® str. 7M0 : Dieu, le protecteur des justes, le protégera (1).
816. — Psaume CXLVI, hébreu cxLVii : Laudate Dominumquoniam bonus^ ActioD de grâces à Dieu pour le rétablissement des murs de Jérusalem.
Ce psaume et les suivants, jusqu'au Ps. cl, sont de Néhé-
(1) Malherb3 a paraphrasé ce psaume en beaux vers : mais plus sa poésie est belle, plus elle fait ressortir la supériorité de l'original. « Il y a dans l'original, dit M. Paul Albert, Littérature française des origines, leçon xix«, fin, p. 331-332, je ne sais quoi d'abandonné et de mélancolique; on y sent une âme troublée qui s'épanche à Dieu, se livre, et peu à peu reprend courage, chante sa victoire, s'élève au-dessus du vain appareil des choses humaines qui la captivaient ou l'effrayaient. Il ne faut pas chercher dans Malherbe ces nuances de sentiment, cet ondoiement de l'émotion. Dans ce chant flexible et si varié, il n'a entendu et retenu qu'une seule note. Les mépris des faux biens de la terre, l'inanité de la puissance des grands, voilà ce qu'il chantera. La strophe, habilement coupée, présentera d'abord l'image des folles ambitions de l'homme, puis, dans la seconde partie, le néant de tout cela. Quatre vers amples et majestueux d'obord, puis deux vers courts tranchants, comme un arrêt impitoyable :
En vain, pour satisfaire à nos lâches envies,
Nous passons près des rois tout le temps de nos vies
A souffrir des mépris et ployer les genoux.
Ce qu'ils peuvent n'est rien ; ils sont comme nous sommes,
Véritablement hommes.
Et meurent comme nous.
Ont-ils rendu l'esprit, ce n'est plus que poussière,
Que cette majesté si pompeuse et si fière
Dont l'éclat orgueilleux étonne l'univers;
Et dans ces grands tombeaux où leurs âmes hautaines
Font encore les vaines,
Ils sont mangés des vers.
Là se perdent ces noms de maîtres de la terre. D'arbitres de la paix, de foudres de la guerre. Comme ils n'ont plus de sceptre ils n'ont plus de flatteurs; Et tombent avec eux d'une chute commune
Tous ceux que la fortune
Faisait leurs serviteurs. »
[818] ART. lî. — ANALYSE ET EXPLICATION DES PSAUMKS. 37 \
mie 011 au moins de son époque, n° 6dA. Ils ont tous pour sujet la restauration de Jérusalem. LePs. cxlvi (avec cxlvii, qui n'en est qu'une partie) remercie Dieu du rétablissement lies murs et des portes de la capitale de la Judée ; le Ps. cxLviii, du rétablissement de la nationalité juive^ et le Ps. cxLix, des triomphes remportés par les Juifs sur les peuples voisins. — On ne voit point dans les psaumes de Néhémie de divisions par strophes, mais nous avons ici trois séries de pensées, 1-6; 7-11; 12-20 (en y comprenant le Ps. cxlvii), commençant chacune par une exhortation à louer Dieu, cxLvi, 1, 7, et CXLVII, 12, et exposant toutes les grandeurs de Dieu révélées doublement dans la nature et dans la protection spéciale accordée à Israël. Dans la première partie, le Psalraista loue particulièrement Dieu d'avoir réédifié Jérusalem et créé les astres; dans la deuxième, d'être la Providence des animaux ; dans la troisième, d'avoir rebâti les murs et les portes de Jésusalem, de lui donner l'abondance et surtout de lui avoir donné sa loi.