ORGANES ACCESSOIRES
w On nomme ainsi les organes qui ne remplissent pas des fonctions essentielles à la végétation et à la reproduction. Tels sont les stipules, les vrilles, les épines , les aiguillons , les glandes et les poils. Les stipules sont de» petits appendices foliacés ou écailleux qui accompagnent l'origine des feuilles et qui sont organisés de la même manière : peutêtre ce ne sont que des feuilles avortées. On ignore leur utilité. Il n'en est pas. de même des vrilles qui accompagnent presque toujours les tiges grimpantes et sarmentcuses et leur servent à se maintenir contre les corps qui les soutiennent. Les unes s'attachent aux corps étrangers en s'entortillant autour , les autres en y implantant des racines nommées griffes. Il en est dont l'extrémité est armée de trois à quatre petits doigts coriaces, très forts, crochus, qui se cramponnent sur les plus petites inégalités d'une surface plane et s'y attachent si fortement qu'on les briserait plutôt que de les en arracher. Le9 plus
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singulières sont terminées par une petite masse charnue , espèce de bouche qui s attache contre ces corps les plus unis, à la manière des sangsues. Les épines sont de la même substance que le bois , et les aiguillons sont plus analogues à celle de l'écorce. Les amateurs des causes finales les regardent comme des armes que la nature a données aux végétaux pour repousser les attaques des anjà>*ux , et quelques physiologistes ont avancé que la nature avait muni quelques plantes de ces sortes de pointes , afin d'absorber le fluide électrique répandu dans l'atmosphère. Avant d'avancer cette opinion , il me semble au'ils auraient dû prouver par des expériences bien faites que le fluide électrique est nécessaire à la végétation , ce qui n'est pas démontré rigoureusement malgré le grand nombre de mémoires qu'on a publiés sur cette matière. Les glandes sont de petites masses de tissu cellulaire très fin dans lequel se ramifient un grand nombre de vaisseaux. Comme dans les animaux, elles sont destinées à extraire de la masse générale des fluides une liqueur particulière, pour la transsuder au-debors. *
t Les poils sont des organes qui servent à l'absorption et à l'exhalation. On croit que la nature en a couvert certaines plantes pour augmenter Tétendue de leur surface absorbante; aussi a-l-on remarqué que les végétaux qui croissent dans les pays secs où l'air est moins cnargé de gaz nutritifs, en sont plus abondamment pourvus que les autres. Dans beaucoup de cas, ce sont les canaux excréteurs des glandes, comme cela est bien prouvé par ceux de l'ortie. Dans cette plante, ils sont posés sur une petite vessie pleine d'un liquide vénéneux, ayant beaucoup d'analogie avec le virus de la vipère. Ils sont creusés en canal dans toute leur longueur, par où s'écoule le poison quand ils appuient sur la vésicule.