‹ Manuel complet de botanique, ou principes de botanique elementaire, ... Par M. Boitard. Ouvrage orné de planchesChapitre 44 sur 167 · DE LA PLEUR · texte numérisé non relu

DE LA PLEUR

sucs nutritifs destinés à développer les embryons* et les leur transmet par les vaisseaux du cordon ombilical.

* Linnée croyait que le pistil n'était que le prolongement de la moelle ; mais nos physiologistes modernes ont reconnu qu'il était composé de trachées, de fausses trachées, de vaisseaux poreux et de tissus cellulaires allongés. Les vaisseaux de la plante -mère pénètrent dans toutes ces parties, et y portent les sucs nutritifs. Il arrive assez fréquemment que, par surabondance de nourriture, un pistil se métamorphose en lame pétaioîde, et devient stérile.

| L'étamine est dans les plantes ce que les testicules sont dans les animaux ; c'est elle qui constitue l'organe mâle. Nous avons dit qu'elle était composée d'une anthère , et d'un filet ou androphore.

| L'anthère est un sachet dans lequel le pollen est renfermé jusqu'au moment de la fécondation , époque à laouelle il s'ouvre naturellement pour le laisser échapper. Le pollen se compose d'une

rite membrane formant une espèce d'outre ou vessie remplie par la liqueur spermatique. Ces vessies sont tellement petites , qu'elles donnent au pollen l'apparence d'une poussière ordinairement jaunâtre. Si l'on place sur "de l'eau un de ces corpuscules , il s'enfle , se dilate , crève et laisse échapper un jet de matière liquide , qui paraît être analogue à de l'huile, puisqu'elle surnage : ce qui se confirmerait encore par la nature de la cire, qui n'es(t , comme on sait, que du pollen ramassé sur les fleurs par les abeilles. Dire comment un embryon de graine ne reçoit la vie et la faculté de se développer qfne lorsqu'il a été en contact avec la liqueur séminale , soit dans les* animaux, s<5it dans les plantes, est une chose impossible. Jusqu'à ce jour, ce phénomène ad-

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mirable de li nature a été couvert d'un voile mystérieux que l'intelligence humaine n'a pas pu soulever.

* Le filet de l'étamine est de la même substance que la corolle ; quelquefois il est creux ; d'autres fois le centre est rempli* par un faisceau de trachées. : '

De l'Enveloppe florale.

■ * Elle est double ou simple ; dans le premier cas, il y a un calice et une corolle, et c'est ce que beaucoup de botanistes appellent un périanthe double ; dans le second , il n'y a qu'une enveloppe que les uns appellent périanthe simple ; les autres , calice ,. ou corolle, ou péri g on e.

* Le calice est un prolongement de l'écorce dont il a ordinairement la couleur et la fermeté*

x Comme elle, il contient le plus ordinairement des trachées , et son épiderme est couvert de glandes ) ni lia ires comme celui des feuilles.

f Exposé à la lumière directe du soleil , il s'empare du gaz acide carbonique, le décompose, en retient le carbone , et rejette l'oxigène ; à l'ombre, il expire l'acide carbonique. L'usage du calice consiste à protéger les autres organes de la fleur, pendant la periloraison , contre les intempéries de l'air.

* La corolle est , dit-on , un prolongement du tissu ligneux situé sous Pécorce ; elle est , en grande partie, formée de tissu cellulaire , et de quelques trachées : rarement son épiderme offre des glandes miliaires,

f A la lumière comme dans l'obscurité , elle exhale du gaz acide carbonique, et jamais de l'oxigène : raison qui etplique pourquoi son odeur est quelquefois dangereuse. Elle protège directe- ment les organes de la fécondation.

* Le périanthe simple ou péri g on e est , dans quelques plantes , surtout lorsqu'il est d'une cou-

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leur verte et herbacée , un prolongement de f 'écorce , un véritable calice. Il parait que , dans quelques autres, il consiste en une corolle et un calice soudés, l'un sur l'autre. Quoi qu'il en soit, lorsqu'il est coloré , on le trouve organisé comme la corolle; et lorsqu'il est vert, il a la même organisation que le calice. Dans plusieurs plantes, on croit reconnaître un calice et une corolle, quoiau'il n'y ait réellement qu'une enveloppe, dont trois divisions inférieures sont de couleur herbacée , ^ et trois divisions intérieures colorées ; mais, si on observe de plus près , on voit que les six divisions ne forment sur le pédoncule qui les supporte qu'un seul et même cercle; qu'elles ne sont que le prolongement de la même partie de ce pédoncule, c'est-à-dire de son écorce , et qu'elles ne peuvent, par conséquent, constituer qu'un seul organe.

| Comme le calice et la corolle, le périanthe simple sert à garantir les organes de la fructification des accîdens résultant de causes extérieures.

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