ART. IV. — BARUCH
Seigneur, adopta les chants lugubres du prophète : pendant la Semaine-Sainte, on entend retentir dans toutes les églises du monde catholique les accents plaintifs de Jérémie, déplorant un malheur plus grand que celui de la ruine de Jérusalem et du temple, le supplice d'un Dieu , mis à mort par ceux qu'il était venu racheter.
ARTICLE IV
Baruch.
Vie. — Texte et versions de ses prophéties. — Leur authenticité. — Analyse.
1019. — Vie de Baruch.
Baruch, fils de Nérias, était le fidèle disciple et le secrétaire de Jérémie, Jer., xxxii, i2; xxxvi, 4, 10, 32. Il appartenait à une bonne famille de la tribu de Juda, Jer., li, 59 ; Josèphe, Ant. jud., X, IX, 1; son frère Saraïas faisait partie de la cour deSédécias. Ses ennemis l'accusèrent d'être partisan des Ghaldéens, et d'influencer Jérémie en faveur de ces derniers, Jer., xLiii, 3. La quatrième année de Joakim, il alla lire au roi les prophéties de son maître, qu'il avait écrites sous sa dictée, n°1009, et il les écrivit une seconde fois de la même manière, quand le roi eut jeté au feu la première édition, xxxvi. Les persécutions qu'il eut à subir lui causèrent un moment de découragement, mais il ne dura pas, xlv. Plus tard, sous le règne de Sédécias, il fut mis en prison avec Jérémie, et il y resta jusqu'à la prise de Jérusalem (388); il se retira alors à Masphath, et fut ensuite forcé, comme Jérémie, de suivre les Juifs fugitifs en Egypte, Jer., XLiir, 6. Il alla enfin à Babylone et il y mourut. Quelques-uns croient qu'il avait déjà visité cette ville la quatrième année de Sédécias (594), avec une ambassade royale dont son frère faisait partie et qui s'y était rendue, sur la demande de Jérémie, pour consoler les captifs. Cf. Jer., LI, 61.
* 1020. — Texte et versions de Baruch.
1" Le texte original du Uvre de Baruch est perdu. Nous ne
possédons plus qu'une traduction grecq;ue d'où sont dérivées