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Convaincue par des résultats aussi nombreux que le titre des matières d'argent était généralement évalué trop bas , et d'une quantité variable , la commission des monnaies proposa au ministre des finances de nommer une commission qui serait chargée d'examiner le procédé en usage au laboratoire des monnaies, à Paris, pour l'essai des matières et espèces d'or et d'argent, et d'indiquer les changemens dont le procédé serait susceptible (i).
Appelé à faire partie de cette commission , je m'eni« pressai de lui proposer un procédé que j'avais employé depuis plusieurs années dans mon laboratoire, et que je n'avais pas fait connnaîlre plutôt dans Tignorance où j'étais des inconvéniens de l'essai à la coupelle. J'avoue cependant qu'il était très- imparfait , et que je dois à M. le comte Chabrol de Volvic , alors préfet du déparlement de la Seine , qui m'avait choisi pour remplacer M. Vauquelin au bureau de garantie de Paris, d'avoir pu le mettre en pratique et le porter au degré de perfection oùil est maintenant. Je suis%eureux de trouver ici l'occasion de lui en faire hommage, et de lui témoigner toute ma reconnaissance. Il ne suffisait pas en effet d'en avoir eu l'idée; il fallait, et la chose était beaucoup plus difficile , l'approprier aux besoins de l'industrie , et le rendre d'ua usage manufacturier.
(i) Cenc commission, nommée le 18 novembre 1829, était composée de MM. le comte Chaplal , pre'sidenf, le baron de Frévillç, le baron Thénard, Duloug, Say, Masson et Gay-Lussac. Son rapport , réd gé par M. Gay-Lu<sac, a clé publié par la commission des monnaies, avec les dociimens officiels relatifs à la. rectification en France du mode d'essai des matières d'or et d'ar«^ çenl généraUment suivi «n Europe,
C^esl aussi un devoir pour moi d'offrir mes sentimens de reconnaissance à M. lecomtede Sussy, président de la commissioi: des monnaies. Il a pris le plus grand intérêt au nouveau procédé dès son origine, et je dois à ses encouragemens et à ses rapports avec moi pleins de bienveillance d'en avoir entrepris la description ; car j'avouerai sans peine , qu'après l'avoir établi depuis plus de deux ans pour mon usage au bureau de garantie de Paris, et l'avoir communiqué à tous ceux qui ont désiré le connaître, je me sentais peu disposé à me livrer à la rédaction d'un oiivr.ige rempli de détails aussi minutieux : peut être puis-je excuser par là l'imperfection qui y règne et qui n'échappera pas sans doute. Cependant ce retard n'a pas été sans fruit; il a amené quelques perfectionuemens aux appareils qui ne pouvaient être le résultai que d'une longue expérience.
Le procédé d'essai des matières d'argent dont je vais donner la description , devait faire partie d'une nouvelle édition de l'Art de l'essayeur de Vauquelin , que nous avions été chargés de publier, M. d'Arcet et moi, par le ministre des finances. Mais ce travail exigeant plus de temps que nos occupations habituelles ne pouvaient nous permettre de lui en consacrer, j'ai été invité à rédiger séparément une instruction sur le nouveau procédé. Je n'aurais pas toutefois cédé à mes regrets, si je n'avais eu la certitude que la publication du travail que nous devions faire en commun n'était que différée.
Nota. Tous les appareils ou instrumens nécessaires pour l'essai par la voie humide, se trouvent chez M. Collardeau , ancien élève de l'école polytechnique , rue du faubourg Saint-Martin, 56.
INSTRiCTION