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II. École mystique

L'école mystique admet dans le Cantique un sens littéral, mais non d'une façon exclusive : l'union de Salomon avec la fille du roi d'Egypte qui y est célébrée n'est que le type d'une autre union, celle du mariage mystique du Sauveur avec sou Église. Le représentant le plus célèbre de cette opinion est Bossuet, qui l'a exposée et défendue dans la préface de son Commentaire sur le Cantique (2). Calmet l'a aussi adoptée.

(1) Labbe, Concilia, Conc. C. P. ii. ann. 553, col. iv, 69-71, t. v, 1671, col. 452-453.

(2) Prsefatio in Cantic, OEuvres, éd. Lebel, t. ii, p. 218-219. Il entend dans le même sens le Ps. xliv, ib. p. 218, et t. i, p. 203, — Lightfoot a bien résumé l'interprétation de l'école mystique dans les termes suivants : « Quamvis potissimus praeciouusque ejus [Salomonis] scopus conjugio terreno sit sublimior ; altamen conjugium hoc suum cum filia Pharaonis typum facit sublimis illius et spiritualis conîugii, Christum inter et Ecclesiam. Filia Pharaonis gentilis erat etortu suc Ecclosiae Israeliticae peregrina; et praeterea ^Ethiopissa, utpote Afra, ut Gant., I, 5, 6, ad id alluditur, atque eo aptior typus erat eorum quœ Salomon per omnia intendebat. » Chronica Temporum et Textuum V. T., ad A. M. 3019, Opéra, Utrecht, 1699, t. i, p. 76.

[8(.5] ART. II. — DE l'interprétation DU CANTIQUE. 429

L'évêque de Meaux divise le poème en sept journées, cerrespondant aux sept jours que duraient les fêtes de mariage chez les Hébreux. — L'interprétation de l'école mystique n'est point condamnable comme la précédente ; nous croyons néanmoins qu'elle n'est point la vraie et que c'est récole allégorique qui nous donne le vrai sens du Cantique.

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