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monter d'un dixième pour avoir la quantité de sucre contenue dans l'urine.
Ici, on aura :
3,40 X ^ = 4,10 X 0,41 = 4 gr.
Dosage par les procédés optiques. — Plusieurs instruments sont aujourd'hui employés pour cet usage; ou le> . . .désigne sous le nom de saccharimètres. Ce sont : j 1° Le saccharimètre de Soleil ;
2° Le saccharimètre à pénombres, qui est beaucoup plu> i sensible ;
3° Et enfin le diabétomètre à pénombres, qui, à cause d. .^on bas prix et la facilité avec laquelle on le manie, srecommande d'une manière toute spéciale pour les essaichimiques.
La description et la théorie de ces instruments ne peu vent trouver place ici; nous renvoyons le lecteur au\ •traités spéciaux. Nous indiquons la manière de se servi i ■de ces instruments.
Saccharimètre de Soleil. — On dispose l'instrument df vaut la partie la plus éclairante d'une lampe à huile on ■ ê\m bec de gaz, de manière que l'extrémité A soit
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-quelques centimètres de la flamme ; puis on commence ■ •parle régler. Pour cela, un emplit d'eau le tube de cuivre, qui a 0 m. 20 de long, en dévissant un des colliers de .suivre et enlevant une plaqile de verre qui ferme rorificc ..du tube.
( On le tient bien verticalement et on y verse de l'eau jusqu'à ce quelle déborde et forme un ménisque convexe.
Fig. 17. — Saccharimètre de Soleil.
'On rase alors avec la plaque de verre, de manière a n'en- •fermer aucune bulle d'air, puis on visse le collier, et on met en place le tube dans la position indiquée par la figure. On regarde alors par la lunette D', ({ue Ton tire ou l'on •enfonce de manière à voir très nettement un disque lumineux partagé en deux moitiés d'égale grandeur, par un
178 MANUEL CLliMfllJE DE L'ANALYSE DES URINES
diamètre vcrtiCtal. Ces doux moitiés sont leinlées do couleurs couipléuicutairus ; ou saisit alors le bouton II cl ou le tourne dans un sens ou dans l'autre, de manière à égaliser les teintes des deux demi-disques. Lorsque cette égaliU' est obtenue, l'instrument doit être réglé. Le zéro de l;i règle divisée R doit coïncider avec le trait de repère. S'il n'en est pas ainsi, on fait avancer ou reculer cette règle au moyen d'une petite vis qui est visible à Textrémilé gauclu de cette règle. En tournant le collier N, on peut fain passer successivement le disque lumineux par toutes 1erteintes de Tarc-en-ciel, et chaque observateur choisit h teinte qui lui permet de mieux juger de l'égalité des deux demi-disques ; ordinairement, c'est la nuance gris lin oi! fleur de pêcher; ou la désigne sous le nom de teinte semihk.
La première opération consiste donc à régler l'instrument, c'est-à-dire à s'assm^er que le zéro de la graduation coïncide bien avec le point de repère ; alors les deux demidisques présentent exactement la même teinte.
L'urine est presque toujours trop colorée pour se prêter directement à l'examen optique; il faut la décolorer. Dansce but, on l'agite avec du noir animal (environ o grammes-pour 100) et on filtre au papier blanc.
On peut aussi y ajouter 1/10 de sous-acétate de plomb,., agiter fortement et filtrer.
On examine directement la liqueur (l'excès dacélate de plomb n'exerce aucune influence perturbatrice) dans le-, tube de 0 m. 20, et l'on augmentera alors le résultat d'un dixième, ou bien on en remplit un tube de 22 centimètres,, et dès lors il n'y a pas de correction cà faire.
Quel que soit le mode de décoloration adopté, ou remplit le tiibe d'urine décolorée et on le replace sur riustrumenl. On fait manœuvrer la lunette de Galilée D', do manière à voir bien distinctement la ligne de séparation des deu\ demi-disques, et l'on voit alors que l'égalité de teintes e> détruite ; on saisit alors le bouton H cl on le manœuvre di
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façon à la rétablir : on lit alors sur l'échelle divisée R le nombre de divisions dont il a fallu la faire avancer par rapport au point de repère fixe.
Et ce nombre, multiplié par 2,2o (théoriquement 2,236), indique en gramynes la quantité de glijcose contenue dans un litre d'urine.
Il ne faut pas oublier d'augmenter ce nombre de un ■dixième si l'on a déféqué l'urine avec du sous-acétate de plomb et qu'on l'examine dans le tube de 0 m. 20.
Saccharimètre à pénombres. — Cet instrument donne
■des résultats encore plus précis que le précédent. Il exige
l'emploi d'une lumière monochromatique. On emploie celle du sodium produite par un brûleur spécial. C'est un puissant bec à courant d'air dans la fkunme duquel on
mainticiil niic pclilo cuiller en plaline renfermant du chlorure de sodium fondu.
On dispose l'inslrumenl dans une pièce obscure, placé à quelques centimètres de la partie la plus éclairante delà flamme, et on commence par le régler. Après avoir disposé le tube plein d'eau sur l'appareil, on enfonce ou l'on retire la lunette qui est à la partie antérieure de l'appareil, jusqu'à ce que l'on distingue très bien un disque lumineux partagé en deux moitiés par un diamètre vertical : il faut que cetlo raie soit très nette ; Tune des moitiés du
Fig. )9. — Saccharimètre à pénombres.
disque parait plus ou moins éclairée en jaune et l'autre plus ou moins obscure (fig. 19, IV). On amène alors le zéro du vernier en coïncidence avec celui du cercle divisé : pour cela, on tourne le boulon P. Si à ce moment les deux moitiés du disque ne présentent pas la même intensité (maximum d'extinction) comme teinte (fig. 19, V), ou fail tourner dans un sens ou dans Fautre un petit bouton molleté 0, qui se trouve sur le côté de la lunette. Une fois l'égalité des leiutes obtenue, l'instrument est réglé, car le
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maximum d'extinction <a lieu lorsque le zéro du vernier <-'oïncide avec celui du cercle.
On remplit alors le tube avec de l'urine décolorée, comme il a été dit plus haut; on fait manœuvrer la lunette de Galilée de manière à voir très distinctement la ligne de séparation des deux demi-disques, et on constate que l'égalité des teintes n'existe plus (flg. 19, VI). On saisit alors le bouton molleté P qui fait mouvoir le vernier, on le 'tourne tout doucement d'un côté, et l'on observe si l'inégalité de teinte des deux demi-disques augmente ou diminue. Si elle augmente, il faut tourner en sens opposé; si elle diminue, on continue à faire mouvoir le bouton dans le même sens, et cela jusqu'à ce que les deux demi-disques paraissent également sombres (fig. i9, V).
A ce moment, il suffit de lire la division de la graduation devant laquelle se trouve le zéro du vernier, et le chiffre qui porte cette division multiplié par 2,23 indique, comme précédemment, en grammes la quantité de sucre contenu dans un litre d'urine.
Ces deux appareils, surtout le dernier, sont très précis; •leur manipulation est assez facile ; malheureusement leur prix est assez élevé.
A défaut depolarimètre, on peut se servir avec avantage de l'instrument suivant, que nous avons, M. Albert Dubosq et moi, combiné pour servir spécialement au dosage du sucre de diabète. La disposition extérieure de cet appareil rappelle celle du diabétomètre de Robiquet, et nous lui avons ilonné le nom de diabétomètre à pénombres.
Comme le polarimétre à pénombres, dont il n'est qu'une .modification, le diabétomètre exige l'emploi d'une lumière monochromatique. On se la procure au moyen d'un brûleur spécial ou d'une lampe à alcool à courant d'air dans la flamme de laquelle est immergé un anneau imprégné de chlorure de sodium. Cette lampe se fixe sur le support de l'appareil.
La disposition générale de l'instrument est représentécflo'ure 20. On le monte sur la boîte qui le renferme et qui est disposée de manière à constituer un support; l'extré-
Fig. 20. — Diabétomètre ù pénombres.
mité postérieure' est alors placée en face de la lumière monochromatique. Les rayons qui en émanent traversent le polariseur à pénombres (prisme de Jellet), puis le tube \ | qui contient l'urine. Au sortir de c- PÎ tube, ils sont reçus par un objecti îl achromatique placé en E, traversent 1jH Nicol analyseur, puis un oculaire con i h cave, et enfln arrivent à l'œil de l'ol ^ servateur. Comme on le voit, l'analyseui est placé entre les deux pièces de la. lunette de Galilée, destinée à rendre la vision distincte. Le Nicol analyseur esl enchâssé dans un collier mobile doni il faut mesurer le déplacement angulaire. Pour cela, a collier (fig. 21) porte en un point un secteur dente qui s'engrène avec un pas devis tangente à sa circonférence La tête de cette vis porte un lambour sur lequel son'i
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gravées les divisions. Chacune de ces divisions correspond à 1 gramme de sucre de diabèle par litre d'urine ; chaque division est subdivisée en cinquièmes; l'approximation est donc de 0 gr. 20 par litre.
11 faut appliquer à la préparation de l'urine tout ce que nous avons dit plus haut : la décolorer soit avec du noir animal, soit avec 1/10 de sous-acétate de plomb.
L'instrument ne permet pas d'évaluer plus de 100 grammes de sucre par litre; dans le cas d'une teneur plus considérable, il suffit d'étendre l'urine de son volume d'eau.
Urines albumineases et sucrées, — Deux cas peuvent se présenter :
1° On a une quantité suffisante d'urine pour' faire deux déterminations.
Dans une partie de l'urine, on dose l'albumine en suivant un des procédés que nous avons indiqués ; la présence du sucre n'a aucun inconvénient ; il est seulement nécessaire de laver un peu plus longtemps le coagulum d'albumine. L'albumine entrave le dosage du sucre fait par les deux procédés ; il faut donc la séparer.
Si l'on doit doser le sucre par la liqueur de Fehling, on peut coaguler l'albumine par la chaleur et la séparer par filtration; on neutralise ensuite avec quelques gouttes de lessive de soude et on procède à l'essai.
Si l'on défèque l'urine par le sous-acétate de plomb, il est nécessaire d'enlever l'excès de ce sel par le sous-carbonate de soude. Nous avons vu, pages 172 et 176, comment on tient compte de la dilution de l'urine.
Ce procédé donne de très bons résultats; mais il ne peut être appliqué qu'à l'urine exempte de sels ammoniacaux et qui n'a pas par conséquent éprouvé la fermentation ammoniacale, car en présence de l'ammoniaque le précipité plombique entraîne du sucre. Il faut alors avoir recours à la coagulation par la chaleur.
Lorsqu'on veut doser optiquement le sucre, il faut encore séparer l'albumine, puisque celte substance dévie à gauche le plan de la lumière polarisée. On peut, comme précédemment, séparer l'albumine par la chaleur et décolorer l'urine par le noir ; mais il est bien préférable de déféquer par le sous-acétate de plomb, qui enlève l'albumine en môme temps qu'il décolore l'urine. Il est bon cependant de coaguler l'albumine par la chaleur avant d'ajouter le sel de plomb. On est certain, en opérant ainsi, que la coagulation est toujours complète. Pour cela, on verse dans un petit ballon 50 centimètres cubes d'urine, et après addition de quelques gouttes d'acide acétique on porte à l'ébullition, puis on ajoute avec une pipette graduée 5 centimètres €ubes de sous-acétate de plomb ; on agite bien ; on laisse refroidir en bouchant le flacon pour éviter l'évaporation, et on examine la liqueur filtrée. Il est préférable d'opérer dans un ballon ordinaire et de mesurer l'urine et l'extrait de Saturne avec une pipette ; les urines albumineuses moussant beaucoup, on éprouverait quelque difficulté à i faire les mesures dans le ballon même. I
2o La même quantité d'urine doit servir à doser l'alhwnim \d le sucre. — Dans ce cas, on mesure 50 centimètres cubes d'urine et on coagule l'albumine par la chaleur; on pèse le précipité. Puis l'urine écoulée et les eaux de lavage sont réunies et évaporées au bain-marie jusqu'à réduction i ;)u volume primitif (50 centimètres cubes), puis déféquées ,| par 1/10 de sous-acétate de plomb.
Si l'urine est riche en sucre, il est inutile de la concentrer, il suffit de recevoir le tout dans un vase gradué et de I <léterminer le rapport de la dilution.
Si la quantité d'urine dont on dispose est très petite, on dose l'albumine par pesée et le sucre par la liqueur de • Fehling, puisque ce procédé nécessite une quantité moins i-.onsidérable de liquide; on a au besoin recours au pro-cédé page 1 74.
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inosite C'2H'20'^4AO. — L'iiiosite est un sucre particulier dont l'existence a cVabord été signalée dans la chair musculaire, puis que l'on a trouvé dans un certain nombre d'organes, par exemple les poumons, reins, cerveau. On ne Ta pas rencontré dans l'urine normale, mais seulement dans les urines qui contiennent soit du sucre, soit de l'albumine et souvent les deux à la fois.
h'inosite cristallise de sa solution aqueuse en petits cristaux orthorhombiques groupés en choux-fleurs; ils perdenl leur eau de cristallisation à 100' et même à l'air, à l;i température ordinaire, et deviennent de Vinosite anhydre. Elle se dissout dans six fois son poids d'eau, un peu dans l'alcool faible, mais est insoluble dans l'alcool absolu el dans l'éther.
Elle fond vers 210° en un liquide incolore qui se prend en cristaux par refroidissement. Elle ne réduit pas la hqueur de Fehling et n'agit pas sur la lumière polarisée : elle est précipitée de ses solutions aqueuses par le sousacétate de plomb, mais ne l'est pas par l'acétate neutre.
On la caractérise par les réactions suivantes. On ajoute à une solution d'iiiosite quelques gouttes d'acide azotique et on évapore à siccité dans une capsule, puis on humecte successivement le résidu avec un peu de chlorure de calcium (solution concentrée) et d'ammoniaque; et on dessèche denouveau ; le résidu prend alors une belle coloration rose : si l'on a un petit fragment d'inosite , on produit très facilement la même réaction en le plaçant sur une lame de platine avec une goutte d'acide azotique; on évapore avec précaution au-dessus d'une flamme, et on termine comme précédemment.
Vazotate de bioocyde de mercure donne dans les solutions neutres d'inosite un précipité jaune; en faisant évaporer le liquide avec précaution, le précipité devient rouge plus ou moins foncé, et cette couleur disparait par refroidissement. L'albumine donnerait lieu à une coloration analogue;
uiissi cette réaction ne peut être faite avec une urine qui contient de l'albumine.
Extraction. — On retire ordinairement l'inosite des haricots verts, qui en contiennent environ 7,5 pour 1000. On les réduit en pâte, puis on les enferme dans un nouet de linge que l'on expose à l'action de la vapeur, et on <^xprime fortement. Le liquide qui en découle est évaporé au bain-marie en consistance sirupeuse, puis additionné d'alcool à 90° jusqu'à formation d'un louche persistant. On abandonne au repos, et peu à peu il se forme de belles croûtes cristallines d'inosile. Ou fait cristalliser dans l'eau.
Recherche et extraction dans l'urine. — On traite l'urine par l'acétate neutre de plomb, qui en sépare les sulfates, chlorures, etc., et puis on filtre. Dans le liquide filtré, on ajoute du sous-acétate de -plomb, tant qu'il se produit un précipité; ce précipité contient Vinosite. On le recueille et on le lave à l'eau distillée, puis on le met en suspension dans une nouvelle quantité d'eau et on le décompose par un courant d'hydrogène sulfuré ; on sépare le sulfure de plomb par le filtre et on évapore le liquide au bain-marie, en consistance de sirop, puis on le précipite par l'alcool concentré ; l'inosite se sépare. On laisse reposer afin que le dépôt acquière un peu de cohérence, puis on sépare par décantation ou par filtratiou. On reprend le dépôt par l'eau et on fait cristalliser.
Ce procédé est applicable aux sucs musculaires et aux liquides de l'économie.