‹ Manuel complet de botanique, ou principes de botanique elementaire, ... Par M. Boitard. Ouvrage orné de planchesChapitre 41 sur 167 · DES BULBES, BULBILLES ET TUBERCULES · texte numérisé non relu

DES BULBES, BULBILLES ET TUBERCULES

* Les bulbes ou ognons et les tubercules ont été fort long-temps confondus avec les racines par les botanistes, et le sont encore aujourd'hui par un grand nombre de cultivateurs, quoique ce soient de véritables bourgeons. La bulbe consiste en un plateau large, plat, assez mince, horizontal, émettant les racines à sa partie inférieure, et portant au milieu de sa partie supérieure les rudimens des feuilles , de la hampe et des fleurs. Le tout est enveloppé de plusieurs rangs d'écaillés très larges et circulaires , ou étroites et imbriquées , formées par des feuilles avortées. Quand les écailles sont d'une seule pièce et embrassent toute la circonférence de l'ognon en s'emboîtant les unes dans les autres, comme dans l'ognon, on dit la bulbe tuniquée; si elles sont étroites et libres par leurs côtés, comme dans le lis, la bulbe est ccailleusc ; elle est solide lorsque les écailles sont tellement confondues qu'elles ne paraissent former qu'une seule masse charnuç, par exemple, l'ognon de safran , de tulipe.

* Les bulbilles ne diffèrent des bulbes que parce qu'elles naissent sur différentes parties de la plante, par exemple, aux aisselles des feuilles, a la bifurcation des rameaux , etc. Les végétaux qui les produisent sont vivipares.

* Les tubercules sont des réceptacles charnus , des collets très développés qui émettent des bourgeons, et des racines. Ce qui les distingue particulièrement des bulbes solides, c'est qu'ils peuvent porter plusieurs gemmes placés à différentes parties de leurs surfaces, comme par exemple la pomme de terre , le topinambour, etc.

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* Les feuilles, avant leur entier développement, 6ont renfermées dans le bouton où elles sont pliées d'une manière déterminée par l'espèce de plante , et toujours i invariable; par exemple , on les trouve rèuI^»OT'*crosse dans les fougères , en cornet dans les arums, plissées en éventail dans la vigne, etc. EUi&lfôrJt ordinairement composées de trois par-

^ tfSPfrc Jimbe , les nervures et le pétiole.

On distingue daris la feuille la face supérieure, ordinairement plus lisse, plus verte, couverte d'un épiderme plus adhérent et moins criblé de pores; la face inférieure, souvent couverte de poils ou de duvet , percée d'un grand nombre de petits trous qui sont les orifices des vaisseaux inteneurs du végétal, par où il absorbe la nourriture qu'il doit aux fluides répandus dans l'air. Ces deux surfaces forment le limbe qui n'est rien autre chose qu'un réseau résultant de différentes ramifications du pétiole anastomosées, et dont les interstices ou mailles sont remplies par du tissu cellulaire ou parenchyme. Le pétiole lui-même n'est qu'un prolongement d'un faisceau de fibres caulinaires qui s'étend hors de là tige avant de s'épanouir*

* Les feuilles sont recouvertes d'un épidertiae extrêmement mince, ayant la plus grande analogie avec celui qui enveloppe toutes lès autres parties d'une plante, mais il est beaucoup plus; poreux. Les faisceaux de fibres des nervures et du pétiole sont composés de trachées, de fausses trachées et de vaisseaux poreux , entourés pâr une couche de substance nerbacée qui se prolonge sur eux au

, moment où ils sortent de la lige.

t C'est dans le parenchyme des feuilles que s'opère principalement la décomposition de l'acide carbonique répandu dans l'atmosphère. L'air s'introduit avec les gaz qu'il contient dans les pores

de la surface inférieure ; le contact de la lumière le décompose , fixe le carbone et dégage l'oxigène. Pendant l'obscurité le phénomène est différent : les feuilles au lieu de s'emparer de l'acide carbonique, le dégagent et retiennent l'oxigène.

f C'est particulièrement dans cet organe de la plante que l'irritabilité des végétaux est prouvée par des faits nombreux. Les folioles d'un grand nombre de plantes légumineuses se ferment aux approches de la nuit et s'ouvrent le lendemain matin comme si elles s'étaient livrées au sommeil; celles de Vhedysarum gyrans, offrent un mouvement d'autant plus remarquable qu'il est continuel , et qu'il s'exécute spontanément sans l'intervention d'aucune cause extérieure apparente. Nous reviendrons là-dessus à l'article de l'irritabilité.

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