I. La sagesse, source de bonheur et de l'immortalité, i-v
— V Ce qu'est la sagesse: elle consiste dans la rectitude da cœur, I, 4-5; et dans la rectitude du langage, 6-11 (i). — 2° Origine de la mort, i, 42-ii, 25: elle est entrée de fait, dans le monde, par le mauvais usage que l'homme a fait de son libre arbitre, i, 12-16, l'épicurien ne cherchant qu'à jouir de la vie présente, ii, 1-9, et persécutant le juste, 40-20 ; mais le premier auteur de la mort est la jalousie du démon, 21-25. — 3° Les bons et les méchants dans la vie présente, iii-iv. Le juste est en sécurité, malgré des apparences trompeuses, m, 1-9; le méchant estmalheureux, 10 12; le contraste est complet entre l'un et l'autre; tout tourne déûnilivement à bien pour le juste et à mal pour l'impie, m, 13-iv.
— 4° C'est surtout après la mort que le contraste est grand
brum Sapientîêe libri ires, t. cix, col. 671-762, plus mystique que littéral; Jauséuius de Gand, Annotationes in librum Sapientiœ Salomonis in quibus breviter et gejiuinus litterae sensus et germana tectio, ex dili' genti collatione grseci exemplaris et manusaiptorum codicum theologo. rumque veterum auctoritate ostenditur, reproduit daus Migue, Cursus completus Scriptura; Sacrse^X. xvii; Bossuet, Liber Sopientix; Reusch, Observationes criticse in librum Sapieniicu ; Lesétre, Le livre de la Sagesse^ 1880 (dans la Bible de M. Lelhielleux), etc.
(1) Sap., I, 7 : Spiritus Domini replevit orbem terrarum : et hoc, quod continet omnia, scientiam habet vocis. Hoc se rapporte à Spiritus. a Eu grec, il y a 7cve0(xa, substantif neutre, d'où le participe au neutre tô xaxexov; ce dernier a été traduit littéralement saos prendre garde à la différence de genre du mot Spiritus en latin. Il est arrivé tout à fait de même dans la traduction de 1 Cor., ii, 14 : Animalis autem homo non percipit ea quss sunt Spiritus Dei : stultitia enim est (au lieu de : sunt) nu et non potest intelligere : quia spiHtualiter examinatur (au lieu de : examinantur). Le traducteur n'a pas pris garde qu'en grec le pluriel neutre gouverne le verbe au singulier [tandis qu'en latin il le gouverne au pluriel]. » Kaulen^ Handbuch der Vulgata, 1870, p. 260, S. Augustin a lu comme il faut : Is qui continet omnia. Symb. ad Catechum., IV, n» 9, t. XL, col 641. Le sens de notre verset est celui-ci : « L'esprit de Dieu remplit Tunivers, et comme il contient tout, il sait aussi tout ce qui se dit. »