CHAP. VI. — LE CANTIQUE DES CANTIQUES
Sanhédrin, vers Tan 90 de notre ère, fît condamner Terreur de Schanimaï. Parmi les chrétiens, le premier qui ait voulu entendre dans un sens analogue le chant de Salomon est Théodore de Mopsueste (360-429) ; il vit dans le Cantique un épithalame composé pour célébrer le mariage du fils de David avec la fille de Pharaon. Il a eu peu de sectateurs jusqu'au xviii® siècle, mais depuis lors ils sont devenus nombreux; Les uns l'entendent du mariage de Salomon avec la Sulamite, les autres d'un berger avec une bergère, etc. Communément, ils le considèrent comme un drame en cinq actes, i-ii, 7; II, 8-III, 5; m, 6-v, 1; v, 2-viii, 4 ; viii, 5-14. La fin des deux premiers et du quatrième acte est indiquée par la formule d'adjuration trois fois répétée, ii, 7 ; m, 5; viii, 4; celle du troisième, par une phrase analogue, v, i. L'opinion défendue par cette école est fausse, comme nous le verrons plus loin. Elle a été condamnée par le second concile général de Constantinople (1).