ART. II. — ANAL. ET EXPLIG. DB JÉRÉMIE
de 70 ans ; tous ceux qui auront persécuté le peuple de Dieu boiront à la coupe du vin de la colère divine, 12-31 ; le Seigneur les détruira, 32-38. — 3° Non seulement le peuple sera emmené captif, mais Jérusalem et le temple seront ruinés : c*est ce que prédit Jérémie au commencement du règne de Joakim, par conséquent trois ou quatre ans avant la prophétie du ch. XXV. L'annonce des malheurs du ch. xxvi faillit coûter la vie au prophète, 1-6, n* 980, mais le danger qu'il courut ne Tempêcha point d'en maintenir l'exactitude, 7-15. Plusieurs prennent sa défense et rappellent que Michée a prédit les mêmes choses, cf. Mich., m, 12, sans être molesté par Ézéchias; ils sauvent ainsi Jérémie, malgré l'exemple d'Uri, mis à mort par Joakim, exemple qu'allèguent ses adversaires, 16-24. — 4" Tous les peuples voisins subiront le joug de Babylone, que Jérémie se met symboliquement au cou. Quiconque se laisse tromper par les faux prophètes périra; celui au contraire qui croira à la parole de Dieu sera sauvé, xxvii, 1-il (1). — 5°Sédécias et Jérusalem sont prévenus des maux qui vont fondre sur Juda; la fin prochaine de la captivité qu'annoncent les faux prophètes est un mensonge; au contraire, ceux qui sont restés dans le pays seront déportés à leur tour et iront rejoindre ceux qui sont déjà captifs, 12-22. —6° Cette dernière prédiction de Jérémie est confirmée par l'exemple d'Hananie et de Séméi. — 1. Le faux prophète Hananie annonce que Jéchonias avec les autres captifs reviendront à Jérusalem et que les vases sacrés seront renvoyés, xxviii, 1-4. — Jérémie dément ces prédictions et déclare, au nom de Dieu, qu'Hananie mourra dans l'année, ce qui arriva en effet, 5-17. — II. Jérémie écrit aux captifs eux-mêmes à Babylone qu'ils ne doivent pas espérer un prompt retour en Judée, mais considérer au contraire la
(1) Le ch. XXVII est daté du commencement de Joakîm» maïs il t'adresse à Sédécias et aux envoyés des pays voisins qui se rendirent à Jérusalem au commencement du règne de ce prince, xxvii, 12; cf. 3 et XXVIII, 1, 13. a II semble donc qu'il faut lire ici, dit Calmet, Au commencement du règne de Sédécias et non pas de Joakim. Le syriaque et l'arabe ont lu Sédécias et ils sont suivis de quelques interprètes. »