‹ Manuel bibliqueChapitre 293 sur 476 · ART. II. — ANAL. ET DOCT. DU LIV. DE LA SAGESSE · texte numérisé non relu

ART. II. — ANAL. ET DOCT. DU LIV. DE LA SAGESSE

entre eux, v. La conscience condamne déjà le pécheur : ergo erravimus, v, d-15. Dieu récompense le juste, i6-i7 ; il châtie le coupable, 18-24. — Dans cette section, le passage ii, 12-20 est célèbre. 11 peint, en traits frappants, la passion du Sauveur, le vrai juste, ii, 12, le Fils de Dieu, 18, condamné à une mort honteuse, 20, par les enfants du monde; aussi tous les Pères l'ont-ils entendu de Notre-Seigneur Jésus-Christ (1). H. La sagesse, guide de la vie, vi-ix. — 1° Puisque tel est le résultat de la vie du sage et de l'insensé, il faut faire de la sagesse le guide de notre vie. L'auteur s'adresse spécialement aux rois, et leur dit que la sagesse doit diriger leur conduite, Yi, 1-23. — 2° La sagesse est d'ailleurs accessible a tous, vi, 24-vii, 7 ; elle est la source de tous les biens, vu, 8-viii, 1, elle doit dominer et régler toute notre vie, viii, 2-16. — 3° Elle est un don de Dieu, viii, 17-21 ; de là la prière du ch. IX pour l'obtenir de lui.

873.— II* partie : La sagesse considérée au point de vue historique, x-xix.

Après avoir montré l'excellence et la nature de la sagesse, ainsi que l'usage que nous devons en faire comme règle de notre vie, l'auteur confirme tout ce qu'il a dit par une sorte de revue historique de l'histoire du peuple de Dieu : il nous montre les bons récompensés et les méchants punis. — 1° x-xii. La sagesse est une puissance qui sauve et qui châtie, comme nous le voyons dans l'histoire primitive, d'Adam à Moïse, x-xi, 4, et dans les châtiments qu'elle attire soit sur les Égyptiens, XI, 5-27, soit sur les Chananéens, xii, 1-18; par cette justice, elle nous apprend quoniam oportet justum esse et humanum, 19-27. — 2" xiii-xiv. Gomme le crime principal des Chananéens était l'idolâtrie, l'auteur en décrit l'origine et les progrès et montre combien elle est en opposition avec la sagesse. Il parle successivement de l'adoration des forces de la nature, xiii, 1-9; des idoles, œuvres de la main des hommes, xiii, 10-xiv, 13, et enfin des hommes divinisés, xiv, 14-21 ; il termine ce tableau en décrivant les effets déplorables du po-

(1) TertuU., Adv. Marc, m, 22, t. ii, col. 352; S. Cypr., Testim., ir, le, t. iv. col. 708; S. Hippolyte, Dem. adv. Jud., ly, t. x. col. 794, etc.

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Jythéisme, xiv, 22-31. — 3'* xv-xix. Il revient alors de nouveau aux plaies de TÉgypte et s'en sert pour faire ressortir le contraste qui existe entre les adorateurs du vrai Dieu et les païens : c'est par là que cette dernière subdivision se rattache à ce qui précède. Il signale en premier lieu le contraste en général, xv, 1-17, et puis spécialement le contraste qui se manifeste, d'une manière si éclatante, entre les fidèles serviteurs de la sagesse et les Égyptiens adonnés à l'idolâtrie, lorsque Dieu afflige ces derniers par toute sorte de plaies, tandis que les premiers en sont affranchis. Le Seigneur emploie contre les adorateurs des animaux et de la nature l'action des bêtes, xv, 18-xvi, 13, et celle des forces de la nature, l'eau et le feu avec les ténèbres, xvi, 14-xvin, 4; enfin la mort, xvni, 5-xix, 5. Dans sa conclusion, l'auteur montre les Hébreux fidèles sauvés, et ceux d'entre eux qui désobéissent à Dieu punis, xix, 6-20.

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