‹ Manuel bibliqueChapitre 52 sur 476 · VU® section : Samson, xiil-xvi · texte numérisé non relu

VU® section : Samson, xiil-xvi

1** Samson ne fut point juge d'Israël de la même manière que ceux qui avaient porté ce titre avant lui. Ses prédécesseurs avaient affranchi le peuple de la servitude en se plaçant à la tête d'une armée; lui n'eut contre les Philistins, ennemis de Dan et de Juda, que la force miraculeuse dont Dieu l'avait doué (2); il leur fît beaucoup de mal

(1) s. Ambroise, De offidis, 1. III, c. xii, n» 78, t. xvi, col. 167-168; S. Th., 2» 2« , q. 88, a. 2, ad. 2"™. Les auteurs principaux qui admettent l'immolation sanglante de la fille de Jephté sont, outre S. Ambroise et S. Thomas, le Targum, Josèphe, Origène, S. Épiphane, TertuUieu, S. Éphrem, S. Grégoire de Nazianze, S. Jean Chrysostome, S. Jérôme, Théodoret, S. Augustin, l'auteur des Quœstiones ad orthodoxos, qu'on lit dans les œuvres de S. Justin, Cédrénus, Barhébraeus, Cornélius a Lapide, Calmet, Welte, Winer, etc. Les partisans les plus connus de la seconde opinion sont Nicolas de Lyra, Louis de Dieu, Le Clerc, Kimchi, Hengstenberg, etc.

(2) Samson, Jud., xvi, 17-20, perd sa force en perdant sa cheve-

« Samson prit trois cents chacals; il lia les queues des uns aux queues des autres et attacha des torches au milieu ; puis, mettant le feu aux torches, il lâcha les chacals au milieu des blés des Philistins, et il brûla ainsi leur blé, celui qui était en gerbes et celui qui était sur pied, leurs vignes et leurs oliviers. » Jud., xv, 4-5. — Le chacal, en hébreu schou'al, est une sorte de chien sauvage très commun dans tout l'Orient, et en particulier en Palestine, aux environs de JafFa et de Gaza, dans l'ancien pays des Philistins. Il est d'un jaune sale dans la partie supérieure du corps; le ventre est blanc. Il n'est pas solitaire comme le renard, mais il vit en troupes nombreuses. — Quoique ses mœurs soient très différentes de celles du renard, les Hébreux, comme encore aujourd'hui les Arabes, ne distinguaient pas dans l'usage ces deux espèces d'animaux. De là vient que la Vulgate a traduit dans les Juges et dans plusieurs autres endroits de ^'Écriture, le mot schou^al imr vulpes, « renard ». Le latin n'avait pas d'ailleurs de mot propre pour rendre le terme hébreu, parce que le chacal était inconnu en Occident. Nos langues modernes ont adopté le nom oriental, en le modifiant plus ou moins. C'est ainsi que, en français, nous avons fait de schou^al « chacal. »

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